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Aujourd’hui: « Les professionnels/The professionnals » de Richard Brooks (,Etats-unis-1966)



Ralph Bellamy contre Lee Marvin.
« Enfant de salaud »
« Pour moi c’est un accident de naissance. Mais vous, vous êtes fait tout seul. »
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Aujourd’hui: « Gros plan du macchabée » de Léo Malet (1949)
Un dénommé Favereau, acteur de cinéma, menacé de mort a recours à Nestor Burma en tant que garde du corps. Afin de protéger incognito l’acteur lors du tournage de son film lors du tournage, Burma se fait passer pour un figurant, dûment maquillé par un technicien de studio (Accessoirement ancien colonel russe blanc) Hélas, Nestor échoue dans sa mission de gorille. Et c’est là qu’il doit faire ce qu’il réussit la mieux: enquêter. Ce qui n’est pas si simple, notamment parce qu’il ne portait pas la victime dans son coeur.
Sixième aventure de Nestor Burma, « Gros plan du macchabée » montre que l’auteur maîtrise désormais son univers, autrement dit, il est maître chez lui, comme le charbonnier. Le roman confirme une constante dans les enquêtes du détective: la propension de ses clients à connaître une fin violente. C’en est presque amusant et ça l’est d’autant plus dans ce cas précis que la victime est une enflure de toute première bourre. Par ailleurs, on trouve certains tics fréquents de la littérature d’alors – des tics qui en font tout le charme- tel le russe déchu et un des atouts du polar, celui consistant à permettre à l’auteur de visiter toutes sortes de milieux. En l’occurrence, il s’agit du cinéma, que Léo Malet connaissait un peu pour avoir fait de la figuration, notamment dans « Le jour se lève » de Marcel Carné (Emploi qu’occupe son héros dans le présent volume). A en juger par le portrait qu’il en brosse – via sa description du sinistre acteur Favereau- l’expérience n’a pas du être plaisante!



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C’était en 1983 (Ou 1982? Je ne sais plus!) lors d’une interview du (très surestimé selon moi) Federico Fellini le jurnaliste rapporta au cinéaste que le critique littéraire Angelo Rinaldi l’avait qualifié de « Génie ». Le grand italien s’avoua gêné plutôt qu’autre chose du compliment. Cela n’aurait pas d’importance si le critique susmentionné n’avait été réputé pour sa férocité. En effet pour une fois que ce monsieur disait du bien de quelqu’un, cela valait la peine d’être mentionné. A part ça? Rien. Rien à battre de Rinaldi de son viavant. Alors maintenant qu’il est mort…

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A la guerre comme à la guerre!

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Les catholiques le savent, le reste du monde aussi d’ailleurs, c’est aujourd’hui le premier jour du conclave subséquent au décès du pape François. Il ne s’agit pas dans cet article de se livrer à un concours de pronostics, ce n’est pas le sujet. Ce billet n’exprime que quelques réflexions concernant un événement d’importance récent et de ce qu’il recouvre. Il est intéressant de constater que le pontificat qui vient de s’achever provoqua de part et d’autre de vives réactions. Dans le camp traditionaliste, le pape François était considéré comme un trublion car trop tolérant envers les pécheurs et trop complaisant quant aux problèmes migratoires. Dans le camp progressiste, c’était moins net ainsi que dans celui des athées plus ou moins bouffeurs de curés, il était pour les uns réactionnaire qui voyait des tueurs à gages dans les pratiquants de l’IVG. D’autres dans le camp du bien le trouvaient « Cool »- pardon frais (Mais pas dans le sens ou l’entendent les djeuns) il ne voyait pas d’inconvénient à ce que les prêtres se la jouent David et Jonathan (« Est-ce que tu viens pour la Sainte Barbe? », les plus âgés de mes lecteurs comprendront!) et embrassait presque le derrière- pardon le culte musulman, mais pas tout à fait comme Clovis embrassa celui de Clotilde quelques siècles plus tôt (Celle-là, seuls les très très vieux peuvent la comprendre, et je ne vous l’expliquerai pas, ah mais!)
Le fait est qu’il est bien difficile de savoir ou habitait le défunt Saint Père. Quoiqu’il en soit, et ce en attendant le choix de son successeur, rassurons nous. Il y eut au cours de l’Histoire des papes qui furent de bien curieux cocos. Tel mon presque homonyme Alexandre VI, César Borgia, dont le portrait orne ce billet.





