XXXIII- Askari

« Askari » nom de code d’un agent d’une organisation qui fait le lien entre des fanatiques racistes noirs et des fanatiques racistes blancs dans « Elle roulait la nuit » Askari est noir et d’extrême-drouâte ( la faute est intentionnelle) il a un passé de collaboration et est probablement antillais. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai choisi une photo extraite de « Lacombe Lucien » (1974) de Louis Malle. Dans ce film bien connu, histoire d’un jeune paysan fruste et taciturne égaré dans la collaboration, apparaît parmi les agents de la Gestapo française…un noir!

Un hommage en passant à Pierre Blaise, interprète du rôle titre, qui mourut dans un accident de voiture en 1976.

Cette incongruité historique fut découverte par le biais de ce film par l’écrivain Serge Bilé qui publia une étude à ce sujet intitulée « Sombres bourreaux »

Ewan Ngando, exemple de collaborateur noir du IIIée Reich.
Mais quid d’Askari lui-même? Son nom vient des combattants noirs de l’armée africaine de Guillaume II d’Allemagne, lesquels était commandés pat le commandant (pas encore général) Paul Von Lettow Vorbeck.

Lire à ce sujet l’excellent livre de Bernard Lugan « Cette Afrique qui était allemande »

Commandant Paul Von Lettow Vorbeck.

Affiche à la gloire de Vorbeck.

Hommes d’une compagnie d’Askaris.

Le commandant ne subit aucune défaite, d’ou l’immense respect dont il bénéficia après-guerre dans son pays ainsi qu’en France et au Royaume-Uni , dont il mit régulièrement les troupes en échec. Cet épisode est évoqué dans le très polémique film de Jean Jacques Annaud » La victoire en chantant » (1976) qui fut, soit dit en passant Osacr du meilleur film étranger à Hollywood en 1977.
Bertrand Tavernier s’intéressa lui aussi au sujet dans » Coup de torchon » (1981) transposition du roman « 1275 âmes/ Pop 1280 » de Jim Thompson en Afrique coloniale française.
Disons enfin que Vorbeck refusa de soutenir Hitler, au grand dam de ce dernier.
Pour finir, une idée de l’apparence de Askari, un sosie de l’organiste afro-américain Booker T. Jones!





































