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LCVII- Exotica, ou les tropiques dans le salon…
Percussions, cordes, cuivres, choeurs, bruitages et ambiances évoquant toutes sortes de contrées tropicales. Qulifiée d’Easy listening ou de musique de fond, l’Exotica rencontra un grand succès depuis les années 50 jusquà sa brutale disparition au début des années 70. On peut même parler d’oubli pour ce genre singulier qui en dépit de son succès n’influença personne, ou presque (Certains instrumentaux de « Pet sounds » des Beach Boys) Sans plus tarder, bienvenue dans le monde de l’Exotica et de quelques une de ses figures les plus connues! (Et les plus excentriques!)

Korla Pandit, l’indien qui était en fait un noir à peau claire et basa toute sa carrière sous cette fausse identité, il en tira même beaucoup de succès, vendant mieux que bien ses mélopées à l’orgue.

Eden Ahbez, l’homme qui vivait sous les lettres de Hollywood et dut être retrouvé par un détective privé pour toucher les droits d’auteur de la chanson « Nature boy » qu’il avait écrite pour Nat King Cole.


Perez Prado, le roi des percussions cubaines.

Yma Sumac, la dernière princesse Inca, une des rares chanteuses dans le monde de l’Exotica, essentiellement instrumental.

Sandy Warner, pas une musicienne mis une actrice et une figure récurrente des pochettes de musique Exotica.

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LCVI- La bande son de mes livres.
Eh oui, j’écoute parfois de la musique avant d’écrire. Outre mon cher Rockabilly, j’aime les musiques d’ambiance, la fameuse « Exotica » américaine (teintée de Rock’n’Roll pour ce qui me concerne, ce qui ne vous étonnera pas!) évocatrice d’un exotisme de pacotille propre aux années 50 mais tellement pleine de charme et qui cadre bien avec l’univers de mes livres, en complément des chansons de Léo Ferré et autres artistes français de l’époque….
Savourez!











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LCIV- Les personnalités du cinéma français.
Aujourd’hui, Isabelle Ho, l’étoile filante.

Ceertains parmi vous se souviennent peut être de l’élégante asiatique qui faisait de très directes propositions à Isabelle Adjani dans « Mortelle Randonnée » de Claude Miller.
C’était une autre Isabelle. Isabelle Ho.
Née en 1951 à Paris, décédée prématurément des suites d’un cancer en 1991, elle eut une brève carrière essentiellement marquée par le très beau « Martin et Léa » (1978) de Alain Cavalier (Un des cinéastes les plus intéressants issus de la Nouvelle Vague, et l’un des moins célébrés) romance contrariée mais à la fin heureuse entre une immigrée et un jeune ouvrier qui suit des cours de chant pour devenir ténor d’Opéra. Il faut croire que cette belle oeuvre ne porta pas chance à ses deux principaux interprètes, puisque Xavier Saint Macary (Le Martin du titre) mourut lui aussi très jeune.
Outre ses qualités propres, le film a pour lui d’évoquer une immigration souvent ignorée par le cinéma, celle des asiatiques.

A côté des deux films précités, Isabelle Ho apparut également dans le Néo-Polar de Juliet Berto et Jean Henri Roger « Cap Canaille » (1983) ou figurait Jean Claude Brialy, ainsi que dans le court métrage suisse « La nuit de Fuseki » (1982) de Léo Kaneman ou elle retrouvait Richard Borhinger qu’elle avait déjà côtoyé dans « Martin et Léa »

Elle se retira par la suite des plateaux. Un trésor perdu de notre cinéma….

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LXIII- Les personnalités du cinéma français.
Aujourd’hui: Raoul Coutard, le grand mou.
Ceux qui parmi vous aiment la Nouvelle vague ont forcément entendu parler de Raoul Coutard. Chef opérateur de légende pour Truffaut et Godard, et tant d’autres. Cela dit si Coutard est entré dans l’histoire par son art de l’éclairage, il est moins connu pour sa carrière de réalisateur.

Hoa-Binh 1970 réal : Raoul Coutard Collection Christophel Entre 1970 et 1982, Coutard réalisa trois films fort différents mais ayant en commun une extrême lenteur et, il faut le dire, d’être plus déroutants que réussis.
Le plus intéressant – et il s’agit d’un avis personnel, loin de moi l’idée d’influencer le jugement de quiconque- reste « Hoa Binh, du nom du célèbre fleuve qui signifie « La paix » en khmer. Il narre la fuite de deux orphelins lors de la guerre du Vietnam, ce qui donnerait une ironie malvenue au titre, si ce n’était le contexte.
Poétique et lent, remarquablement filmé, parfois émouvant et parfois très ennuyeux, « Hoa Binh » est bien inégal mais a le mérite d’évoquer le conflit américano-vietnamien du point de vue des habitants de ce pays, ouvrant ainsi la voix à « Poussière d’empire » (1983) de Lam Le qui traitait d’un thème similaire avec mais avec plus de talent.

« La légion saute sur Kolwezi » (1979) relève d’un tout autre genre, le film de guerre. Il faut mettre à ce propos au crédit de Raoul Coutard qu’il connaissait la guerre pour avoir combattu les japonais en Indochine, ce qui ne lui donne pour autant pas plus de vigueur dans cette relation de la libération d’otages français à Kolwezi. Malgré une distribution quatre étoiles et de belles images, les scènes d’action sont atones, les personnages inexistants, le rythme absent. Bon, cela dit, le film passe bien avec une bière.

Finissons en avec cette trilogie de la guimauve fondue avec ce qui, il faut l’avouer, en constitue le clou: « SAS à San Salvador » (1982). Adaptation de la célèbre série de Gérard de Villiers avec son prince autrichien Malko Linge espion à ses heures qui non content de terrasser les ennemis de la démocratie capitaliste pourrait écrire le guide du queutard, comme il y a un guide du routard, tant le monsieur trempe sa nouille partout ou il va en mission. Et pas chez les plus dégoûtantes, en quoi il a bien raison.
Allez j’arrête là, et venons en à l’essentiel, le film. Sans surprise, peu d’action, guère plus de sexe (A noter quand même la scène d’amour sur un capot de voiture avec les essuie-glaces qui se mettent en marche dès que la pluie tombe, ah le coup de l’essuie-glace intelligent!) pas de rythme avec un montage mouche tsé-tsé. Bref, on ne retrouve rien du « charme » des livre de notre bon Gérard qui présentaient l’avantage de pouvoir passer sans ennui un trajet Paris-Marseille.
Pour l’anecdote, l’acteur principal l’américain Miles O’Keefe avait été star du Football américain et juriste avant d’entamer une carrière dans le cinéma dans le « Tarzan » (1980) de John Derek ou il partageait l’affiche avec Bo Derek le sex-symbol d’alors. Outre que le film de Coutard ne parvint pas à initier une série à la James Bond, il ne porta pas chance à son interprète qui se cantonna dans la Série Z. Voir « Ator », piètre copie de Conan.
A bientôt!





