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Aujourd’hui Bo Diddley, deuxième partie.
Bo Diddley comme tout artiste majeur exerça une influence sur ses contemporains et bien au-delà. Buddy Holly lui emprunta son rythme pour son « Not fade away » (Il reprit également « Bo Diddley » dans le cadre des « Appartment tapes » mais qui ne sortit à ce titre qu’après sa mort, mais c’est un autre sujet auquel qui mérite d’ailleurs bien un article) S’il fut flatté par cette reconnaissance, Diddley fut déçut de ne pas empocher au passage de dividendes. Mais passons. Mais s’il est une scène qui lui doit beaucoup, c’est bien celle du Birtish Beat et du Blues Boom anglais des années 60. Les Pretty things -qui tiraient leur nom d’une de ses chansons- les Animals, les Who et bien sûr et surtout les Rolling Stones qui puisèrent largement dans son répertoire et pastichèrent son style en reprenant… »Not fade away » de Buddy Holly. A ce propos, il est intéressant de noter que Diddley, semblable en cela à nombres de musiciens américains fut davantage reconnu en Europe et au Royaume uni que dans son propre pays. « La première fois que je suis venu en Angleterre, des types comme Keith Richards et Mick Jagger me traitaient comme un roi. » Dira-t-il quelques décennies plus tard. La mouvance psychédélique y alla également de son hommage via Quicksilver messenger service qui réinterpréta « Mona » et « Who do you love » sur leur album « Happy trails » De manière plus discrète, un guitariste à priori assez éloigné de l’homme de McComb, Johnny Marr des Smiths, révéla pourtant un certain intérêt pour ce dernier le temps de quelques morceaux.
Mais outre l’empreinte que Bo Diddley a laissé sur la musique populaire, il y a celle qui concerne la culture populaire en général, ainsi que le prouve son image par Guy Peellaert dans son ouvrage « Rock dreams » . Le dessinateur y représente le guitariste secondé de sa fidèle Duchess (Celle-ci fera également l’objet d’un article) en shérif (Bo Diddley assuma du reste la fonction de représentant de l’ordre dans la vraie vie, tout comme Eddie Bond) à mains nues mais dont la guitare rectangulaire qui traîne sur le cadavre d’un impétrant a des allures d’arme à feu… Le cinéma également s’intéressa à lui, Ralph Bakshi intégra « Bo Diddley » à la bande son de son « Fritz the cat ». L’image du zazou se déhanchant ur le Jungle beat de Bo est restée iconique. Diddley apparut aussi en tant qu’acteur occasionnel. Avec son charisme et sa forte carrure, il n’aurait pas déparé dans un polar, mais sa contribution au 7è Art demeura limitée à des rôles brefs, le plus notable étant celui du prêteur sur gages de « Un fauteuil pour deux » de John Landis (1983) Il y déçoit Dan Ayckroyd en lui révélant que sa montre grand luxe ne vaut pas plus de 50 dollars à Philadelphie. Il y a par ailleurs le moins connu mais plus étrange « Rockula » de Luca Bercovici (1990) mélange de comédie musicale et de film fantastique mettant en scène un vampire sosie d’Elvis. Bo y apparaît en musicien style Jazz Nouvelle Orléans à canotier. Pourquoi pas…
En tout cas, tout cela démontre l’importance de Diddley dans l’histoire de la musique populaire américaine et mondiale et son statu vissé pour l’éternité d’icône culturelle.








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Célébrons aujourd’hui Sainte Judith!

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Aujourd’hui: Bo Diddley
Je devrais sans doute changer le titre de cette rubrique. Convient-il à tout ceux qui y figurent? Non, évidemment. En tout cas, il ne s’applique pas vraiment à Ellias Bates, alias Ellias McDaniel alias Bo Diddley. Un des plus grands créateurs du Rock’n’Roll. Ce natif de McComb, Mississipi dut dès le débuts jongler avec les noms. En effet sa mère naturelle appelée Bates encore mineure dut le confier à une amie, une certaine Gussie McDaniel, qui transmit au garçon le patronyme sous lequel il signera plus tard ses chansons.
Il contractera très tôt le virus de la musique, du Blues, précisément. Ironiquement, Gussie lui permit d’apprendre le violon à l’église baptiste Ebneezer (Comme le Scrooge du « Chant de Noel » de Dickens) mais lui défendait de jouer cette musique qu’elle disait diabolique. Quand il fut plu âgé, il fit un crochet par la boxe – mauvais jeu de mots, j’en conviens- semblable en cela à d’autres gloires de notre musique préférée, Screaming Jay Hawkins et Johnny Burnette notamment, avant de passer aux choses sérieuses.
Il élabora son rythme bien particulier qui fut qualifié tantôt de « Jungle beat » ou « D’éternel backbeat du Rock » et qui s’inspirait lointainement d’un rythme cubain justement nommé la « Habanera » mélangé à la gamme du Blues. Mais ces questions de cocktail ne sont que de peu d’importance en regard du résultat: un tempo sauvage ou la grosse caisse s’assaisonne des maracas de Jerome Green et de la guitare oscillante de Bo Diddley, lequel avait enfin trouvé l’identité que lui reconnaîtrait le public. Ce nom, il faut encore en parler car il apparaît dans nombre de morceaux du lascar, à commencer par « Bo Diddley ». Il ne faut pas se gêner. Il y aura aussi « The story of Bo Diddley » « Bo Diddley is a lover » « Bo Diddley is a gunslinger » etc.
Il signa sur Checker sous-label des frères Chess, lesquels prenaient chez eux une nouvelle future légende, après Muddy Waters, Etta James et bien d’autres. Il fut révélé par la mythique émission de Dick Clark. Notons au passage que le célèbre présentateur fut paraît-il plus surpris que ravi par cet invité. Quoiqu’il en soit, Bo Diddley était sur les rails. Il remporta de nombreux succès, adopta des instruments parfois extravagants telle sa fameuse guitare en forme de boite à cigare. Il s’adjoignit les services d’une guitariste « The Duchess », influença au passage quelques blancs becs et pas des moindres (Mais ça je le garde pour l’article suivant) puis connut de fréquents avatars. Twist, Surf, et à l’aube des années 70 funky avec une bonne rasade de psychédélisme.
A suivre!…






« Surfin’ with Bo Diddley » est une escroquerie en cela qu’il ne contient qu’une moitié de titres de l’auteur! Certes, il y a Billy Lee Riley parmi les membres de ce collectif, mais quand même! D’ailleurs, Riley protesta à ce sujet pour la cause de son confrère.












