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LXXXIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, huitième partie.
Link et Hasil, émeutes et visites chez le sheriff.

Image Ronald Lincoln Wray alias Link Wray fut une légende de la guitare, un pionnier du Métal, et le seul musicien à pouvoir se vanter d’avoir eu un instrumental interdit pour incitation à l’émeute. Eh oui, « Rumble » dont se souviendra Quentin Tarantino, qui doit sa sonorité inoubliable à un crayon enfoncé dans l’ampli, fut considéré par les autorités d’alors comme subversif. Que diraient ces gens devant un disque de Rap?

Autre légende, retoqué longtemps avant de connaître une gloire certes souterraine et tardive mais bien réelle, Hasil Hadkins laisse une oeuvre folle, primitive, consacrée entre autres choses à la nourriture. Pâtisseries, hot dogs et poulet frit sont les sujet de ce poète à renvoyer dans le bac vert Philippe Katerine et Louis Boyard. Hasil, roi du Rockabilly cinglé, sans drogue mais avec plus d’alcool que mon voisin séjournait régulièrement dans la geôle du Shériff du comté. Poivrot, certes, mais respectueux de la Loi, le Hasil. D’ailleurs, il dédicaçait ses disques à ce noble représentant de l’ordre.
Réécouter « She said », son titre emblématique! (Et le reste aussi; hein!)



Hasil, homme-orchestre…
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LXXXIII- Les excentriques du Rock »n’Roll, septème partie.
Jungle, oiseaux bleus, plages et sorcières: Kip et Ersel, génies d’un jour.
Un autre doublé, masculin celui-là, concerne deux musiciens inégaux mais visités par des fulgurances, commençons par Kip Tyler (1929-1996), joueur de bongos natif de Chicago, enregistra quelques honnêtes titres Rock’n’Roll parsemés de chef d’oeuvres discographiques inattendus « Jungle hop » dont se souviendra la duo musicophage et sexy the Cramps, « Eternity(A surfer’s lament) » ballade Surf Rock qui sonne comme une élégie et enfin et surtout, « She’s my witch », Slow Rock qui évoque par ses paroles le Film Noir autant que les amours sadomasochistes, préfigurant les délires du Velvet Underground (La prétention en moins) que le Rock Gothique ou le Psychobilly qui s’en inspira largemet dans les années 80. La carrière de Tyler s’étendit sur eune dizaine d’années avant que l’artiste ne disparaisse dans les limbes, non sans avoir laissé une trace. A noter pour finir que Tyler comptait parmi ses accompagnateurs un certain Bruce Johnston, bassiste qui officierait plus tard chez les Beach Bys, mais ça c’est une autre histoire!

Ersel Hickey (1934-2004) eut une carrière nettement plus longue, commencée dans le Rockabilly pour s’achever dans la musique Country, comme tant de ses contemporains. Auteur de « Goin’ down that road » merveilleux Rockabilly syncopé qui inspira largement Crazy Cavan lors du renouveau des années 70, ainsi que de perles telle « Hangin’ around » ou « You threw a dart », il reste cependant surtout connu pour la ballade Rock « Bluebirds over the mountain » qui fit l’objet d’une reprise par les Beach Boys à la fin des années 60. Encore eux (Ce n’est pas un reproche!) La boucle serait-elle bouclée? En tous cas, voilà qui rapproche deux artistes pourtant très différents!


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LXXXIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, sixième partie.
Honneur aux dames, avec ce doublé féminin qui va compléter cette cohorte des oubliés de l’histoire, Sparkle Moore et Alis Lesley!
Sparkle Moore (Photo ci-dessous) eut une brève carrière, préférant une vie de famille à celle plus agitée de musicienne. Elle connut toutefois assez de notoriété pour paraître auprès de pointures telles Sammy Davis jr ou encore le King en personne. Elle laissa quelques titres intéressants, comme le rocailleux et provocant « Skull and crossbones » ainsi qu’une allure androgyne qui inspira sans doute Suzi Quatro, figure du Glam Rock américain, ou encore le patron du renouveau du Rockabilly des années 80, Brian Setzer.



Le destin d’Alis Lesley fut à peu près identique, il est d’ailleurs troublant de voir la ressemblance entre les deux chanteuses, même blondeur, même look garçonnier tout en restant délicieusement féminin. Tout au plus peut-on noter que Lesley eut un peu plus de succès avec son titre « He will come back »



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LXXXIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, cinquième partie.
Sheriff and the Ravels.
Dans la série « Illustres inconnus » voici Sheriff and the Ravels, on ne sait pas trop qui ils sont (La photo ci-dessous n’est d’ailleurs peut être pas la leur) on sait que sans doute le Aleong co-auteur de « Shombalor » Doo Wop déjanté était un métis chinois résidant à Hawaii. Seule certitude, la trace discographique de ces allumés anonymes ou presque compte parmi l’une des chansons les plus bêtes et les plus réjouissantes jamais crée avec « Surfin’ bird » des Trashmen.


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LXXXIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, quatrième partie.
Freddie and the Hitch-hikers.
Bon, soyons clairs: on ne sait pas grand chose de Freddie et de ses auto-stoppeurs, sinon qu’ils laissent cet étrange simple enregistré en 1961: « Sinners ». Ballade Rock lugubre qui préfigurait avec beaucoup d’avance le genre Gothique, bruitage de vents coulis et hurlements en fond sonore inclus.
Bon, après? Eh ben c’est tout! Au suivant!



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LXXXIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, quatrième partie.
Myron Lee.
Gloire locale dans le Dakota du sud, Myron Lee né en 1941 laissa essentiellement un titre particulièrement énervé « Homicide » qui éclipsa d’autres choses parfois très prenantes. Vous remarquerez que je n’ai pas donné sa date de décès, pour la bonne raison qu’il n’y en a pas! Eh oui, à l’heure ou j’écris ces lignes, Myron Lee est toujours de ce monde. Quoiqu’on en dise, je ne parle pas que de morts!



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Un Elvis qui a certes un pelvis mais aussi autre chose dans ces « Tijuana bibles », bandes dessinées pour le moins licencieuses qui ne se privaient pas d’utiliser les célébrités pour en faire des petits Mickeys pour le moins sexués, ainsi que le prouve la jeune femme de ces dessins qui d’après ce qui apparaît réalise le rêve de beaucoup: coucher avec son idole!





















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LXXXIIII- Les excentriques Rock’n’Roll, troisième partie.
Masques, goules sexy et accidents de voiture!

Jerry Lott (Ou Marty Lott, c’est selon!) n’enregistra qu’un simple mais celui-ci lui apporta une gloire éternelle: »Love me », enregistré après une l’interminable enregistrement d’une ballade baveuse, « Love me » était l’enfant du dépit et de son corollaire: la rage. La carrière de l’homme au masque de Zorro (Lott fut en cela un pionnier du déguisement, bien avant Bowie et consorts) fut stoppée net par un accident de voiture qui laissa notre homme paralysé. Il connut ensuite une seconde vie…de professeur de philosophie!

Avec Tarantula Ghoul (1931-1982) on entre dans un registre différent. En effet Tarantula, de son vrai nom Suzanne Waldron, était avant tout une « Horror Host », autrement dit elle présentait à la télévision des films d’épouvante, sur KPTV (Station locale de Portland, Oregon) suivant en cela la première de cette profession: Maila Nurmi, plus connue sous le nom de Vampira (Voir photo ci-dessous). Pour ce qui concerne la contribution de Tarantula Ghoul au Rock’n’Roll, elle laissa un simple amusant relevant plutôt de la Novelty « King Kong/ Graveyard Rock »



Nervous Norvus (1912-1968) de son vrai nom Jimmy Drake, appartient lui aussi à cette zone grise à mi-chemin entre le Rock’n’Roll et la Novelty, qui laisa de nombreux titres assez tordus dot le plus connu demeure « Transfusion ». Faite d’un accompagnement minimal et de nombreux bruitages, cette chanson en principe destinée à la sécurité routière suscita de nombreuses controverses en raison du ton goguenard employé pour parler d’un sujet grave. Certes, il n’est pas du meilleur goût de plaisanter un malheureux qui cumule les accidents de voitures, ce qui l’oblige à des transfusions répétées, mais bon si on peut plus rigoler…



