II- Cinéma, histoire, musique, et photo, quelques ouvrages de référence.












II- Cinéma, histoire, musique, et photo, quelques ouvrages de référence.












CXXXVI- Curés de choc, mieux que Don Camillo! Ou quand la réalité dépasse la fiction.
Je profite du jour du seigneur pour évoquer deux de ses plus étranges serviteurs – certains diront parmi les moins dignes- qui, malgré des parcours et des motivations fort différentes, eurent en commun d’émerger lors de la Deuxième guerre mondiale.
Commençons par le père Michel Collin (1905-1974) prêtre lorrain visité très jeune par le Christ en personne qui commença à avoir des velléités de devenir Pape pendant l’Occupation en zone libre. Cette volonté se manifesta essentiellement par des harangues ou il était suivi par un prétendant au trône de France ( Désigné par Collin lui-même, on est jamais si bien servi que par soi-même!) lequel se fatigua de cette mascarade pour devenir guide touristique.
Collin de son côté ne se découragea pas, attendant-tout de même- la mort de Jean XXIII pour s’autoproclamer Pape dans la localité de Clémery en Meurthe et Moselle ou il s’était installé en 1960.
Dans les années 70, il édita un journal « La vérité » ou il s’en prenait avec un acharnement déconcertant au Pape d’alors, Paul VI. Il accusait en effet ce dernier de tout les maux de la Terre ( Et sans doute du ciel) parmi lesquels d’être un agent du KGB, un ancien espion de l’Abwehr, de diriger en sous-main une chaîne de sex-shop et d’être le fils honteux d’Andreoti (Le président du conseil italien de l’époque, surnommé Belzébuth par ses adversaires)
Michel Collin s’éteignit en 1974, dans l’indifférence générale. C’est triste.




Passons maintenant à un tout autre cas, celui de monseigneur Mayol de Lupé. Après le faux Pape, place à l’aumônier des Waffen SS français. Jean Mayol de Lupé (1873-1955). Habité par une haine féroce de la République et de ses symboles, il servit comme aumônier militaire lors de la première guerre mondiale. Il y fut fait prisonnier, blessé (Dans la Somme) il s’évada puis ramena une batterie de médailles à en décorer la rue de Rivoli à Noel.

Il fut affecté en Syrie et autres contrées, gagna au passage une Légion d’honneur mais son grand virage eut lieu 1938 quant il fut conquis par le Nazisme. Ce qui explique son engagement auprès de l’Allemagne et son rôle d’aumônier dans la LVF ( Formation de volontaires français sous uniforme allemand dépendante de la Wehrmacht) puis dans la division Charlemagne qui réunissait des survivants de la LVF et dépendait celle-ci de la Waffen SS. Emprisonné, privé de ses bien et condamné à l’indignité nationale en 1947, il bénéficia d’une mesure de clémence lui permettant de finir sa vie dans uen maison religieuse ou il s’éteignit en 1955.

A bientôt!
CXXV- Ode à Jean Richard, suite!
Suite à la mise en bouche que constituait l’article précédent, voici quelque chose d’un peu plus consistant concernant le comédien, humoriste, chanteur et patron de cirque qu’était Jean Richard.
Pour beaucoup, il reste un des visages du commissaire Maigret -quoiqu’il ne fut pas le meilleur, donnant l’impression de penser à la santé de ses fauves en tournant une scène d’interrogatoire- mais il fut heureuement bien plus que cela.
Outre les activités évoquées plus haut, Jean Richard fut aussi un acteur de la culture populaire, incarnant des figures issus de l’univers de Gaston Leroux (Chéri-bibi) ou de Frédéric Dard (Bérurier) ou encore de François boyer (Bébert et l’omnibus) ou Louis Pergaud (La guerre des boutons) sans oublier des personnages crées spécialement pour le cinéma tel l’inoubliable gendarme de Champignol, gauche, candide mais plein de bonne volonté, image d’un français rural et sympathique.
Sans plus tarder, quelques images pour se payer un bon bain de nostalgie, quant on riait avec le français populaire et non contre lui, comme l’ont tant fait les Deschiens.






A bientôt!
CXXXV- Ode à Jean Richard, ballade de Champignol à San Antonio en passant par une gare de banlieue…




Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…