XXXV- C’est dimanche c’est Rock’n’roll!
Hambourg, Copenhague, le Nord de l’Europe en folie!



XXXV- C’est dimanche c’est Rock’n’roll!
Hambourg, Copenhague, le Nord de l’Europe en folie!



XXXV- C’est dimanche, c’est Rock’n’roll!




XXXV- C’est dimanche, c’est Rock’n’roll,, alors, un tour chez la jeunesse des Pays-bas, de Suisse et d’Allemagne, avec des détours par le camion d’ un pionnier du tatouage parisien, et chez un précurseur excentrique!








XXXIV- Femmes vampires, sorcières et immortelles, quatrième partie.
Afin de conclure ce dossier, quelques mots des années 80. Les femmes belles et surnaturelles eurent également leur part au cinéma durant cette décennie, mais avec moins de classe et de talent que lors de l’époque précédente. En effet, le sujet qui nous intéresse fut nettement moins bien servi au cours des 80’s. Une comédie nanardesque, véritable insulte au genre – « Mama Dracula » de Boris Szulzinger (1980) Un porno à l’argument de Science fiction se révèle un prétexte- « La femme objet » (1980) de Claude Mulot. Une varaition sur le thème de Jekyll&Hyde – « Docteur Jekyll et les femmes » De Walerian Borowcyck, lequel se montre en petite forme dans l’exercice.
Dans le domaine de la vidéo, il y a le prono fantastique estampillé Marc Dorcel « Une fille dans la peau » (1983) de Carlo Romana, qui vaut surtout pour la présence de la jolie Yoko, apparue également chez Jean Rollin dans « Les trottoirs de Bangkok » (Il y aurait à dire au sujet des passerelles entre Cinéma X et Cinéma bis à ce propos)
Quant à Jean Rollin, il livrera un très beau testament de son oeuvre dans le Fantastique avec « La morte vivante » (1982) Et son faux jumeau Jess Franco se fourvoiera dans un remake plus que maladroit de « Les yeux sans visage » « Les prédateurs de la nuit » (1987) qui nous cependant vaut le plaisir de retrouver Brigitte Lahaie en infirmière meurtrière aux côté de Telly Savalas, Helmut Berger, Stéphane Audran…












Il émerge toutefois des figures du cinéma de second rayon, telle Florence Guérin, apparue justement dans le Franco après s’être rendue célèbre grâce à « Le déclic » (1985) de Jean louis Richard, adaptation très sage de la célèbre bande dessinée de Milo Manara. Et plus encore ,il faut retenir Françoiss Blanchard sublime « Morte vivante » de Rollin ou elle fait face à une autre icône du Bis, Maria Pierro, apparue dans « Docteur Jekyll et les femmes »





En somme, un bilan un peu maigre, mais pas sans charme.
A bientôt, en souhaitant que ce sujet vous aura plu!
XXXIV- Femmes vampires, sorcières et immortelles, troisième partie.

« Les yeux sans visage » (1960) de Georges Franju fut un des films fantastique à avoir eu le plus de poids sur le fantastique en France et sur le Fantastique tout court. C’est d’autant plus remarquable que le genre est peu représenté dans notre pays. Quoiqu’il en soit, le film de Franju fut l’objet de très nombreuses variations, « La rose écorchée » (1970) de Claude Mulot fut l’une des plus remarquables, ou le chirurgien prêt à tout pour sauver le visage de sa fille du film de Franju est remplacé par un artiste fou de femmes et de fleurs prêt au pire pour rendre sa beauté à l’amour de sa vie (Annie Duperey, au sommet de sa splendeur) avec l’aide d’un médecin, émule de Frankenstein.

Howard Vernon et Philippe Lemaire.

Baroque, sanglant et beau, « La rose écorchée » est un classique à redécouvrir qui s’inspire d’un chef d’oeuvre sans le plagier.

« Au service du Diable » (1971) de Jean Brismée narre les mésaventures tragiques d’un groupe de touristes contraint de trouver refuge dans un château qui s’avère être l’antre de Satan lui-même! ( En l’espèce Daniel Emilfork, toujours excellent) Ironiquement, chacun des voyageurs incarne un des sept péchés capitaux et se trouve piégé par un succube (Erika Blanc, dans une performance remarquable passant de la plus grande beauté à la plus terrifiante laideur et ce sans guère de maquillage) qui l’amène à sa perte.


Violent, érotique et désespéré, très bien écrit, un autre excellent film à voir ou à revoir. Pour citer une anecdote personnelle, le film fut diffusé à Rennes au cinéma le Zen sous son titre alternatif « La nuit des pétrifiés »




« Contes immoraux » (1974) de Walerian Borowcyck. Borowcyck, incontournable dans un tel dossier, tant il incarna un érotisme cru, échevelé et esthétique dans les années 70. » Contes immoraux » est un film à sketchs aux sources d’inspirations diverses, tant littéraires (Boyer D’Argens) que réelles (La comtesse Bathory) S’il n’est pas le plus abouti de son auteur, il contient des moments mémorables, parfois sublimes (Paloma Picasso, impériale en Bathory) ou grotesque (Fabrice Luchini et son petit chapeau, déjà ridicule) Mais c’est une mise en bouche pour le vrai de résistance: « la bête »






Béatrice Harnois dans « Le sexe qui parle »
« La bête » (1975) est sans doute le grand oeuvre de Borowcyck, mélangeant passé et présent et traitant du thème de l’animalité et de la fascination/ répulsion qu’elle exerce, parfaitement résumée par la réaction de l’héroine face au « monstre » évoqué par le titre. Le contraste est d’ailleurs fort bien rendu par le ton du film qui mêle une esthétique très travaillée à une évocation très crue de la sexualité. Un grand film.







XXXIV- Femmes vampires, sorcières et immortelles, deuxième partie.
Jean Rollin ne fut pas le seul à se passionner pour les vampiresses (Qu’on me pardonne ce néologisme!), Harry Kumel leur dressa un monument mélancolique dans la coproduction franco-belge « Les lèvres rouges » (1971) ou Delphine Seyrig incarnait une comtesse Bathory en robe de lamé rouge pervertissant la jeune mariée Danielle Ouimet (ancienne Miss Québec, pour ceux que ça intéresse) dans un hôtel désert des côtes flamandes.

Outre les vampires, il y eut les sorcières féministes hystériques confrontées aux motards hors la loi de « Les ardentes » (1973) de Henri Sala (la scène de poursuite en tracteur est un morceau d’anthologie)

Affiche anglaise de « Les ardentes »

Affiche alternative de « La fille au sexe brillant »
Il y eut aussi, la fille au vagin contaminé par des extra-terrestres de « La fille au sexe brillant » (1976) de Jess Franco.


Lina Romay dans « La fille au sexe brillant

Après les extra-terrestres et les vampires, les vampires extra-terrestres de « Spermula » (1976) de Charles Matton, réalisateur aux talents multiples, peintre et esthète qui donne à cet histoire abracadabrante un cachet qui l’élève au-dessus de la simple bande érotique qu’il aurait pu être. Dans le rôle principal, Dayle Haddon,ex mannequin canadien et vedette sexy froide oubliée des années 70 bien oubliée depuis mais qui tient bien sa partie servie par son physique seyant à son personnage. On y trouve également Udo Kier et Piéral, ainsi que la chanteuse Radiah Frye et Georges Géret. On remarquera également à la production de Bernard Lenteric, futur auteur de best-sellers, en particulier « La nuit des enfants rois » qui manqua être adapté par Claude Miller avec Pierre Richard qui voulait s’essayer au Fantastique.

Dayle Haddon

Radiah Frye et Piéral.


Udo Kier
On n’oubliera pas non plus toujours chez Franco, les belles cannibales de « Les gloutonnes » (1975)

Lina Romay vampire dans « La comtesse noire » (1973) de Jess Franco

Il y eut aussi la version féminine du Comte Zaroff in



Pamela Stanford dans « Exorcisme et messes noires »
A suivre…
Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…