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Aujourd’hui: « Du Rebecca rue des rosiers. » de Léo Malet (1958)
La découverte du cadavre d’une certaine Rachel Blum donnée par un peintre ami de Nestor Burma amène ce dernier à éventer la guerre secrète que se livrent dans le IVéme arrondissement anciennes victimes de la collaboration et leurs bourreaux cachés dans la capitale.
« Du Rebecca rue des rosiers » fait écho aux premiers opus de la série en cela qu’il renvoie à l’occupation, à cette différence près toutefois qu’il aborde le thème de l’Holocauste, évité pour des raisons évidentes dans les livres précédents rédigés pendant la guerre. Cependant, même à la fin des années 50, il n’était pas si évident de traiter cet aspect de l’Histoire, les survivants du génocide étant priés de se faire discrets. De surcroît, Malet évoque cette frange de la pègre compromise avec les nazis, la carrelingue, la rue Lauriston et le tandem Bonyom/Laffont, ou quand la loi et le crime se donnaient la main dans l’horreur. Il y a aussi une touche personnelle par le personnage de Samuel Aaronovicz, casquettier pour le moins trouble auquel l’auteur donne ironiquement les traits de Léon Trotski. Mais si Aaronovicz a l’air de Lev Davidovitch, il n’en a pas le courage. Une façon comme une autre pour Malet d’enterrer ses rêves révolutionnaires de jeunesse, à lui ancien anarchiste désabusé (Et qui avait semble-t-il connu personnellement Trotski, à vérifier) Une excellente cuvée que cet avant-dernier tome des « Nouveaux mystères de Paris.3


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Aujourd’hui: « Le dernier train du Katanga/The mercenaries » de Jack Cardiff (Royaume uni, 1968)
L’officier mercenaire Henlein (Peter Carsten) au docteur Wreid (Kenneth More)
Wreid: « Non, désolé, je n’aime pas les croix gammées. »
Henlein : »La discipline, il n’y a que ça pour obtenir la victoire! »

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Célébrons aujourd’hui Saint Pascal!

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Aujourd’hui: « Mic mac moche au Boul’Mich » de Léo Malet (1957)
Bientôt Noel, même pour Nestor Burma. En fait d’étrennes, il reçoit la demande d’une jeune femme Jacqueline Carrier laquelle souhaite que le détective enquête sur le suicide de son fiancé Paul Leverrier qu’elle juge douteux.
Un Burma particulièrement mélancolique et…presque abstrait. Le détective accepte d’enquêter sur un suicide ce qui le mènera à découvrir une vérité aussi stupéfiante que triste. Entre temps , il passera par la famille du disparu, les lieux d’amusement des jeunes d’alors autour desquels rôdent des maîtres chanteurs à la recherche de proies éventuelles. Malet dresse à ce ropos un portrait saisissant de ces charognards favorisés par une époque ou on ne badinait pas avec la morale. et qui allient cupidité et perversion face à la détresse d’une jeunesse paumée. A ce titre, peut-être pas le Burma le plus remarquable, mais un des plus émouvants.



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Adieu à Joe Don Baker, excellent second rôle américain apparu dans de nombreux films ou il promenait sa carrure et son accent texan dans des personnages de durs. On le vit notamment en tueur sardonique dans « Tuez Charley Varrick » de Don Siegel, en détective privé dans »Les nerfs à vif » de Martin Scorsese, en mercenaire dans le James Bond « Tuer n’est pas jouer » de John Glen. Il tint aussi le haut de l’affiche dans « Liquidez l’inspecteur Mitchell » de Andrw V. MacLagen (1975) et surtout « Justice sauvage » de Phil Karlson qui restera sa performance la plus connue.







