LCVII- Un pas plus! érotique, vous avez dit érotique?
Aujourd’hui un assortiment de romans érotiques rares et surtout atypiques!
« Le journal de Jeanne » (1969) de Mario Mercier (1945-)
Il convient de s’attarder sur le personnage très intriguant de Mario Mercier, artiste multi-cartes, à la fois peintre, poète, écrivain et….sorcier. Très versé dans l’occulte en effet, l’homme mit entre parenthèses son activité artistique pour se consacrer à l’étude des magies noires et blanches.
J’avoue ne pas être fanatique de son oeuvre mais quoiqu’on en pense, le personnage retient l’attention. pour ses films très déroutants parfois ratés comme « La goulve » (1971) ou réussis « La papesse » (1974) qui mit un terme à sa carrière de cinéaste suite aux controverses qu’il suscita.
Pour ce qui est de son roman « Le journal de Jeanne », on retrouve le ton propre à l’auteur, délirant, fourmillant d’inventions, allant souvent contre toute logique (Les poitrines de femmes ménagères!) Bien malin qui pourrait résumer cette version sous LSD de « Alice au pays des merveilles » ou sadisme, débauche et une curieuse candeur. Un livre pas entièrement réussi mais passionnant. Une expérience à tenter!

« La femme aux chiens » (1912) de L’érotin, pseudonyme qui cache un certain Alphonse Momas (1846-1933)
Alphonse Momas, fonctionnaire et pornographe commit un nombre impressionnant de romans érotiques au début du XXème siècle. « La femme aux chiens » est typique de l’érotisme Belle-époque, avec un ton de vendeur de photos de fesse à la sauvette ou de puritain hypocrite qui se réjouit des turpitudes qu’il prétend dénoncer. Et c’est très drôle. L’histoire de cette femme qui découvre le plaisir avec le viol (N’importe quoi!) puis se convertit à la zoophilie (N’importe quoi, bis) avant devenir lesbienne, mais trop tard, car la gourde trouve moyen de se tuer en faisant du sport (N’importe quoi, ter) C’est très drôle, très reposant, à lire un jour de déprime.

« La bourgeoise pervertie » (1930) de André Ibels (1872-1932)
Si vous n’avez pas votre compte, voici « La bourgeoise pervertie » de André Ibels, auteur de romans et de pièces de théâtre, anarchiste et dont l’oeuvre a presque complètement disparu, à l’exception de cet amusant ouvrage tratant sur un ton mi-compatissant, mi-ironique de la nymphomanie et ,partant, du désir féminin. Léger au bon et au mauvais sens du terme, il évite le moralisme qu’aurait pu entraîner un tel sujet, mais manquant de profondeur, il ne le cerne pas vraiment. Reste que le livre de Ibels est une curiosité qui mérite -éventuellement- le coup d’oeil.


2 réponses à “Tout l’univers!”
Je n’ai lu que le Mercier. Intéressant, en effet. Indéniable influence surréaliste.
La Papesse est plutôt réussie, dans son genre, mais je n’ai hélas pas vu La Goulve… Introuvable !
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Bonsoir Pascal, il se trouve que la Goulve était un temps disponible sur Youtube, il faut croire que la vidéo a été supprimée.
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