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LXXXV- Le duel, deuxième partie.
De la rue au gymnase, en passant par la littérature populaire…
Louis Armand Victorin Leboucher (1807-1866)
Boxeur, pionnier de l’art de tirer à la canne. Sans vraiment le vouloir, il aida à la légalisation des sports de combat en France, lesquels étaient jusque là surveillés par les autorités, notamment par Fouché ministre de l’intérieur de Napoléon, car considérés comme une arme pour les voyous.

Charles Lecour de Oissery (1808-1894) premier codificateur de la Boxe Française, avant Chrles Charlemont, il fut inspiré par sa défaite contre le boxeur anglais Owen Swift.

Sir Edward Barton Wright (1860-1951) , créateur du Bartitsu, mélange d’escrime à la canne, de Judo et de Boxe, qui lui fut inspirée par u séjour au Japon.


Les arts martiaux tant européens que ceux importés d’Asie apparurent également en littérature, notamment chez Conan Doyle avec Sherlock Holmes ou chez Maurice Leblanc dans « Arsène Lupin ». Des deux côtés de la Manche, chez le détective de Baker Street comme chez le Gentleman cambrioleur.


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LXXXV- Le duel, aux poings, à l’épée,, la castagne régulée ou non par nos ancêtres!
En introduction, pour vous mettre en appétit, ces quelques images du chausson militaire pratiqué par les marins qui servit de matrice à la Boxe Française que nous connaissons aujourd’hui.
Avec en bonus, un duel mené avec une arme inattendue!



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Pour les footeux, Marius trésor au repos et en bonne compagnie!

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LXXXIV- Bokassa, l’ami qui nous voulait du bien.
Que la France était belle sous le soleil de 1977! Les français goguenards assistaient aux insolences des Sex Pistols bavant sur leur Monarque, tandis que les américains enterraient le leur, Elvis Ier. Plastic Bertrand poussait des « Ouh ouh ouh! » qui n’étaient pas les siens mais quand même repris dans les cours de récré, au même titre que les imitations de Marchais par Thierry Le Luron. On inaugurait le centre Beaubourg, les français le trouvaient horrible et le comparaient à une usine à gaz. Ils avaient raison.
Mais en cette année lumineuse et marquée par les aléas de diverses monarchies, une nouvelle fit l’effet d’un coup de tonnerre, ramenant toutes celles précitées à la dimension d’entrefilets pour bulletin paroissial: le couronnement de Bokassa Ier!
Cet ancien sous-off de la Coloniale, eut une vie bien remplie. Vétéran de l’Indo ou il fit des enfants ( Au moins une fille officielle) devenu chef de l’état de Centrafrique, il donna du « Papa » au Général et du « Mon cousin » à Giscard auquel il offrit en sus des terrains de chasses et d’accortes hôtesses, auquel cas on peut dire que le désormais défunt ex président caressa les plus noirs desseins.

Une rencontre avec son homologue ougandais Idi Amin Dada lui donna des complexes, le colosse d’Ouganda arborant un uniforme à faire pâlir d’envie Freddy Mercury et Liberace eux-mêmes, et rendant bien terne le déjà peu reluisant costume qu’il portait ce jour là. Aussi décida-t-il de se parer un peu mieux, se déguisant en sapin de Noel militaire avant de se prendre pour Napoléon et de se faire couronner empereur.

Il connut ensuite une chute brutale précipitée par ceux-là même qui l’avaient soutenu, Giscard en tête puis se retrouva accusé de tout les maux, allant du cannibalisme jusqu’à l’écoute des disques de André Claveau.
Il fut dans la foulée arnaqué par Bernard Tapie,qu’il traita de « Camelot et de marchand de vent » (Il avait raison!) et insulté par Serge July qu’il jugea pas apte à être fantassin de seconde classe » (Il avait raison aussi!) Il tenta de se venger par un livre « Ma vérité » qui finit bien vite au pilon pour cause de diffamation, puis finit solitaire dans son pays en 1996.


1701758 President of Uganda Amin Dada and President of Central African Republic Jean Bedel Bokassa gave the deportation order of asian community September 4, 1972; (add.info.: President of Uganda Amin Dada and president of Central African Republic Jean Bedel Bokassa gave the deportation order of asian community september 4, 1972). La fille asiatique de Bokassa. Mais est-ce la bonne?

Afin de ne pas terminer ce billet sur une note trop triste, voici une anecdote peu connue mais croustillante qui concernait un étudiant en droit français du nom de Didier Piganeau qui fut invité au couronnement de l’empereur en tant que « Didier Ier, roi de la Basoche » (Association d’étudiants en droit, sauf erreur de ma part) coiffé de la Faluche, béret des étudiants en droit, et vêtu d’une cape d’hermine.
Cette plaisanterie innocente énerva beaucoup les autorités de l’époque, notamment des Renseignements Généraux. Si on peut plus rigoler…

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LXXXIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, huitième partie.
Tony, Tooter, Gene et autres inconnus….
Tony Casanova, s’il portait le nom du plus célèbre séducteur du monde n’en reste pas moins un inconnu exhumé par la grâce de la compilation « Sin alley » ou figure le très remuant « Showdown » et la lugubre ballade coutry « The grave », outre ces titres Tony Casanova a pour lui d’avoir été un des premiers latinos de l’histoire du Rock, devançant quelque peu Freddy Fender et Chan Romero.

Avant de périr prématurément dans un accident de la route, Tooter offrit quelques perles au Rockabilly, en particulier « The will of love », énergique Rock’n’Roll ou la batterie et le piano se taillent la part du lion.

On ne sait pas grand chose de Don Willis sinon qu’il lâcha deux excellents Rock’n’Roll, « Warrior Sam » ( Ah les indiens dans le Rock, comme sujets de chansons ou comme musiciens, toute une histoire, demandez à Link Wray, Barbara Pitman, Billy Lee Riley et même Elvis qui avait du sang Cherokee par sa mère) et surtout « Boppin’ high school baby »

Gene La Marr, qui nous a quitté l’année dernière, galéra après le succès sans jamais le rattraper ce qui est dommage « You don’t love me anymore » et sa face B « Crazy little house on the hill » (Encore une redécouverte des Cramps) Détail amusant, Gene La Marr avait un homonyme travesti professionnel, autrement dit selon la terminologie actuelle, un drag queen!


Bonne nuit!




