
« C’est très laid les scrupules. C’est ce qui défigure le criminel. »
Pierre Drieu la Rochelle

« C’est très laid les scrupules. C’est ce qui défigure le criminel. »
Pierre Drieu la Rochelle
Célébrons aujourd’hui Saint Honoré, patron des meuniers des boulangers et des pâtissiers!

Et maintenant, quelques objets en rapport avec l’univers de Nestor Burma!





Aujourd’hui: « Casse-pipe à la Nation » de Léo Malet (1957)
Suite à un retard d’Hélène qu’il attendait à la gare de Lyon, Nestor Burma décide de s’en payer une tranche à la foire du Trône ou il suit une jeune et jolie inconnue avant qu’un malotru tente de le balancer dans le vide depuis la grande roue. Hélas, en plus d’être mal élevé, l’individu est maladroit, puisque c’est à lui qu’il offre un saut en parachute sans parachute et non à Nestor. Faut-il être bête, quand même! Peu après ce fâcheux contretemps, Burma apprend de la bouche de Faroux que le mal élevé s’appelle Lancelin et est coupable du vol d’un stock de lingots d’or. La belle inconnue du début n’y est d’ailleurs pas étrangère…
Peu à dire de ce douzième volume des « Nouveaux mystères de Paris » sinon le cadre de la foire du trône et l’emploi d’une recette éprouvée mais qui demeure efficace. Allez, ne boudons pas notre plaisir! Au suivant!


Aujourd’hui: « Boulevard…ossements. » de Léo Maler (1957)
Détenteurs d’une forte somme par la grâce de la Loterie nationale, l’ami Nestor Burma et la belle Hélène sont pour une fois à l’abri du besoin. Néanmoins, poussé par le démon de l’enquête, Nestor accepte l’affaire que lui propose un diamantaire du nom de Omer Goldy, lequel craint une escroquerie de la part d’un restaurateur chinois Tchang Pou. Nestor se rend chez ce dernier. Il découvre que le restaurant sert de couverture à…vous saurez en lisant!
Onzième roman des « Nouveaux mystères de Paris », « Boulevard…ossements » remplit le contrat avec le lecteur, avec pour originalité de présenter le duo Burma/Hélène sans souci de porte monnaie. On peut ajouter les touches d’exotisme, fréquentes chez Malet, qui se présentent ici par le restaurateur chinois et les références à la famille Romanov – Les russes en exil appartenaient au bestiaire de la littérature française d’alors.


Aujourd’hui: « Les eaux troubles de Javel » de Léo Malet (1957)
Parce qu’Hortense Demessy, enceinte et sans le sou, lui a demandé de retrouver son mari, ancien clochard devenu manoeuvre, Nestor Burma au fil de rencontres bigarrées tombe sur un trafic d’armes lié au FLN. A défaut du mari coupable d’abandon de domicile.
Des cadavres à la pelle, un passage à tabac, des personnages hauts en couleur (Notamment la voyante Zorga Tinéa dite « La pythie respectueuse » selon Burma) bref, le cocktail habituel de la série. Avec quelques épices en plus toutefois. Une visite de friches industrielles au coeur de Paris, annonçant le début de la fin des quartiers populaires (Déjà!) les pittoresques de l’époque (Le bal de la rue Blomet, qui portait un autre nom dans ces temps reculés) et surtout le contexte historique avec le FLN en embuscade. Le peu de goût de Léo Malet pour les extra-européens est ici confirmé, ce que Jacques Tardi tourna en dérision quant il illustra le présent volume en gratifiant une case du slogan « FLN vaincra » -Ce que Malet ne lui reprocha d’ailleurs pas. Par ailleurs, une certaine mélancolie contrebalancée par l’humour typique du personnage et de son auteur.


Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…