XVI- Barbiers, coupes de cheveux et autres détails qui en agacent certains.
Après les soldats, la science fiction alternative hippie met toi là, c’est le ouiquènede et c’est le moment d’un peu de légèreté, de glamour, avec les coupes de cheveux. En ces temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et qui s’en foutent, on se coiffait, non pas tant à l’américaine qu’à l’italienne, les coiffeurs transalpins étant renommés dans le monde entier. Preuve en est le monsieur ci-dessus, l’acteur argentin Fernando Lamas qui allait se faire tripoter la tignasse en Italie.
Certes, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître l’influence américaine de l’époque. La fameuse banane ( je hais ce mot, les vrais termes étant la « Pompadour » ou la « Quiff » selon le côté de l’Atlantique) qui ne fut pas lancée par Elvis mais par Tony Curtis!
A tel point que les jeunes en recherche d’un style capillaire cool (ah, ah!) demandaient au coiffeur une « Tony Curtis »
Bon, je m’égare, afib d’établir un rapport direct entre mon univers et ce thème, je me rends compte que je n’ai pas parlé de la coiffure de mon héros, une Slickback, autrement dit des cheveux gominés coiffés vers l’arrière.
A l’image du pianiste de Jazz Bill Evans! On peut supposer en regard du passé de Robert Lin – résistance et surtout séjour en Angleterre- qu’il a adopté cette allure sous l’influence des aviateurs britanniques aux cheveux gominés surnommés « Brylcreem boys » en raison de la crème qu’ls utilisaient pour se coiffer.
C’est tout pour ce soir, avec en prime quelques publicités!
XV- Auteurs, auteur, quelques plumes qui m’ont influencé….
Quatrième partie: « Le corps d’élite »
Quatrième et dernière partie de ce dossier consacré aux collections. Cette dernière partie concernera non une collection littéraire mais historique. Il s’agit en l’occurrence du « Corps d’élite » dirigée au début des années 70 par Dominique Venner chez Balland.
Avant d’aller plus loin, il convient de dire qui était Dominique Venner. Cet essayiste d’extrême-droite, pied-noir de souche alsacienne, historien des armes et des armées se fit particulièrement remarqué par sa mort en 2013. Et pour cause, il se suicida dans la cathédrale en signe de protestation contre le mariage pour tous. Je ne souhaite pas entrer dans une polémique à ce sujet, ce blog n’ayant pas vocation politique. Pour ce qui concerne Venner proprement dit, il fut comme je l’ai dit un historien et même un spécialiste reconnu des armes, il écrivit sur ces sujets de nombreux et souvent passionnants ouvrages. Ce fut lui qui créa et dirigea la collection « Le corps d’élite » consacrée aux unités d’élite de différentes armées de différents pays. Sans vouloir manquer de respect à quiconque, cette collection déçoit par son manque de rigueur et d’exactitude, ce qui est d’autant plus dommage que plusieurs des auteurs qui y ont participé étaient d’anciens militaires, tels Jean Mabire ou Erwan Bergot.
Reste les illustrations, les couvertures, et pour certains lecteurs une initiation à une part importante de l’histoire.
XV- Auteurs, auteur, quelques plumes qui m’ont influencé
Collections, troisième partie.
Cette fois, un assortiment!
« Le tigre africain/Lord Tyger » (1970) « La jungle nue/ A feast unknown » (1968) sont deux parodies érotiques voire pornographiques de Tarzan. Ils appartiennent à un ensemble de romans détournant des mythes de la littérature populaires avec dans certains cas une dose de fantaisie violente et de sexe écrits par Farmer pour, selon ses dires, « Libérer ses pulsions » Il faut ajouter que Farmer s’est fait connaître pour avoir le premier introduit la sexualité dans la Science fiction en 1953 « Les amants étrangers/ The lovers »
Les livres dont les couvertures ont été diffusées dans l’article précédent sont de la même veine, le diptyque « Comme une bête/ The iamge of the beast » (1967) et « Gare à la bête/Blown » (1969?) s’en prennet à Dracula en mettant dans le cocktail des extra-terrestres, Forret J.Ackerman et Gilles de Rais!
» Les culbuteurs de l’Enfer/ Damnation alley » (1967) de Roger Zelazny, roman post-apocalyptique qui manie assez bien l’esthétique Biker/ Hell’s angels avec ce motard criminel endurci sur les épaules duquel le sort de l’humanité repose. A noter que le film connut une adaptation au cinéma « Les survivants de la fin du monde/ Damnation alley » (1977) de Jack Smight qui fut un échec artistique car trop édulcorée ainsi que public, les spectateurs lui ayant préféré un film auquel personne ne croyait à commencer par la firme instigatrice de la version du roman de Zelazny, « La guerre des étoiles »!
Difficile après avoir évoqué « Chute libre » de ne pas parler de « Titres SF », collection parue chez Jean Claude Lattès qui réédita nombre de titres de « Chute libre ». Peu de choses à ajouter, sinon ce détail amusant la mention en quatrième de couverture de certains ouvrages particulièrement salés « Pour adultes seulement! »
J’ajouterais la collection « Philip Morris superlights » (Eh oui les cigarettes) et la collection « Les anges du bizarre » dirigée par le cinéaste Jean Rollin, consacrée à des titres étranges ou populaires plus ou moins oubliés, ainsi qu’à des scripts non tournés de Jean Rollin, c’est d’ailleurs là que j’ai découvert « La môme double-shot » (après la lecture d’un article de Christophe Bier)
« Rêve de fer » (1972) de Norman Spinrad, livre qui me marqua lors de mon adolescence en raison de son concept un faux livre de Adolf Hitler, immigré aux USA plutôt que de revenir au Vaterland. Ce n’est ni plus ni moins que l’ascension et la chute du petit moustachu transposées dans univers futuriste. Henri Viard (déjà cité) se livra à ce genre de détournement historique plus tôt, en mieux et en plus drôle.
En guise de conclusion, « Enfer privé » (1997) de Jean Rollin, un exemple de ses scénarios non tournés. Celui-ci narre la relation perverse ente une tueuse à gages et une fille apparemment sauvageonne qu’elle a ramassée par hasard.
Intéressant et assez prenant malgré tout. Pour la petite histoire, le modèle sur la couverture est une certaine Yoko (sans rapport avec la gloupie excrusive de John Lennon) qui tourna pour Jean Rollin (comme par hasard!) dans « Les trottoirs de Bangkok » (1984) ainsi que dans une vidéo porno de Marc Dorcel « Une fille dans la peau » (1983)
XV- Auteurs, auteur, quelques plumes qui m’ont influencé….
Collections, troisième partie.
Suite à ces livres de chez Néo, voici quelques exemples de la collection de science fiction « Chute libre », une science fiction très provocatrice, d’un érotisme à la limite du porno, violente et inventive mais hélas un poil datée…
XV- Auteurs, auteur, quelques plumes qui m’ont influencé…
Les collections, suite (et fin?)
Parmi les collections qui m’ont marqué, l’une des premières fut la « Science fiction/ Fantastique/ Aventures » des Nouvelles éditions Oswald, plus communément appelées Néo. Elle proposait des récits remplis d’un imaginaire parfois violent, souvent exotique, teinté de plus ou moins de fantastique, en bref, tout ce qui pouvait faire rêver l’adolescent que j’étais en ce milieu d’années 80. Pour parachever le programme, il y avait les magnifiques couvertures de Jean Michel Nicollet et bien sûr la joie de l’attente et de la découverte d’une nouvelle parution. De surcroît, preuve que les goûts se forgent au début de la vie, je me rends compte que les auteurs de cette collection me fascinaient aussi parcequ’ils venaient du passé, m’offrant ainsi un voyage dans le temps et dessinant ma vocation d’auteur rétro.
Néo publiant pour l’essentiel des rééditions me permit de découvrir un auteur des années 30 qui connut après sa mort plusieurs vagues de popularité nouvelles, Robert E. Howard. Outre la création de Conan le barbare, on lui doit de nombreuses nouvelles dans des genres très variés ou cependant dominent l’action, le mystère et l’aventure.
XIV- Auteurs, auteur, quelques plumes qui m’ont inspiré….
Aujourd’hui, je ne vais pas parler d’auteurs mais de collections, étant amateur de littérature populaire, c’est assez logique, les livres de genre étant diffusés dans ce type de format. Pour ce qui est de ma vie de lecteur, cela concerne surtout des rééditions , parues dans des collections qui constituaient des sortes d’hommages à cette frange de notre culture, souvent méprisée. Policier, fantastique, érotique et autres. En voici quelques unes…
Afin de faire le lien avec l’article précédent qui traitait de Frédéric Dard, voici l’édition de « Kaput » parue en Fleuve Noir Super Poche, la collection dont il sera question en premier ici. Je dois admettre que si c’est la vue de ce volume qui m’a fait découvrir cet ouvrage, je ne l’ai lu que bien plus tard. Cependant, je diffuse malgré tout cette image, car je lui dois la découverte.
Dans la même série, « On lui a fait mal » de Michel Bernanos, fils de Georges, aventurier, poète et écrivain comme son père, auteur de romans policiers qui demeurèrent inédits de son vivant et d’un très beau cycle de romans d’aventures teintés de fantastique « La montagne morte de la vie ». Il fera l’objet d’une étude prochainement sur ce site.
Marc Agapit fut une autre découverte due aux Super Poche Fleuve Noir, auteur phare de la collection Angoisse, aux intrigues tordues relatant les mésaventures de gens d’âge moyen aux prises avec le surnaturel- réel ou supposé!
« Les soldats de la mer » de Yves et Ada Rémy, fabuleuse uchronie aux airs napoléoniens. Autre découverte due à cette collection.
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…