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Aujourd’hui: Les blondes, le retour, suite de la suite.
Troisième partie: Jayne Mansfield.
A lire Simon Libérati dans son « roman » (Un rapport d’autopsie, en fait) « Jayne Mansfield, 1967 », celle qu’on surnommait la Blonde explosive comptait parmi les actrices les mieux payées et les moins considérées de Hollywood. La photo ci-dessous tendrait à accréditer cette assertion. Ou pas. Sophia Loren prenait-elle de haut la grande platinée, la tenant pour un phénomène de foire? Ou alors enviait-elle le balconnet de sa voisine de table? Il est bien difficile de le savoir, et encore plus de le croire. Une telle attitude renvoie en effet à ces puérils concours ou entre camarades on se comparait le Nestor à l’abri des vespasiennes de la communale.
Quoiqu’il en soit, une chose est sûre: Jayne Mansfield n’eut jamais droit au moindre crédit en tant qu’actrice. Elle fut au mieux une bombe sexuelle, au pire une bête de foire juste bonne à promener ses protubérances sous les yeux de voyeuses caméras. Et pourtant, les choses avaient bien commencé pour elle. Trop bien peut-être. Etoile de « La blonde et moi » de Frank Tashlin, elle fut avec une autre blonde de studio Mamie Van Doren, l’une des rares actrices liées à l’explosion du Rock’n’Roll (A ce propos, les images de Marilyn sur des compilations Rockabilly sont déplacées, autant que celles de James Dean, les deux n’ayant en commun avec notre musique préférée que d’être apparus en même temps que cette dernière) Et cela ne contribua pas peu à la lancer comme une fusée. Du moins fut-ce l’impression que donna ce démarrage. Hélas, en fait de fusée, Jayne ne fut qu’une femme canon qui s’échoua sur les rivages du cinéma de troisième zone.
Le cinéma voyeur anglais dans « Too hot to handle » de Terence Toung, pas encore maître d’oeuvre des James Bond, le cinéma voyeur italien dans « L’amore primitivo » de Luigi Scattini servait la soupe aux comiques dégénérés Franco & Ciccio. Et puis les disques, autres pitreries, sur vinyl cette fois, ou la belle donnait la réplique à Shakespeare. Et je ne parlerais pas par charité chrétienne de ses aventures satanico-spirituelles avec le diable de fêtes foraines Antn Lavey. Malgré tout, elle demeure un mythe à partir de presque rien. Avec pour héritage sa fille Mariska Hargitay (Tiens, j’ai oublié de parler du mari, culturiste hongrois, bon, ce sera pour une prochaine fois) vedette de la série « New York unité spéciale ».


Le film qui la révéla…












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Célébrons aujourd’hui Saint Norbert!

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Aujourd’hui: « Lady Lou » de Lowell Sherman (« She done him wrong » Etats-unis, 1933)
Lady Lou (Mae West): « Là, dans ta poche, c’est un revolver, ou t’es juste content de me voir? »

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Aujourd’hui: Rock’n’Roll Mae!
Eh oui, connue grâce à l’écran, Mae West fut d’abord une femme de scène. Comédienne, auteur de nombreuses pièces et aussi chanteuse. Elle vira Rock’n’Roll en 1966 à l’âge respectable de 73 ans. Cela donna « Way out West », album étrange mélangeant Garage Rock, Soul et arrangements Las Vegas dans lequel celle qui n’était pas un ange reprend les Beatles (Day tripper) Percy Sledge (When a man loves a woman) et….Johnny Kidd avec une version particulièrement sensuelle de « Shakin’ all over » – ce qui inspira peut-être Marie France pour son album « 39° de fièvre ». La dame se montre très en voix, énergique et laisse à penser que, née un peu plus tôt, elle aurait pu être une égale de Wanda Jackson.
Mais Mae ne s’en tint pas là. En 1972, sans doute influencée par le retour du Rock’n’Roll initié aux USA par Sha na na et Flash Cadillac, Mae sortit « Great balls of fire ». L’album mêlait classiques du genre (Le titre éponyme ainsi que le morceau mère « Rock around the clock ») et titres originaux de la plume de Ian Holcomb. Le résultat est sympathique autant qu’inégal. « Great balls of fire » qui ouvre les hostilités a de quoi réfrigérer le fan de Rock’n’Roll qui se respecte tant ses arrangements cabaret (Et ces choeurs!) les choses s’arrangent heureusement avec l’original « The naked ape » , le monologue désopilant sur fond bluesy « How miss West won world peace » et enfin l’excellente reprise de « Rock around the clock ». Dans un registre différent, on notera un exercice Soul fort prenant sobrement intitulé « Men » et résument ce qui fut une des grandes passions de la vie de Miss West.
« Great balls of fire » Conclut la carrière discographique de Mae West, d’une façon certes anecdotique mais attachante. En tous cas, ce coup de chapeau à notre musique préférée de la part d’une légende de la cène américaine mérite plus que le respect et donne une place à cette grande dame dans l’épopée de ces fifties qui ne veulent pas mourir!



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Voici enfin le visage de l’homme sans qui les vedettes de l’écran ne seraient rien. Voici enfin mesdames et messieurs, le seul, l’unique RENATO! Oui, Renato, existe!





