
-
Aujourd’hui: « Les promesses de l’ombre » de David Cronenberg (Eastern promises, Canada, 2007)
Une patiente décède dans un hôpital de Londres après avoir mis au monde un enfant. L’infirmière qui s’occupait d’elle découvre son journal intime qui lui révèle que la jeune fille était une prostituée employée par un réseau russe. L’infirmière ne comprend pas encre qu’elle détient une bombe. Parallèlement, on suit le parcours de Nikolai, chauffeur et homme de main au service de la mafia russe dirigée par Symyon et on fils Kiril Bientôt le drame va se nouer autour de ces personnages.
Film noir et étude de moeurs, « Les promesses de l’ombre » montrait un Cronenberg retrouvé après une longue période de tâtonnements. S’il persistait dans la veine policière de « History of violence » son film précédent, il faisait ici infiniment en mieux en injectant son thème de prédilection dans le monde de la pègre slave de Londres. A savoir: le corps. Le corps prostitué de la jeune fille pivot de l’intrigue. Le corps transformé, tatoué qui sert de carte d’identité. Le corps outil de combat dans un monde dominé par la violence. Le corps de la mère qui donne naissance à un autre corps.
Mais « Les promesses de l’ombre » n’est pas qu’une étude froide de biologie criminelle. Une belle place est ici accordée à une étude de caractères dont l’émotion n’est pas absente. Entre l’infirmière, conscience dans un monde qui en est dépourvu, Symyon déshumanisé par trop de temps à torturer et à tuer, Kiril, fils de ce dernier qui ne parvient pas en dépit de ses efforts à se plier aux critères du Milieu. Et enfin, Nikolai, de loin le personnage le plus intéressant de par son ambivalence morale. Est-il lui aussi un monstre ou cache-t-il un fond d’humanité? Je vous laisse découvrir la réponse en découvrant cet excellent film, un des meilleurs des années 2000, servi par des acteurs en grande forme Viggo Mortensen, Naomi Watts, Armin Mueller Stahl, et même Vincent Cassel, touchant en fils de mafieux maladroit car trop humain. Il faut également saluer la photographie et les impressionnantes scènes d’action, en particulier le combat dans le sauna qui aura demandé deux jours de tournage.
A voir? Assurément!







-
Aujourd’hui: « Les clients du Central hôtel » de André Héléna (1959)
1944, Perpignan. Le Central hôtel est au centre (Ah, ah!) des trafics de divers personnages espion, maquisards, truands ou collabos sous les yeux de la taulière toxicomane du lieu et de Marguerite, la femme de chambre.

« Les clients du Central hôtel » ne surprendra pas les lecteurs familiers de l’oeuvre de André Héléna. Faune bigarrée ou se mêlent des personnages situés à divers niveaux du bien et du mal mais toujours sur le fil du rasoir, avec au milieu une figure d’innocence et de pureté incarnée ici par la femme de chambre qui attend son mari prisonnier en Allemagne.
Les deux aspects notables du livre sont d’une part la capacité de l’auteur à ne pas lasser tout en usant pour la énième fois de la même recette. D’autre part, il y a la sensualité plus prégnante qu’ailleurs qui frappe. Rarement Héléna n’aura aussi bien décrit les lumières, les sensations éprouvées au point de les faire partager au lecteur.
-
Aujourd’hui: Favoris, le retour!
A la demande générale, voici une resucée de favoris!
Le Général américain Ambrose Burnside. Son nom inversé donna leurs nom anglais aux favoris: sideburns!

Les favoris musicaux: Jacques Offenbach, roi de l’opérette!

Les favoris motorisés et pré-Rock’n’Roll de Marlon Brando, le Johnny de « L’équipée sauvage » de Laszlo Benedek (The wild one, Etats-unis, 1953)

Les favoris tendance Teddy boy Rock’n’Roll, ici Crazy Cavan…

…ou encore Sandy Ford, leader de Flying saucers.

….ou encore Sonny Fisher.

Les favoris chocolatiers.

Les favoris équestres et théâtraux de Clément Marty alias Bartabas.

Les favoris médicaux (et douteux) du docteur Claude Gubler.

Enfin, un soldat inconnu mais vaillant des favoris!







