CXLIII- Les excentriques du Rock’n’Roll, vingt deuxième partie.
Myron Lee and the caddies.
« The founding fathers of Rock’n’Roll in South Dakota » Les pères fondateurs du Rock’n’Roll en Dakota du Sud. Rien que ça! Que cette dithyrambe soit vérité ou pure forfanterie due à l’esprit de clocher, ce groupe du Midwest laissa quelques titres bien sentis tels « Fat man » , la balade « Rona baby » et surtout l’invraisemblable déflagration « Homicide » avec son saxo assassin en intro qui fit le bonheur des compilations « Desperate Rock’n’Roll » Formé à la fin des années 50, le quatuor et typique du Rock’n’Roll de cette période que d’aucun qualifie de déclinante mais qui vit le adeptes tardifs de notre musique préférée montrer des crocs acérés, préparant le terrain au Rock Garage, mais ça c’est une autre histoire!
CXLII- Les excentriques du Rock’n’Roll, vingtième partie. El loco Rocanrol!
Suite à l’article sur Johny Tedesco, un petit supplément concernant le Rock’n’Roll sud-américain. Le Mexique succède cette ois à l’Argentine, et c’est à ce pays que l’on doit cette curieuse orthographe hispanisée de notre musique préférée. Il était logique par ailleurs que ce pays soit parmi les premiers d’Amérique hispanophone à adopter cette musique en raison de sa proximité avec les USA.
Sans plus tarder, un peu de visuel, en attendant un article plus consistant sur le sujet!
CXLI- Les excentriques du Rock’n’Roll, dix-neuvième partie.
Et voici et vilà, le Johnny Hallyday ou le Billy Fury argentin Alberto Felipe Soria en 1944, squatta la hit-parades hispanophones au début des années soixante en réplique convaincante d’Elvis, produisant un Rock’n’Roll efficace « El rock del tom-tom » ou « El rock de la ninera » sont d’excellentes facture! L’Argentine étant dans les esprits à l’heure actuelle, c’était le moment ou jamais d’en parler!
CXL- Mathilda May, Alice puis vampire de l’espace…
Discrète sur les écrans et se consacrant à d’autres activités, notamment l’écriture, Mathilda May se fit remarquer du public par deux films relevant du fantastique « Nemo » de Arnaud Selignac et « Lifeforce » de Tobe Hooper, genre qu’elle délaissa par la suite pour se consacrer à un cinéma beaucoup plus conventionnel.
Sans plus tarder, un descriptif des deux films précités!
« Nemo » (1983) de Arnaud Selignac.
Produit par John Boorman, réalisé par un jeune cinéaste qui ne parvint pas à sortir de l’ombre, bénéficiant d’une distribution éclatante- Carole Bouquet, Dominique Pinon, Michel Blanc, Harvey Keitel (Qui tournait beaucoup en France au début des années 80) Le film fut un échec commercial et artistique complet. D’accord, d’accord, me direz vous mais de quoi ça parle?
Bon, autant y aller, et dites vous bien que c’est pas intéressant. Un gamin laissé seul dans un magnifique appartement par ses rupins de parents (C’est Michel Blanc qui joue le père) découvre un passage vers un monde fantastique qui en fait un adolescent (Jason Connery, fils de son père) lui fait rencontrer un homme singe, Zorro, Carole Bouquet en armure de plastique et quelques autres gaziers improbables. Dans le même genre, je préféras « The dragon lives » avec son faux Bruce Lee qui rencontrait Popeye, James Bond et Emmanuelle -entre autres- au moins ça bougeait. Là, et pardonnez moi d’être aussi grossier, MAIS QU’EST-CE QU’ON SE FAIT CHIER! Il ne se passe rien, les acteurs s’emmerdent autant que les spectateurs (Enfin, eux étaient payés) Il paraît que ça s’inspire de la bande dessinée « Little Nemo in Slumberland » (Littéralement « Petit Nemo au pays du sommeil », c’est de circonstance, on s’endormirait devant ce truc) en tous cas, ça ne ressemble à rien. Heureusement, il y a Mathilda may. Surprenante Alice, toute en fraîcheur et en innocence. C’est bien la preuve qu’il faut bien commencer quelque part!
Au suivant!
« Lifeforce » (1985) de Tobe Hooper.
Beaucoup plus intéressant par contre est « Lifeforce », adaptation d’un roman de l’auteur britannique Colin Wilson. Vous me pardonnerez une digression (Encore une, eh oui!) mais le cas de Colin Wilson mérite un coup d’oeil. Cet écrivain fut révélé dans les années 50 grâce à un roman existentialiste assez prétentieux: « L’homme en dehors/ The outsider » qui persuada la critique d’alors que le Royaume uni tenait sa revanche sur nous, les français dont la littérature brillait sur l’ensemble du monde. Hélas, Wilson déclina bien vite suite à sa fatuité et à un scandale dont les causes restent à ce jour obscures. Suite à ce revers de fortune, Wilson se reconvertit dans l’écriture de romans de science fiction peuplés d’extra-terrestres et autres créatures étranges (Non, Sandrine Rousseau n’y est pas, mais elle y aurait eu sa place!) Parmi ses livres pondus à la chaîne, il y en eut un qui retint l’attention des producteurs de cinéma « Space vampires/ Les vampires de l’espace »
Ce fut la compagnie israelo-américaine Cannon qui en acquit les droits, cette dernière dirigée par le duo d’escrocs magnifiques Menahem Golan et Yoram Globus était surtout connue pour des nanars atomiques, notamment pour ses films de ninjas. Activant sa branche anglaise, la Cannon embarqua à la réalisation Tobe Hooper, célèbre auteur de « Massacre à la tronçonneuse » qui vivait sur la gloire de son premier film.
Comme l’indique le titre il y a des vampires dans l’espace et des astronautes aussi peu inspirés que ceux d’ »Alien » ont la mauvaise idée de les découvrir et de les ramener sur Terre ou, bien entendu, ils se feront un plaisir de martyriser les malheureux terrien (Enfin ici des londoniens, ils s’entraînaient sans doute pour le jour ou ils auraient à supporter les islamistes). Des vampires? En fait un seul, ou plutôt une seule, Mathilda May, qui use de son physique candide comme d’un contraste saisissant et terrifiant avec l’extrême et froide cruauté de son personnage. La belle vampiresse spatiale est d’autant plus dangereuse qu’elle est contagieuse, et provoque des orages à répétitions.
Erotique, agressif, plastiquement très réussi et très bien rythmé, « Lifeforce »est sans doute un des films de science fiction les plus réussis et les plus sous-estimé des années 80. A redécouvrir!
A noter la présence dans un rôle de victime de Patrick Stewart, futur commandant Picard de « Star trek, la nouvelle génération. »
D’abord, ne me confondez pas avec le monsieur sur la photo, il est certes boursouflé et moustachu comme votre serviteur (Et par ailleurs adepte du Perfecto) en plus d’être écrivain (Il vendait plus que moi, mais cela fera prochainement l’objet d’un article, à ce propos, achetez mes bouquins, ça ne coûte pas cher!) mais la ressemblance s’arrête là. Dashiell Hedayat eut des identités multiples. L’identité, notion à laquelle il ne croyait pas, comme il le confia à Denise Glaser dans son émission Discorama, ce qui explique pourquoi il en changea si souvent. Né Daniel Théron, il se fit appeler Melmoth le temps d’un 33 tours « La devanture des ivresses » lauréat du prix Charles Cros et devenu semble-t-il rigoureusement introuvable. Puis il enchaîna sur « Obsolète »en 1971, sous le nom de Dashiell Hedayat, aidé par le gang de chieurs Jazz Rock/ Progressif « Gong » mené par l’australien David Allen et l’écrivain, figure de la Beat Generation, William Burroughs.
Les présentations faites, qu’en est-il du disque? Composé seulement de quatre chansons, pour la plupart évidemment très longues, aux structures complexes, empruntant au Free Jazz et au Blues, influencé par l’ambiance de l’époque avec ses références à la drogue et aux sexualités alternatives ( Sadomasochisme, homosexualité, etc) et les expériences musicales improbables, il est d’une écoute parfois difficile mais a mieux résisté au temps que certains de ses pareils.
S’il peut plaire aux amateurs de psychédélisme, il risque en revanche de rebuter un public attiré par des formes plus conventionnelles. Ceci posé, son écoute en vaut la peine, tant « Obsolète » constitue une des expériences les plus singulières des années 70.
Un dernier mot de Dashiell Hedayat. Toujours en quête d’identité, il s’éloigna du monde de la musique après « Obsolète » pour se tourner définitivement vers la littérature, devenant sous le nom de Jack Alain Léger un auteur à succès avec son gros roman « Monsignore » en 1976. Mais ça, c’est une autre histoire. Que je vous raconterais un jour!
» A genoux, citoyens et prêtres, Napoléon, Napoléon… »
Ces vers de « L’Ajacienne » pour introduire ce billet concernant l’Empereur. Il en est en effet beaucoup question ces temps-ci en raison notamment de la sortie du film de Ridley Scott. C’est donc l’occasion de revenir sur les représentations cinématographiques de ce personnage incontournable de notre histoire, quoiqu’on en pense. (Usul, tais-toi!)
Force est de reconnaître qu’il s’agit bien d’une histoire entre l’Empereur et le 7ème Art, pour le meilleur parfois et souvent, vous allez le voir, pour le pire! Car si Napoléon a beaucoup intéressé les cinéastes de tout poil, ces derniers ne l’ont guère ménagé, quitte à faire n’importe quoi. Avant de commencer, une chose encore, j’ai ajouté d’autres représentations, scéniques celles-là, et là aussi…surprenantes!
Albert Dieudonné (1889-1976) Peut-être pas le premier mais en tout cas le plus marquants des premiers interprètes du rôle. Dieudonné (Sans rapport avec qui vous savez) s’investit autant et même plus qu’il n’est possible dans le personnage, au point d’en éprouver des troubles psychologiques. Il endossa trois fois la tenue impériale, d’abord dans le célèbre « Napoléon » (1927) d’Abel Gance, « Madame Sans-gêne » (1941) de Roger Richebé puis enfin sur scène dans la pièce écrite par lui-même « Moi, Napoléon! » (1957)
Dennis Hopper (1936-2010) En voilà un parcours! Partenaire de James Dean, commis longtemps aux rôles de fils mauviettes du méchant dans de nombreux westerns avant de devenir une icône de la contre-culture grâce à « Easy rider » (1969) puis l’excité psychopathe drogué ( Au choix) dans les années 80 après un passage à vide ( Pas tant que ça, un litre de rhum par jour, ça remplit) Dennis Hopper fut également l’Empereur le temps d’un sketch du film « L’histoire de l’humanité/ The story of mankind » (1957) de Irwin Allen. Pourquoi pas? Après tout, ils faisaient la même taille.
Marlon Brando (1924-2004) coiffa le bicorne dans « Désirée » (1954) de Henry Koster. Ridicule. Allez, on passe à autre chose!
Subject: Marlon Brando dressed as Napolean in ‘Desiree’. He is mocking Meissonier painting of Napolean on horseback. August 20 1954
Photographer- Loomis Dean
Time Life Staff
Merlin-1058857
Pierre Mondy (1925-2012) fut en revanche un interprète très convaincant dans « Auterlitz » (1960) de Abel Gance. Preuve que Napoléon, celui de 1927, n’obséda pas seulement son interprète Diuedonné, il marqua également son réalisateur Abel Gance qui se pencha à nouveau sur le sujet en 1960 en le traitant cette fois sous l’angle d’une victoire de l’Empereur. Très bien réalisé, très précis quant à l’aspect historique, un des derniers exemples de cinéma épique à la française- Genre qu’on aimerait revoir sur nos écrans et il faut à ce sujet saluer « Vaincre ou mourir » qui va dans ce sens-
Ian Holm (1931-2020) se retrouva dans la peau de l’Empereur dans « Bandits, bandits/Time bandits » (1981) de Terry Gilliam ou on se paie la tête des français. Véritable purge incompréhensible et prétentieuse, à fuir! Anoter qu’à la même période, un clip de Pink Floyd versait dans le même humour crapuleux. Qu’on attaque, soit, mais autant le faire avec talent! Allez, zou, au suivant!
Comment ne pas évoquer Serge Lama sur scène dans la comédie musicale dédiée à l’Empereur? Hein, c’est vrai quoi!
Et notre invité d’honneur François Léotard. Bon, je vous l’accorde, le rapport n’est pas évident, mis à part la Corse, me demanderez vous? Pourtant, il en existe bel et bien un. En 1985, si ma mémoire est bonne, à l’invitation de Patrick Sébastien, François Léotard entonna l’hymne impérial « L’Ajacienne ». La boucle est bouclée!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…