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DCLIII- Jeux de société, figurines, T-shirts, disques, livre, bande dessinée, idées de cadeaux pour Noel, suite!








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DCLIII- Femmes soldats, femmes fatales, mannequin de la France libre, des idées de cadeaux pour Noel!
Objet unique que cette poupée de Madame Atomos réalisé par un fanatique de cette sombre héroine d’une série du « Fleuve noir » dont il sera question dans un (très) prochain article!

« Mademoiselle Marie » figure de la Résistance française apparue dans les « War comics » de chez DC avant de devenir un jouet fabriqué par Hasbro appartenant à la ligne des « Action figures » G.I Joe (« Never say doll, when it comes to boys’ toys! » Devise de la firme!)

« Mademoiselle Marie » avait plusieurs tenues allant de celles adaptées au combat à celle plus « sexy » relevant du déguisement. J’apprécie particulièrement les frou frous du French cancan!


Mademoiselle Marie et « Eden » autre résistante de la ligne G.I Joe.

Mademoiselle Marie et G.I Joe, séductrice faisant honneur à la réputation de séductrice de la femme française, sous le regard peut être jaloux de Sergent Rock, autre personnage issu de la bande dessinée!

Le résistant français selon Hasbro. Sur fond rouge…

…puis sur fond vert!

Miss Fear, archétype de l’asiatique séductrice et dangereuse, également issue de la bande dessinée, en l’occurrence « Blackhawk comics » entre 1946 et 1948. Elle fit par la suite d’autres apparitions dans d’autres comic books, notamment en 1972 sous le crayon de Jim Steranko.



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Nains du cirque Pinder, par Robert Doisneau.

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DCLII- Littérature militaire.
« Les soleils de Badarane » (1968) de Pierre Lauer.
Malgré d’intenses recherches, je n’ai pas découvert grand chose au sujet de cet auteur dont ce fut le seul roman. Journaliste par ailleurs (Il avouait donner cette réponse par paresse quant on l’interrogeait sur sa profession) et co-auteur d’un livre sur le roi de Jordanie avec un certain Nick Vance, Lauer se perdit ensuite dans la nature. Quoiqu’il en soit, examinons cet opus unique. Ce qui lui vaut de figurer dans cette rubrique « Littérature militaire » c’est de parler de guerre et d’un genre de guerre particulier: les guerres privées autrement dit les guerres de mercenaires. En l’espèce le livre suit le chemin d’Evrard ancien militaire qui accepte par contrat une mission consistant à mener un groupe armé jusqu’au poste de Badarane dans le Sahara. Il se retrouve à la tête d’une bande de personnages qui pour être hauts en couleurs n’en sont pas plus recommandables. ( Il y a dans le lot un ancien kapo nazi) Bien entendu, la mission ne se déroulera pas comme prévu et – faut-il le préciser?- finira mal. Jusqu’ici, les conventions propres à ce type de récit sont respectées: figures marginales, violence et noirceur. Mais là ou « Les soleils de Badarane » se distinguent, c’est par leur caractère ouvertement homosexuel. Eh bien oui, Evrard le pivot (Je ne vais pas écrire le héros, il n’est en rien un modèle) de l’histoire entretient une liaison avec le plus jeune membre de son équipe, Villiers, ancien para de Bigeard. Par bienséance, je ne vous dirais pas qui fait Tuture et qui fait Tatave, mais me contenterais du mot de Max O’Connel, un des membres de l’équipe, pour Villiers après la mort de ce dernier: « Pas d’orchidées pour Miss Villiers! »

Certes, l’homosexualité a sa place dans les récits guerriers…ainsi que dans le réel! L’histoire est en effet remplie d’homosexuels qui o,t assumé des responsabilités militaires. De Philippe D’Orléans dit « Monsieur » frère de Louis XIV au général De Lattre, en passant par Friedrich Von Steuben fondateur de l’armée américaine et le Maréchal Hubert Lyautey colonisateur du Maroc ( Dont Clémenceau disait: » Il avait des couilles au cul, même si ce n’étaient pas toujours les siennes! ») Ce qui donne une claque aux virilistes comme aux tenant de la théorie du genre. Prjugés contre préjugés mis dos à dos.
Pour revenir au domaine de la fiction, on trouve des figures homos comme le malheureux soldat du « Dernier train du Katanga » qui meurt violé par une escouade de rebelles noirs (Dans le film, j’avoue ne pas avoir lu le roman de Wilbur Smith, dont l’adaptation à l’écran fut semble-t-il assez libre.) ou même chez l’un de nos plus grands auteurs Gustave Flaubert qui décrivait dans sa célèbre épopée « Salammbô » certains des mercenaires comme ayant pour leurs pairs des « Complaisances d’épouses… »
Complaisances que l’on retrouve dans « Les soleils de Badarane », ceci et bien d’autres choses, un style sec et imagé, une description aigue des rapports de force d’autant plus tendus quant ils ont lieu dans une situation ou les hommes risquent leur peau, un cynisme parfois grinçant, parfois réjouissant, plein de cet anarchisme de droite cher à votre serviteur qui n’en n’est que plus savoureux en regard du contexte dans lequel il a été écrit, celui de 68, quand les pavés volaient portés par des mains faibles.
Pour mémoire, le livre de Lauer (Et Vance) sur Hussein de Jordanie.

A bientôt!
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DCLI- Les grands excentriques français, II.
Aujourd’hui, les adorateurs de l’oignon.
» L’oignon est une image parfaite du cosmos et de son imbrication concentrique »
« L’oignon va vers la perfection et vivra toujours. »
Ces bonnes paroles étaient celles du frère François Thomas, ou frère Thomas, qui créa en 1929 à Chamant dans l’Oise cette secte religieuse fondée sur la croyance que l’homme devait imiter l’oignon en se reproduisant lui-même au lieu de se reproduire avec un tiers (Homme, femme, Bilal Hassani, euh non, pas Bilal Hassani!) Le brave homme alla porter sa croyance à travers la France et susciter des adeptes, dont le nombre est à ce jour difficile à évaluer en raison de sa discrétion. Car oui, les adorateurs de l’oignon existeraient toujours, mais étant discrets, on ne les voit pas! Seraient-ils nombreux? Qui peut le savoir? Ceci dit et sans vouloir faire de mauvais esprit, leur survie sembla douteuse et ce d’autant plus que certains d’entre eux s’émasculèrent suite à un enseignement de frère Thomas pour qui l’oignon dont on coupe la tige vit mieux.
En guise de conclusion, ce discrets illuminés attirèrent malgré tout un peu de lumière sur leur cas. Robert Doisneau les photographia (Voir ci-dessous) le magazine « Midi minuit fantastique » leur consacra un article ainsi que « Le crapouillot » dans son numéro spécial « La France insolite » en 1992.


Bon dimanche!
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DCL- Williams & Williams, les faux jumeaux du Rock’n’Roll noir.
Comme il y a, c’est bien connu, plus d’un âne à la foire à s’appeler Martin, il y a plus d’un chanteur de Rock’n’Roll à s’appeler Williams. Notre musique préférée en compta au moins deux (A ma connaissance!) Larry Williams et Andre Williams.
Commençons par Larry Williams (1935-1980) est le plus connu de cette paire réunie par votre serviteur. Car plutôt que d’un excentrique, il s’agit ici d’un méconnu. Pourtant Williams gagna une certaine célébrité grâce aux Beatles qui avaient plusieurs de ses titres lors de leurs années à Hambourg et les enregistrèrent même au moment de leur gloire. » Dizzy Miss Lizzie » « Slowdown » (également repris par Johnny Hallyday sous le titre « Dégage! ») ou encore « Bad boy » John Lennon pendant sa carrière solo sur son (médiocre) album de reprises de classiques de notre musique préférée « Rock’n’Roll » repris « Bony Moronie ». Les Who en firent même une version sur scène, et The Jam donna quant à lui sa propre version de « Slowdown » sur son premier effort « This is the modern world » A tout cela s’ajoute le concert que donna Williams à Londres accompagné de Johnny « Guitar » Watson (Tiens, tiens!) avec lequel il forma un duo lors de son virage vers la Soul.
Néanmoins, en dépit de tout cela, de ces chansons qui demeurent des classiques en eux-mêmes, malgré une inspiration réelle (écouter à ce sujet la magnifique ballade RRhythm’n’Blues « Baby’s got soul ») malgré ces héritiers prestigieux, malgré son lien avec le Royaume Uni au moment ou celui-ci donnait le « La » en matière de musique populaire, Williams reste un mal aimé. Sans doute parce qu’il fut éclipsé par Berry et Little Richard, grands devanciers, et aussi en raison d’un certain manque de rigueur. Car Larry Williams ne se contentait pas d’être un musicien, il était aussi un proxénète et à l’occasion un dealer. Il existe à ce propos une anecdote concernant une embrouille entre Williams et Little Richard à propos d’une dose de cocaine impayée. Digne d’un film de Martin Scorsese, tout comme la fin du chanteur qu’on retrouva mort d’une balle dans la tête à son domicile. Suicide pour certains, meurtre pour d’autres, à vous de juger!



Passons maintenant à Andre Williams (1936-2019) fut lui aussi proxo mais aussi clodo, alcoolo et bien d’autres choses encore. Mais il fut d’abord et avant tout un musicien. Héritier es « Blues shouters » des années 40 quant ceux-ci disparaissaient face à la vague Rock’n’Roll qu’ils avaient ironiquement contribué à préparer, Andre Williams racontait sur un mode tantôt égrillard, tantôt sombre des hsitoires venues de la rue. Il parlait de sexe bien souvent dans une langue codée, déclamait plus qu’il ne chantait (« Je ne me suis jamas considéré comme un vocaliste » Disait-il lui-même.) anticipant par là-même ces abrutis de rappers.
Comme beaucoup de ses confrères, il se tourna vers la Soul dans les années 60/70. Il travailla pour plusieurs labels parmi lesquels le célébrissime Motown pour lequel il contribua à l a découverte de Michael Jackson. Il connut une longue descente aux Enfers avant de connaitre un retour en force dans les années 90, accompagné par divers groupes….punks! Ce qui n’est en fait pas si étonnant. Après tout, le grand Andre (Grand homme tout à fait dans les deux mètres, hein!) eut la chance de voir deux de ses premiers titres exhumés par les mythiques Cramps « Jail Bait » et « Bacon fat »que le duo Lux & Ivy ajoutèrent sur un des volumes de la compilation « Born Bad » consacré à leurs racines musicales.
J’ai eu la chance de le voir sur scène à Rennes en 2000, il se montra bon showman, en dépit d’un groupe d’accompagnement moyen et du fait qu’il ne reprit pas ses anciens titres des 50s. Néanmoins, ce fut un très bon moment.



Pour conclure, comme dirait Jean Claude Duce, Andre écrivit un livre inspiré par sa vie tumultueuse édité par Kicks Books, éditeur dépendant du label Norton Records dont il était un pilier et préfacé par le journaliste musical et romancier (Très surfait selon moi mais c’est une autre histoire!) Nick Tosches. L’objet s’intitule « Sweets ». Ne l’ayant pas lu, il est ici pour l’exemple. Sur ce..

…à bientôt!



