Voilà un collectif cher à mon coeur. Ces allemands qui se réunirent sur les ruines d’autres piliers de la scène Rock’n’Roll d’Outre-Rhin ( Rhythm’n’Booze notamment) commencèrent par publier une série d’EP à partir de 1995, contenant autant d’hymnes à la gloire du mouvement Ted, ses faits d’armes et ses fantasmes avant de se lancer dans une série d’albums qui comptent désormais parmi les classiques du Rock’n’Roll moderne.
Outre les qualités indéniables (rythmiques, mélodiques etc) de la musique, les paroles se distinguent par l’humour et l’inventivité qui les distinguent de nombre de leurs confrères. Je dois avouer que j’écoutais l’excellente chanson de vengeance « Ain’t got no love » en rédigeant « Le charme secret de Vicky Lynn » roman de vengeance. A ce propos, le clip de la chanson était une publicité déguisée pour la marque de Jeans Rumble 59, sans que cela soit gênant le moins du monde. Mar que qui est plus ou moins le sponsor de la formation. Cela prouve un sens du commerce. Pourquoi s’en plaindre?
Aujourd’hui: l’abbé de Choisy (T’habites Choisy le roi?)
François Thimoléon de Choisy (1644-1724), fils d’une famille anoblie ( Il descendait de commerçants qui durent leur noblesse en raison de leur valeur économique, profitant de la vague de titre de noblesse qui furent distribués par la Monarchie au XVIIé siècle, procédé qui fut surnommé péjorativement « La savonnette à vilains ») qui parvint à la charge d’abbé grâce à une de ces sinuosités dont l’Histoire est remplie.
L’abbé de Choisy en grande tenue. Non, il n’est pas habillé en Bigouden!
A la vérité, l’Abbé de Choisy n’est pas un personnage majeur de notre histoire et il aurait probablement été oublié s’il n’avait eu la particularité de s’habiller en femme. A quoi dut-il cette fantaisie? A sa chère maman qui l’incita à porter une robe bien au-delà de l’enfance ( La chose était alors courante, les vêtements féminins étant destinés indifféremment aux garçons et aux filles jusqu’à l’âge de trois ans.) et de servir de compagnon de jeux aux frère de Louis XIV, Philippe D’Orléans dit « Monsieur », homosexuel notoire. Ce que n’était pas Choisy qui se contentait de se travestir. Il tira de cette habitude imposée par sa mère certains avantages, dont sa charge d’abbé. Loin du Chevalier d’Eon, autre figure ambigue du XVIIIè siècle. Ce dernier était un homme d’action, espion, bretteur et dont l’ambivalence n’a jamais vraiment trouvé d’explication. Le sujet fait encore débat chez les historiens et les psychanalystes. Le théorie la plus fréquemment avancée serait l’hermaphrodisme de l’individu. Il n’y avait rien de tel chez Choisy dont la vie se passa entre l’église et la cour ( Les méchantes langues diront qu’il n’était qu’un homme de robe!) et dont le seul événement marquant fut un voyage en Asie, un des premiers mené par des français à titre diplomatique. La chose était présidée par le père jésuite Tâchard au royaume de Siam, actuelle Thailande. Notre cher abbé n’y jouait que les figurants, il était du reste un personnage peu considéré de son temps. A raison.
Et quoi d’autre? ( Comme dirait Gainsbourg) Ben, rien. Vous croyez qu’il y a beaucoup plus à dire d’un gugusse pareil?
Les mémoires de l’abbé, à lire si le coeur vous en dit. Pour insomniaques seulement!
Le disque de Noel est une longue tradition dans le monde anglophone et notamment aux USA. Les rockers n’y échappèrent pas et, mieux, l’intégrèrent devenant des Rois mages rockant, à commencer par le premier d’entre eux/ Elvis, le King en personne!
Recommandé: le simple de cet excellent groupe de Teddy Boy Rock’n’Roll allemand Lou Cifer and the Hellions. J’en parlerais certainement plus en détail dans un futur article!
Les Stray Cats séparément y allèrent aussi de leur contribution de fin d’année, Brian Setzer, bien sûr, mais aussi Slim Jim Phantom!
Madame Atomos eut une vie littéraire étendue, outre qu’elle eut une progéniture du nom de Miss Atomos, et des adaptations en bande dessinée, Caroff eut en effet droit à un traitement dessiné comme d’autres auteurs du Fleuve noir, voir à ce sujet l’article sur André Ruellan. Publié par Arédit, spécialiste de la B.D populaire, et illustrés par divers artistes parmi lesquels Jorge Nabau Pérez.
DCLIV- Madame Atomos, ou la Fu Manchu en jupons du roman populaire français.
Sur papier, sur pellicule, l’asiatique forcément cruel, impénétrable et fascinant est une figure de la culture populaire. De Fu Manchu à Miss Fear, en passant par le fourbe monsieur Mitsuhirato dont le chemin croisa celui de Tintin dans « Le lotus bleu », il marqua longtemps comme une étape sinon obligée du moins fréquente sur la route des héros des pulps de toutes nations depuis l’apparition de ce que d’aucuns nommèrent « Le péril jaune ». Il est vrai que l’affirmation de l’Asie orientale symbolisée par la victoire japonaise sur la Russie en 1905 contribua fortement à susciter cette crainte et… à nourrir l’imagination des auteurs, de Sax Rohmer à bien d’autres. La France dans ce domaine ne fut ni en retard ni en reste. Depuis le capitaine Danrit et ses récits mêlant aventure et anticipation dans un style proche de Jules Verne au début du siècle jusqu’à André Caroff, dont il va être question ici, dans les années 1960.
Cet auteur très prolifique du Fleuve noir compta dans son oeuvre abondante le personnage récurrent de la super méchante Madame Atomos, survivante d’Hiroshima aux pouvoirs scientifiques (?) aux limites du surnaturel. Ceci posé, il ne reste pas grand chose à dire de ce personnage au demeurant attachant et qui fait partie intégrante du Panthéon de l’imaginaire français. Il reste à lire ses aventures, si le coeur vous en dit, ou à tout le moins contempler quelques unes des magnifiques couvertures de la série….
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…