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LXXIII- Les étoiles de Guy Béart à Paul Verhoeven.
Afin de conclure cette journée consacrée à la science fiction, une devinette: quel point commun y-a-t-il entre Guy Béart, Robert Heinlein et Paul Verhoeven? Autrement dit, qu’est-ce qui peut rapprocher un chanteur français, un auteur de science fiction américain et un cinéaste néerlandais expatrié à Hollywood?
A priori, aucun.
Et pourtant, il y en a un.
En 1977, Guy Béart sortit un album avec pour thème la science fiction et dont le titre phare était « Etoiles, garde à vous! ». Ce titre fut repris pour la traduction française du roman de Heinlein « Starship troopers » plus trd adapté au cinéma par Verhoeven.
Simple, non?




A bientôt!
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LXXII- La musique en orbite, ou le son de la science fiction! En prolongement de l’article précédent.

Ci-dessous, la série de compilations « Space oddities » sorties par la label parisien « Born bad » qui réunit les oeuvres de compositeurs français pionniers de la musique électronique, dont les sonorités évoquent le monde de la science fiction et auraient pu servir de bandes originales à certains films! A noter qu’on trouve sur l’un de ces volumes le générique de « Temps X » des légendaires frères Bogdanoff, hommage soit rendu à ces deux sympathiques escrocs. Pas gentil? Aux morts on ne doit que la vérité. Allez, ils nous auront bien fait rêver et rigoler aussi avec leurs tronches de…science fiction!



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LXXI- René Laloux et Jean François Laguionie, les magiciens de l’animation française.
Un retour en France maintenant pour faire connaissance avec deux réalisateurs d’animation qui se tournèrent l’imaginaire, René Laloux et Jean François Laguionie.
Commençons d’abord par René Laloux. René Laloux (1929-2004) est surtout connu pour « La planète sauvage » (1973) dessin animé de science fiction typique du ton psychédélique de son époque, mais il y eut pour lui un avant et un après dans sa carrière. L’avant, ce fut une série de court métrages comme « Temps morts » (19??), « Les dents du singe » (1961) et « Les escargots » (1965) qui marque sa rencontre avec Roland Topor qui concevra l’univers visuel de « La planète sauvage »

« Temps morts »

« Les dents du singe » (1961) Film expérimental dont le scénario fut conçu par les malades d’un hôpital psychiatrique suivant la méthode de Jung. Cette dernière consiste à faire dire un mot à chaque participant, lesquels forment une histoire. En l’occurrence, il s’agit d’un singe qui rend leurs dents à des patients pauvres qui en ont été dépouillés par un dentiste peu scrupuleux.

« Les escargots » (1965) « Les escargots » se situe dans une veine similaire, fable sur la productivité et l’appropriation des ressources sur un mode surréaliste dont le point de départ est le malheur d’un paysan qui trouve un moyen d’améliorer sa récolte de salades….qui se retournera par la suite non seulement contre lui mis aussi contre le monde entier.




« La planète sauvage » constitue un aboutissement en regard des oeuvres précédentes du cinéaste. La planète sauvage du titre abrite deux peuples les Draags, géants chauves et verts et les Oms, en fait des humains miniatures vivant à l’état primitif ou servant d’animaux aux Draags. Métaphore sur la servitude et l’émancipation mais sans manichéisme, le film jouit d’une cote et est remarquable par la mode d’animation choisi, en papier découpé, technique qui n’était pratiqué qu’en Tchéquoslovaquie. Ce qui explique que le film y fut réalisé (Et aussi sans doute pour des raisons économiques, mais passons!) Plastiquement beau, extrêmement original, « La planète sauvage souffre cependant d’un scénario un peu faible sauvé par sa poésie et son visuel exceptionnels.


Un mot maintenant de l’auteur du roman à la source du film, Stefan Wul (1922-2003) de son vrai nom Pierre Pairault, dentiste et écrivain de science fiction à ses heures pour la mythique collection « Anticipation » de Fleuve Noir (Qui fera certainement l’objet d’une étude dans ces pages, mais passons!) qui inspira par deux fois Laloux, non seulement avec « Oms en série » qui donna naissance à « La planète sauvage » mais aussi avec « L’orphelin de Perdide » qui fut la base du film suivant de Laloux « Les maître du temps »(1982)

« Les maîtres du temps » est moins symbolique que les travaux précédents du réalisateur, plus commercial diront certains avec ces navigateurs spatiaux qui vivant une course contre la montre pour sauver un orphelin perdu sur une planète qui a pris contact avec eux par une radio laissée par ses parents décédés. Moins réputé que « La planète… » « Les maîtres du temps » est pourtant mieux écrit et plus émouvant, avec un retournement final qui combine intelligence et émotion. D’aucun diront qu’il est moins original dans sa conception (Oeuvre ici du dessinateur Moebius) et, il faut le dire, moins beau. Toutefois, il reste un exemple d’animation réussi et ambitieux. Pour en finir, le film fut réalisé en Hongrie, eh oui encore un pays de l’Est, à croire qu’il avait quelque chose (Les salaires?) entre cette partie de l’Europe et Laloux. Néanmoins, il faut reconnaître que ces pays donnèrent beaucoup à l’animation, du tchèque Jiri Trinka à « Maya l’abeille »
Je passe sur « Gandahar » (1987) conçu cette fois par Philippe Caza, illustrateur et auteur de bandes dessinées, inspiré par le roman de Jean Pierre Andrevon « Les hommes machines contre Gandahar » et qui aurait du être réalisé avant « Les maîtres du temps » mais dont la mise en chantier fut interrompue faute de moyens en 1977. A noter que « Gandahr » fut le dernier long métrage de Laloux qui revint au court métrage, notamment vec « La prisonnière » (1988) et quelques autres.


« La prisonnière » (1988)
Venons en maintenant à Jean François Laguionie, et cela ira vite car je n’ai malheureusement vu qu’un seul de ses films (Et je ne parle que des films que j’ai vu et des livres que j’ai lu!) et l’un de ses deux seuls longs métrages:’Gwen et le livre des sables » (1985) Conte situé dans un futur post-apocalyptique ou une jeune fille se met en quête du livre des sables, sorte de livre de la connaissance et qui prend la tournure d’un voyage initiatique.

« Gwen… » se distingue de la plupart des films post-apocalyptique en ceci que le monde qu’il décrit n’est ni violent ni sinistre mais primitif, décalé et use par là même d’un humour discret et quelque peu surréaliste. Un film tendre, inventif et drôle qui mérite le coup d’oeil, tant pour son originalité que pour l’usage judicieux de la gouache qui donne au visuel une beauté singulière.


A bientôt!
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LXX- Saul Bass, révolutionnaire de l’affiche et du générique!
Saul Bass (1920- 1996) mérite le titre de révolutionnaire car lorsqu’il émergea dans les années 50, le générique de cinéma sortait tout juste de sa fonction alternative pour gagner une fonction narrative et s’intégrer en propre au récit. Si Bass ne fut pas le premier, il poussa cet exercice jusqu’à l’art, ce qui lui valut de travailler avec quelques légendes comme Otto Preminger, Alfred Hitchcock, Stanley Kubrick ou plus récemment Martin Scorsese. Faut-il en dire plus? Parler de son influence sur les génériques de « La panthère rose » ou encore les James Bond? Allez, régalez vous avec ces images qu’on aimerait voir plus souvent!

















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LCIX- Noir c’est Noir, le Film Noir en musique et pas par des manches!





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LCVIII- Exotica, encore et toujours…..et gros plan les dieux du genre Les Baxter, Martin Denny et Xavier Cugat!










Les Baxter.
Pour les amateurs de cinéma fantastique, Les baxter est connu pour avoir composé la musique de la version américaine de « Les trois visages de la peur/ I tre volti della paura » (1963) de Mario Bava, sorti aux USA sous le titre « Black sabbath »

Martin Denny.



Xavier Cugat.





