Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

Le cinéma français.

Aujourd’hui: Rudy Lenoir.

Rudy Lenoir, de son vrai nom Rudolf Schwartz, fut encore un de ces troisièmes rôles dont j’aime à parler dans ces colonnes. Il commença sa carrière immédiatement après la guerre puis apparu dans de nombreux films oubliés. Mais à la fin de années 50, il trouva à étendre sa notoriété relative mais notoriété tout de même grâce à des rôles de soldats ou d’officiers allemands (« Le p’tit prof » de Carlo Rim inaugura cette série) ainsi qu’à Jean Pierre Mocky avec lequel il entama sa collaboration dans « Les dragueurs » Les années 60 s’avérèrent fastes, le voyant côtoyer Louis de Funès, Alain Delon, Jean Gabin et tourner avec Verneuil, Frankenheimer et bien d’autres.

Ceci posé, si Rudy Lenoir demeure dans les mémoires, du moins dans celles de certains cinéphiles, c’est précisément pour ses rôles en feldgrau, en particulier dans des Nazisploitation tels « Elsa Fraulein SS » de Patrice Rhomm (1977) , « Train spécial pour Hitler/ Train spécial pour SS » de Alain Payet (1977) ou encore « Nathalie rescapée de l’Enfer/Nathalie dans l’Enfer nazi » de Alain Payet. Ce détour par ces productions érotiques crapoteuses d’Eurociné coûta cher à Lenoir qui se retrouva presque exclusivement cantonné aux comédies nanardesques et aux pornos de monsieur Payet (Pas encore John Love) ne trouvant de répit que dans des séries télévisées un peu plus respectables telle « Le mythomane »

Ironiquement, sa carrière e comédien s’acheva en 1987 avec un film de cinéma seulement diffusé à la télévision « Chère canaille » de Stéphane Kurc qui narre les déboires d’un ancien voyou (Jean Pierre Bacri) reconverti…dans l’industrie du sexe!


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