XX- Un air anglais

Quatrième partie Spivs, , Edwardians, Teddy boys et collégiennes pas très sages!



Une figure majeure du Royaume uni du milieu du siècle dernier fut le Spiv. Terme d’origine obscure qui se retrouva dans les romans noirs des années 30, il désigne un petit escroc à la tenue voyante, spécialiste de la vente à la sauvette d’objets divers et de l’abus de confiance. Un des premiers exemple dans la fiction fut Harry Fabian, le triste héros de « Night and the city/ Les forbans de la nuit » roman de Gerald Kersh qui donna lieu à la célèbre adaptation à l’écran par Jules Dassin en 1950 avec Richard Widmark. A la même époque, Graham Greene s’intéressa au sujet avec « Le rocher de Brighton/ Brighton Rock » au travers du personnage de Pinkie, parfaite ordure, dénué de toutes qualités humaines qui réussit l’exploit de nuire après sa mort.

Rihard Widmark dans le rôle d’Harry Fabian, perdant qui bien que tout sauf magnifique devint l’icône du Film Noir au point de faire la couverture d’un premiers livre sur le genre « Panorama du Film Noir américain » de Raymond Borde et Etienne Chaumeton.

« Brighton Rock » connut également une adaptation au cinéma par les frères John et Roy Boulting en 1947: »Brignton Rock/ Le gang des tueurs » qui offrit la célébrité à un jeune acteur prometteur, Richard Attenborough.

Mais à côté de ces êtres pathétiques et méprisables, il y eut aussi des « Spivs » sympathiques, un brin pitre et promus sauveurs des petites gens en temps de rationnement, les années de guerre et d’immédiat après-guerre. Le comédien Athur English incarna ce Spiv aimable et rigolo, entre autres à la scène.

Arthur English, « The » Spiv
Un autre acteur oeuvra largement dans ce registre comique : George Cole, interprète de « Flash Harry » l’homme à tout faire de l’école de Saint Trinians, établissement scolaire pour jeunes filles frondeuses dirigé par Miss Fritton, joué en travesti par Alastair Sim.

George Cole et Alastair Sim.

A noter que Saint Trinian’s s’inspirait d’une série de dessins de Ronald Searle – en les transposant de manière très adoucie- décrivant d’horribles collégiennes torturant leurs petites camarades.



A suivre..






































