LVI- Ode aux femmes en chair!












LVI- Ode aux femmes en chair!












LV- Tardi et Léo Malet, une histoire de couvertures.
Au début des années 90, les Presses de la cité entreprirent de rééditer l’intégralité des deux séries de Nestor Burma: « Les nouveaux mystères de Paris » et « Les aventures de Nestor Burma » avec des couvertures de Tardi, en voici quelques unes!












En bonus, tout d’abord, la pochette de ce 45 tours de textes de Léo Malet mis en musique par Gérard Dôle, musicien spécialiste de la musique Cajun mais aussi auteur (J’en reparlerais certainement dans ces pages) Difficilement trouvable, hélas…


Et enfin cette figurine en résine qui prouve que l’illustration de Tardi a donné mieux que le cinéma une identité au héros de Malet!

LIV- Vampiresses d’Europe!
Italie, Espagne, Royaume Uni, un tour d’horizon des suceuses de sang et de leurs victimes jouées par le ban et l’arrière-ban des stars européennes du cinéma Bis!

Cela se fera sous l’égide d’une des plus belles et des plus vénéneuses d’entre toutes, la mystérieusement disparue Gianna Maria Canale. Elle fut la vedette de « I vampiri/ les vampires » (1956) de Ricardo Freda qui faillit lancer le genre Gothique en Europe mais échoua en raison de son Noir et Blanc. Le tournage ne fut d’ailleurs pas des plus serein, le réalisateur partit quinze jours avant la fin, laissant son chef opérateur terminer le film. Chef opérateur? Oui, Mario Bava, lequel allait lancer le genre quatre ans plus tard en Italie avec « Le masque du démon/ La maschera del demonio » (1960)!


Barbara Steele, reine irlandaise de l’horreur à l’italienne.

Le britannique Christopher Lee effraya aussi au-delà des Alpes, mais pas dans « La crypte du vampire/ La cripta e l’incubo » (1964) de Carmillo Mastrocinque, ou il protège -pour une fois- les victimes potentielles du monstre !


Les proies de « La crypte du vampire » Adriana Ambesi et Véra Valmont.

« Danse Macabre/ Danza macabra » (1964) de Antonio Margheriti ( ici sous le pseudonyme de Anthony Dawson) autre rôle phare de Barbara Steele, dans ce film ou il est finalement moins question de vampirisme que de nécrophilie, mais quel classique!



Aurora de Alba dans le rôle de Wandessa, la vampire du film espagnol « Les vampires du docteur Dracula/ La marca del hombre lobo » (1968) de Enrique Lopez Eguiliuz, lequel marqua l’entrée de Paul Naschy dans son personnage de lycanthrope Waldemar Daninsky.
« Malenka la vampire/ Malenka la sobrina del vampiro » (1969) de Amando de Osssorio, autre production ibérique ou une jeune femme se demande si elle n’est pas possédée par l’esprit d’une vampire morte sur le bûcher.

N’oublions pas nos amis anglais qui ne furent pas chiens en matière de vampiresses, notamment dans l’excellent film à sketchs « La maison qui tue/ The house that dripped blood » (1970) de Peter Duffel avec le segment de la cape ou Ingrid Pitt fait une presatation remarquable. (Voir photos ci-dessous)


En fait, Ingrid se préparait pour son rôle de Carmilla dans « The vampire lovers » (1970) de Roy Ward Baker, premier opus d’une trilogie initiée par la firme anglaise Hammer et par ailleurs constituée de « Lust for a vampire » (1971) de Jimmy Sangster et de » Les sévices de Dracula/Twins of evil » (1971) de John Hough.















LIII- Les romanciers de la rue.
Aujourd’hui: André Héléna, le catalan de Pigalle.

André Héléna (1919-1972) fut un Balzac des Bas-fonds, auscultant la pègre et ses diverses composantes, braqueurs, demi-sels, barbeaux, prostituées, paumés, flics honnêtes ou pourris, professionnels du crime ou tombés dedans par hasard. Une faune interlope et bigarrée que parfois tout sépare sauf une chose: la fatalité. Ou le destin, qui donna son titre à la saga criminelle, grand oeuvre de Héléna : »Les compagnons du destin »
Ce simple titre dit tout et surtout l’essentiel: tout cela finira mal.

Comme toujours ou presque chez Héléna.
Certes, il y a dans l’oeuvre pléthorique de l’auteur des exceptions telle la série de « L’aristo » variation sur le thème du Gentleman cambrioleur.





Hors le monde des truands, Héléna a exploré la noirceur humaine dans des périodes troublées comme la Guerre d’Espagne dans « J’aurais la peau de Salvador » ou l’occupation dans « Les clients du Central Hôtel »








Hélas, malgré sa prolixité, Héléna ne parvint jamais à vivre correctement de sa plume. Il en fut réduit à écrire des romans érotiques – ce qu’il détestait- avant de mourir prématurément en 1972.


Oublié un temps, il connut une réédition chez Fanval Noir à la fin des années 80.
S’il reste ignoré chez nous, Héléna jouit d’une très grande popularité en Allemagne et dans une moindre mesure en Italie. Pour certains ce serait le signe d’un renouveau dans son propre pays. Qui est aussi le nôtre.

LII- Le catch à la française!
L’Ange Blanc, le Bourreau de Béthune et tant d’autres…Des noms qui appartiennent à un sport adoré et décrié, tenant à la fois de la farce et d’une version moderne des jeux du Cirque, il appartient à la culture populaire, ainsi qu’à un passé que certains regrettent – dont votre serviteur.

Le catch, c’était aussi l’image d’une France qui rassemblait ses enfants, les vrais comme ceux qui en avaient gardé l’âme, la France populaire comme la France bourgeoise, celle de la Suze, du Ricard ou du Martini, celle de l’apéro et dess campings, des bistrots, celle des cinémas de quartier, de la communale et des universités, preuve en est le chapitre que ce taré de Roland Barthes consacra au sujet dans son « Mythologies »

Bref, c’était l’image d’une France qui donne la colique à la clique de nos actuelles élites gauchistes et bien pensantes. Qu’elles aillent se soulager loin de nous et de ces moments de détente ou le ridicule rejoignait parfois le sublime.










Certains catcheurs connurent une notoriété hors des rings. Ce fut le cas d’André le géant qui apparut en « Bigfoot » le temps d’un épisode de « L’homme qui valait trois milliards » ou il souleva la star de la série Lee Majors, qui en éprouva une grande déconvenue. André qui était par ailleurs un génie des maths, ouvrit par la suite un restaurant aux USA.



Impossible d’évoquer le catch français sans citer deux de ses noms les plus fameux, et qui eux aussi connurent une gloire hors du sport. Lino Ventura et Henri Cogan. Ils furent adversaires sur le ring, Lino perdit face à Cogan mais eut sa revanche au cinéma, décrochant les premiers rôles quant Cogan dut se contenter – non sans talent, il faut le dire- de jouer les seconds couteaux.



Pour finir, un coup de chapeau à Gaby Lailée, qui disputa un combat à Rennes ou je vivais dans les années 80.


Temps de faire les valises, fin du voyage, à bientôt!

Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…