Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Les excentriques du Rock’n’Roll.

Aujourd’hui Bo Diddley, deuxième partie.

Bo Diddley comme tout artiste majeur exerça une influence sur ses contemporains et bien au-delà. Buddy Holly lui emprunta son rythme pour son « Not fade away » (Il reprit également « Bo Diddley » dans le cadre des « Appartment tapes » mais qui ne sortit à ce titre qu’après sa mort, mais c’est un autre sujet auquel qui mérite d’ailleurs bien un article) S’il fut flatté par cette reconnaissance, Diddley fut déçut de ne pas empocher au passage de dividendes. Mais passons. Mais s’il est une scène qui lui doit beaucoup, c’est bien celle du Birtish Beat et du Blues Boom anglais des années 60. Les Pretty things -qui tiraient leur nom d’une de ses chansons- les Animals, les Who et bien sûr et surtout les Rolling Stones qui puisèrent largement dans son répertoire et pastichèrent son style en reprenant… »Not fade away » de Buddy Holly. A ce propos, il est intéressant de noter que Diddley, semblable en cela à nombres de musiciens américains fut davantage reconnu en Europe et au Royaume uni que dans son propre pays. « La première fois que je suis venu en Angleterre, des types comme Keith Richards et Mick Jagger me traitaient comme un roi. » Dira-t-il quelques décennies plus tard. La mouvance psychédélique y alla également de son hommage via Quicksilver messenger service qui réinterpréta « Mona » et « Who do you love » sur leur album « Happy trails » De manière plus discrète, un guitariste à priori assez éloigné de l’homme de McComb, Johnny Marr des Smiths, révéla pourtant un certain intérêt pour ce dernier le temps de quelques morceaux.

Mais outre l’empreinte que Bo Diddley a laissé sur la musique populaire, il y a celle qui concerne la culture populaire en général, ainsi que le prouve son image par Guy Peellaert dans son ouvrage « Rock dreams » . Le dessinateur y représente le guitariste secondé de sa fidèle Duchess (Celle-ci fera également l’objet d’un article) en shérif (Bo Diddley assuma du reste la fonction de représentant de l’ordre dans la vraie vie, tout comme Eddie Bond) à mains nues mais dont la guitare rectangulaire qui traîne sur le cadavre d’un impétrant a des allures d’arme à feu… Le cinéma également s’intéressa à lui, Ralph Bakshi intégra « Bo Diddley » à la bande son de son « Fritz the cat ». L’image du zazou se déhanchant ur le Jungle beat de Bo est restée iconique. Diddley apparut aussi en tant qu’acteur occasionnel. Avec son charisme et sa forte carrure, il n’aurait pas déparé dans un polar, mais sa contribution au 7è Art demeura limitée à des rôles brefs, le plus notable étant celui du prêteur sur gages de « Un fauteuil pour deux » de John Landis (1983) Il y déçoit Dan Ayckroyd en lui révélant que sa montre grand luxe ne vaut pas plus de 50 dollars à Philadelphie. Il y a par ailleurs le moins connu mais plus étrange « Rockula » de Luca Bercovici (1990) mélange de comédie musicale et de film fantastique mettant en scène un vampire sosie d’Elvis. Bo y apparaît en musicien style Jazz Nouvelle Orléans à canotier. Pourquoi pas…

En tout cas, tout cela démontre l’importance de Diddley dans l’histoire de la musique populaire américaine et mondiale et son statu vissé pour l’éternité d’icône culturelle.


Laisser un commentaire