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LXXV- Rock’n’Roll made in France, troisième partie.
Difficile, que dis-je, impossible de ne pas évoquer dans ce dossier le label Big Beat records, phare du Rockabilly français qui produisit et produit encore semble-t-il, de nombreux artistes, des pionniers comme Warren Smith le vétéran de chez Sun, ou le légendaire anglais Vince Taylor, au jeune et contemporain Viktor Huganet, en passant par les porte-flambeaux du Rockabilly revival, Jezebel Rock ou les alligators; sans oublier le défunt Victor Leed.





Victor Leed (1950-1994) de son vrai nom Laid Hamidi, véritable pionnier de la scène Rockabilly française qui répandit le premier l’évangile dès 1976.






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LCXV- Rock’n’Roll made in France, deuxième partie.
Et maintenant, un coup de chapeau à une gloire du Rockabilly national, Tony Marlow, de son vrai nom Gérard Toubeau, français né pourtant en Belgique à Charleroi, parisien passé par la Corse. Excellent guitariste et chanteur au sein des « Rockin’ rebels », pionnier du Néo-Rockabilly en France à la fin des années 70. A noter que dans le grand chambardement causé par la vague Punk de cette époque, certains adeptes du Rockab’ furent fondus dans cette masse, confusion qui fut reflétée dans la compilation réunie en 1988 par le label Skydog « Les 39 plus grands succès du Punk » ou figurait un titre du groupe « Bleu comme Jean »







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LXXV- Rock’n’Roll made in France.
Dimanche, je nous ai privé, amis rockers et rockeuses, de notre messe hebdomadaire. Aussi ai-je décidé de réparer ce manquement avec quelques apôtres bien de chez nous de notre musique préférée! En prime, une ballade nostalgique qui suivra les pérégrinations de nos héros dans notre pays.
Johnny au Pavillon de Paris en 1979, portant une tenue conçue par Nudie Cohn, le couturier des artistes de Country.

Dick Rivers en compagnie du King.

Claudia Colonna, sympathique artiste parisienne de souche italienne qui, après quelques essais dans la variété, se lança dans le Rockabilly en plein renouveau du genre en 1982. On retiendra un de ses titres les plus tardifs « Même le Pape danse le Rock’n’Roll »


Les Teen Kats, groupe de Thierry Le Coz, breton de Paris, fit sensation au début des années 80 (Encore!, la période était belle pour le genre) en reprenant des classiques Rockabilly avec des paroles françaises souvent inspirées et…très en prise avec leur époque. Exemple: »T’as d’la gueule », portrait au vitriol des minets branchés d’alors.
Pour l’anecdote, lorsque le groupe se transforma en « Casanova » en 1983, il eut la mauvaise idée de se teindre les cheveux en rose provoquant lors d’un concert l’ire du gang très redouté des « Rebels » (Connu pour son racisme) qui déboula sur scène pour régker keur compte aux musiciens…


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LXXIV- Les asiatiques dans le cinéma cinéma français.
Les asiatiques dans le cinéma français ont eu leur place et ce bien avant Frédéric Chau ou Steve Tran. Depuis les années 30, ressortissants de ce qui étaient nos colonies ou acteurs importés, eurasiens ou asiates pur sucre, ils sont apparus dans divers emplois. En voici quelques uns!
Foun Sen. Foun Sen, de son vrai nom Cécile Nguyen-Ngoc Tue (1914-1989) fut particulièrement active dans les années 1930 ou elle fut LA chinoise du cinéma français dans d’innombrables films, avant de jouer son unique rôle principal dans « La collection Ménard » (1944) de Bernard Roland.
Par la suite, sa carrière connut une longue ellipse qui s’acheva en 1963 ou elle joua dans un film de son mari Léo Joannon « Fort du fou » ou elle partage l’affiche avec un jeune acteur prometteur: Jean Rochefort. Elle fit ensuite des apparitions sporadiques, notamment dans « Cinq gars pour Singapour » (1967) de Bernard Toublanc Michel puis se retira définitivement des écrans en 1969.


« La collection Ménard »

Foun Sen et Pierre Richard Wilm dans « Yoshiwara » (1937) de Max Ophuls, ou figurait également un autre acteur asiatique: Sessue Hayakawa.


Sessue Hayakawa (1889-1973) restera à jamais dans les mémoires pour « Le pont de la rivière Kwai/Bridge over the river Kwai » (1958) de David Lean, ou il tenait le rôle à la fois complexe et ingrat du commandant de camps de prisonniers. Sa carrière ne se borna pas à ce film qui, pour être inoubliable, ne doit pas effacer le reste. Sessue Hayakawa commença comme un des grands séducteurs de l’époque du Muet, un des asiatiques à faire une carrière internationale dans les années 30. Il n’est pas question dans ce tour d’horizon de faire une filmographie complète de cet immense acteur, mais citons tout de même « Macao, l’enfer du jeu » (1937) de Jean Delannoy, ou encore « La bataille » (1923) qu’il réalisa avec Edouard Emile Violet. Sans compter le nombre impressionant de films américains auxquels il participa. Notons qu’il figura également dans le film de propagande nippo-nazi « Der tochter des Samurai/ La fille du samourai » (1937) de Arnold Franck et Mansaku Itami. Cela ne dot pas donner une idée fausse du personnage dont la vie fut aussi incroyable que l’oeuvre. Hayakawa appartint à la résistance française et fut décoré pour cela, puis se retira à la fin de sa vie dans un monastère bouddhiste.
Pour l’anecdote, la célèbre romancière Colette cita son nom dans le livret qu’elle écrivit pour un opéra pour enfants.
Pour tout cela, domo arigato!

Dany Carrel (1935?- 2021) Faut-il la présenter? Un des principaux atouts charme ( Avec Françoise Arnoul) du cinéma français des années 50, métisse qui ne découvrit ses origines vietnamiennes que tardivement et en souffrit, d’ou le titre de son autobiographie « L’annamite ». Outre ce détail, il convient de reconnaître que sa carrière à bien juger fut des plus intéressantes. Elle contribua à lancer Serge Korber avec lequel elle tourna à deux reprises dans « Un idiot à Paris » (1967) ou elle donnait la réplique à Jean Lefebvre. Ainsi que dans « La petite vertu » (1968) émouvante dans son rôle de tendre voleuse perdue dans un triangle amoureux entre un inquiétant Robert Hossein et un Jacques Perrin candide. A noter la chanson du film qu’elle interprète « Qui je suis » qui renvoie -peut-être – à son problème d’identité. On n’oubliera pas non plus « La pacha » (1967) ou elle tient sa partie face à Jean Gabin. Merci madame!




Ysabelle Lacamp. Continuons dans la série des artistes multi-fonctions avec un bel exemple du genre: Ysabelle Lacamp. Universitaire distinguée, auteur de best-sellers, chanteuse de variétés et…actrice. Souvent dans des films érotiques ou elle jouait de son charme franco-chinois et c’est heureux, car aucune de ces choses ne restera dans les annales. Sans jeu de mots. On citera quand même « Emmanuelle 2 » (1975) de Francis Giacobetti, « Le jardin des supplices » (1976) de Chritian Gion ainsi que la comédie lamentable « Les aventures de guidon fûté » (1980) de Jean Marie Durand. On peut ajouter un grand nombre d’apparitions à la télévision, notamment dans « Les cinq dernières minutes »


Ysabelle Lacamp

Chantal Goya. Eh, oui, Marie Rose, en plus d’être franco-vietnamienne, fut d’abord actrice avant d’emprunter « Le soulier qui vole » et certains lui prédisaient même un bel avenir dans le cinéma. Le destin en décida autrement et c’est dommage. Outre « Masculin féminin » de Godard, elle participa à un nombre non négligeable de films, dont quelques uns surprenants, tel la production franco-allemande « Quand Ludwig part en manoeuvres ».
Comme je l’ai dit précédemment, je ne parle que de ce que j’ai vu, aussi, me limiterais-je pour ce qui concerne Chantal Goya à une seule de ses prestations et pas des moindres, celle dans « Les gaspards » (1973) de Pierre Tchernia. Merveilleus et sous-estimée, cette comédie qui met en scène une communauté de doux rêveurs souterrains en guerre contre la modernité agressive incarnée par un Charles Denner désopilant. Chantal Goya y apporte beaucoup de grâce entre Michel Serrault et Philippe Noiret, tous deux excellents, comme de coutume.
C’est tout pour aujourd’hui!








