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Aujourd’hui: « Des femmes disparaissent » de Edouard Molinaro (1959)
Pierre et Béatrice s’aiment mais Pierre est un prolétaire et Béatrice est attirée par tout ce qui brille. Aussi se laisse-t-elle entraînée par une certaine Coraline dans une soirée soit-disant fréquentée par des hommes de la meilleure société susceptibles d’offrir un tremplin aux jeunes femmes ambitieuses. Cela n’est en fait qu’une mascarade couvrant un réseau de prostitution. Tandis que Béatrice tombe dans le filet des proxénètes, Pierre se met à sa recherche.
François Truffaut disait que l’Amérique était le seul pays à pouvoir produire des films de qualité sans ambitions. Une fois de plus, il proférait une ânerie. Il existait avant l’avènement de la Nouvelle vague (Laquelle apporta par ailleurs beaucoup en bien et en mal, mais c’est un autre débat) un cinéma de pur divertissement qui, s’il ne brillait ni par l’originalité ni par l’ambition, remplissait le contrat tacite avec le public. C’est le cas de « Des femmes disparaissent » qui use d’un thème déjà éculé à l’époque – la prostitution et les pièges tendues aux oies blanches- mais se laisse voir sans ennui grâce au professionnalisme de l’équipe. Le réalisateur, Molinaro qui annonce les grandes choses qu’il accomplirait plus tard, Simonin dont les dialogues n’égalent pas Audiard mais contiennent quelques fulgurances appréciables, Hossein dont la présence n’est déjà plus à démontrer, le charme des actrices Magali Nel et Estella Blain, et surtout les seconds couteaux, Jacques Dacqmine en chef de gang racé et inquiétant, Philippe Clay et son physique de squelette vivant en tueur à gages décontracté et cruel, et enfin dans un rôle bref mais intense Jacques Seiler, eh oui le futur sergent des » Bidasses en folie »On peut ajoutr l’excellent auquel participa une certaine Nina Companeez, qui faisait ici ses premières armes avant de connaître la gloire grâce à ses sagas télévisuelles, parmi lesquelles et pour citer les meilleures « Un pique nique chez Osiris », « Voici venir l’orage » et son excellente adaptation de « A la recherche du temps perdu » Enfin, avant de conclure, ce film est une brillante illustration su Système D, voir à ce propos l’usage qui est fait de la scie circulaire et du chewing gum!











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Célébrons aujourd’hui saint Eric!

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Aujourd’hui: « Nestor Burma en direct » de Léo Malet (1967)
Nestor a des remords. Françoise est morte à cause de lui parce qu’il n’a pas pris au sérieux les menaces de mort dont elle se disait l’objet. Aussi se lance-t-il dan une enquête qui va le mener des studios des Buttes-Chaumont à un casse non élucidé commis à Cannes sur lequel le petit ami de Françoise aurait fait des découvertes.
Les temps changent, faut se mettre à la page. Soucieux de ne pas se laisser distancer, Nestor fricote cette fois avec la télé alors débutante. A la vérité, cela n’apporte pas grand chose à l’intrigue sinon un marqueur d’époque. Pourtant, bien qu’éprouvée, la recette fonctionne sans susciter l’ennui le moins du monde. A noter tout de même une petite nouveauté, le commissaire Faroux fait cette fois les frais d’une tisane. Nestor n’est donc plus seul à prendre pour son grade. Bienheureux celui qui partage avec son prochain le poids de la vie ( Et accessoirement les bourre-pifs)


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Un bric à brac une fois encore consacré à Nestor Burma. Après les statuettes de l’épisode précédent, les timbres, une ballade dans le XIIIème en compagnie de Léo Malet et Tardi, mais d’abord, mais surtout Guy Marchand qui aura plus et mieux que quiconque le détective!











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Aujourd’hui: « L’envahissant cadavre de la plaine Monceau » de Léo Malet (1959)
Comme il ne faut pas rompre avec les bonnes habitudes, l’ami Burma est une fois encore engagé par des clients qui ont la bonne idée de mourir avant qu’il ne passe leur seuil. Si ça vous intéresse, ces derniers, un certain couple Désiris dont la femme cherchait à connaître l’origine d’obscurs revenus. Par la bonne des défunts, Burma apprend que les employeurs de l’employée de maison traversaient une très mauvaise passe financière. Quelques mois plus tard, notre détective est appelé à la rescousse par Dany Danis, actrice de on état et accessoirement victime d’un chantage. En effet, de mauvais plaisants lui envoient des photos d’une femme dénudée qui lui ressemble beaucoup. Burma finit par rencontrer le sosie de Dany, Yvonne Mège. Burma découvre par celle-ci qu’elle était la maîtresse de Désiris. Quelques péripéties plus tard, il s’avérera que Désiris était un inventeur et que sa dernière création suscitait les convoitises de gens mal intentionnés.
Ultime volume des « Nouveaux mystères de Paris », « L’envahissant cadavre de la plaine Monceau » conclut agréablement le cycle avec une intrigue en jeu de poupées russes qui surprend constamment, de l’humour, de nombreux rebondissements, bref tout ce qu’on aime chez Malet, mais en mieux peut-être. Sans doute parce qu’il fallait conclure en beauté?






