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LI- les romanciers de la rue.
Aujourd’hui Francis Carco.
Francis Carco (1886-1958) fut un chantre du Milieu et de sa fatalité, de Montmartre et de son folklore, natif de Nouméa et fils d’un père fonctionnaire et brutal qui trouva une inspiration dans le défilé des bagnards en partance pour l’île de Nou et un refuge dans la poésie.

Comme il serait trop long de détailler l’oeuvre très riche de Carco, je ne retiendrais que deux de ses romans « L’homme traqué » et « L’équipe- roman des Fortifs »

Dans « L’homme traqué », Carco raconte l’histoire d’un boulanger qui s’est rendu coupable d’un meurtre et se réfugie chez une inconnue. Au travers du regard de cette dernière (peut-être une manière d’embarquer le lecteur) l’auteur trace le portrait d’un assassin de ses remords, de ses craintes et de ses lâchetés.

« L’équipe- roman des Fortifs » rejoint sur ce point « L »homme traqué » à cette différence près que le héros – le pivot du récit plutôt- n’est pas un homme ordinaire comme le boulanger de « L’homme traqué » mais un dur, le chef d’une bande d’apaches qui remâche ses rancoeurs (notamment contre les anarchistes qu’il trouve lâches) avant de tenter le grand coup qui le fera riche et qui ne lui laissera que remords.
Avec (entre autre) ces deux livres, Carco jetait les bases de l’étude criminelle telle qu’elle sera abordée au XXème siècle. Il ne fut pas à proprement parler un pionnier dans ce domaine, lors du siècle précédent, des écrivains avaient déjà évoqué et de façon parfois très précise le monde des bas-fonds. Eugène Sue avc « Les mystères de Paris », Georges Darien avec « Le voleur », Charles Louis Philippe avec « Bubu de Montparnasse » ou encore, et ce n’est pas le moindre: Victor Hugo avec « Les misérables »
Toutefois, Carco prit une autre direction, plus psychologique et souvent plus intimiste, ouvrant la voie à d’autres tel Jean Genet ou encore André Héléna.
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L- La face cachée des années 50, fin.
Coupes de cheveux, rebelles, excentriques ou sages, à vous de choisir!






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L- A Paris, un touriste nommé Elvis….




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L- La face cachée des années 50 le retour de la revanche.
Gangs motorisés, les durs.






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L- La face cachée des années 50, le retour.
Culturistes, plages et motos clubs inclusifs
C’était le temps des magazines « Physique » consacrés au culturisme et qui servaient d’alibi à une certaine population masculine pour se rincer l’oeil, le temps de « Muscle beach’ plage des culturistes de Los Angeles, ou les adeptes de la gonflette faisaient reluire leur anatomie au soleil californien et frimaient à grands renforts de prouesses (voir photo ci-dessous). Le temps ou des photographes comme Bob Mizer fixaient leurs fantasmes sur pellicule. Le temps ou des inconnus et parfois de futures vedettes du grand ou du petit écran se laissaient aller au narcissisme le plus décomplexé. Comme Robert Conrad, le futur James West de notre enfance (Ah « Les mystères de l’Ouest » dont le producteur Michael Garrison était d’ailleurs gay et finit en se brisant le crâne sur son bel escalier en marbre!)



Photos ci-dessus de Bob Mizer.

Robert Conrad

Muscle beach fit même l’objet d’un obscur morceau Rock’n’Roll éponyme de Al Barkle! Disponible sur la compilation Buffalo Bop « Alley cat »

C’était aussi le temps ou la moto était un accessoire de la révolte, noire ou blanche, hétéro ou gay, comme avec le moto club des Satyrs.


Club motocycliste des Satyrs, phots ci-dessus.
Tout cela serait fixé par le cinglé cinéaste Kenneth Anger dans son incompréhenssible film « Scorpio Rising » qui suscita de nombreuses controverses au sein des motards hors la loi, furieux d’être confondus avec des tarlouzes.

Bref, c’était un temps ou s’affirmer demandait du courage et de l’intelligence, tout ce qui manque aux petits cons qui twerkent dans des églises et se plaignent des insultes qu’ils reçoivent sur la toile.
Allez, je vous laisse avec des clichés de Bob Mizer….


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L- La face cachée des années 50, suite!
Caméra-clubs, porno amateur et body positivité avant l’heure!
Quelques clichés cochons (plus ou moins!) dont certains proviennent de ce qu’on appelait des Camera-clubs, ou clubs réunissant des hommes prenant des photos de jeunes femmes déshabillées (plus ou moins!) Quelques unes de ces filles qui servaient de modèles dans ce contexte gagnèrent une certaine célébrité, notamment une certaine Bettie Page, sous l’égide de l’éditeur Irving Klaw! ( C’est lui vu de dos sur la photo ci-dessous!)





Four curvy vintage women cover their pussies and expose the butts 
Bettie Page…sans les mains!



