Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers- Littérature américaine.

Aujourd’hui: « Le boxeur manchot/One arm » de Tennessee Williams (1960)

Recueil de nouvelles dont la première « La statue mutilée » narre le destin tragique d’un jeune boxeur qui sombre dans le crime suite à la mutilation qui a brisé sa carrière sportive. Déjà le ton est donné dans ce récit, marginalité sociale et érotique, destins tragiques, folie, infirmité. Le tout sous le regard à la fois lucide et compassionnel de l’auteur.

Dramaturge, nouvelliste, romancier, très aimé du cinéma – qui ne traita pas pour autant son oeuvre pour le mieux- Tennessee Williams fut et demeure une figure culturelle américaine et même mondiale. Toutefois, pour reconnu et prolifique qu’il fut, Thomas Lanier Williams fut aussi très inégal. Sans doute parce qu’il ne variait guère ses thèmes. Aussi finit-il par se répéter et ce parfois jusqu’à la parodie. Heureusement, rassemblant des textes datant de ses débuts et milieu de carrière, « Le boxeur manchot » échappe à ce travers. Evidemment. Poétique, brutal, tendre, plein de l’imagination encore intacte de Williams, le recueil constitue le meilleur de ce que le natif du célèbre état pouvait produire à côté de son théâtre. Il y a de surcroît de vraies audaces, comme lorsque l’écrivain flirte avec le fantastique dans la dernière nouvelle « L’oiseau jaune » (Williams écrivit quelques textes pur la célèbre revue « Weird tales »)

A lire? Oui!


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