Alexandre Léger auteur rétro

Tout l’univers

De Jean Pierre Mocky, Léo Ferré, Georges Moustaki du cinéma et de la musique…

Un sujet à ma connaissance peu abordé est celui de la musique des films de Jean Pierre Mocky. Il ne s’agit pas ici d’en dresser la liste exhaustive mais seulement de noter les deux bandes originales qui suivent parce qu’elles se distinguent des autres de par la célébrité de leurs auteurs.

La première est celle de « Solo » (1970) composée par Georges Moustaki, caractérisée par son ton tragique, soutenue par des choeurs d’hommes graves qui ne sont pas sans évoquer un requiem.

Un autre chanteur très connu collabora avec Mocky, en l’occurrence Léo Ferré qui composa la musique de « L’Albatros » (1971) Ce fut l’une des ses rares oeuvres pour le cinéma, mais j’y reviendrais- et si cette gande son n’est pas mauvaise, il lui manque le caractère du travail de Moustaki pour le même réalisateur. Le manque d’habitude qu’avait Ferré de ce moyen d’expression explique sans doute la qualité un peu décevante de la chose. Le chanteur s’en rendit compte à ses dépends quant il s’aperçut que le metteur en scène n’avait utilisé que trois quarante minutes de musique composée. Ferré confia d’ailleurs bien des années plus tard mal s’entendre avec les gens de cinéma.

Toutefois, ce ne fut pas la seule aventure de l’anar de la chanson française avec le septième art. La même années que « L’albatros » Ferré vit une de ses chansons intégrées au film « Bubu de Montparnasse » de Mauro Bolognini, « Ascolta la canzone » chantée en italien ainsi que vous pouvez le constatez. Pour compléter, il convient de rappeler que Ferré – de souche italienne- avait sorti un album dans la langue de Dante qui ne rencontra aucun succès de l’autre côté des Alpes. Quant au film de Bolognini, il ne manque pas d’une certaine ironie. Film italien inspiré du roman d’un écrivain français Charles Louis Philippe, illustré par la chanson d’un artiste français d’origine italienne.

Mais la première rencontre de Ferré avec le cinéma en même temps que sa seule prestation d’acteur eut lieu en 1950 au Royaume uni dans « La cage d’or/Cage of gold » de Basil Dearden, ou il apparaît brièvement en pianiste de boite de nuit avec à ses côtés le violoniste de Jazz Stéphane Grappelli, dont Ferré dira plus tard qu’il était « Un type adorable »

Pour une fois qu’on ne se tire pas dans les pattes dans le Show-biz, il faut le signaler.

A bientôt!


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