DCXXXIX- Dominique Zardi, un inconnu célèbre du cinéma français.
Vous l’avez vu auprès de Gabin, Delon, Ventura ou De Funès. Son nom figure aux génériques des films de Mocky, Chabrol, Sautet. Il a tourné dans près de 600 films, du chef d’oeuvre au nanar. Des « Biches » de Chabrol aux « Fantômas » de Hunebelle (Il tourna même dans la version télévisée des aventures du célèbre personnage), il aura tout fait. Et plus encore.
Dominique Zardi (1930-2009) fut une figure de notre cinéma, mais pas que. Ce fils d’une bretonne et d’un juif tunisien (Preuve que l bretonne faillit rarement à sa réputation d’épouser n’importe qui) né Emile Jean Cohen Zardi ne se contenta pas de briller à l’écran, il se révéla par ailleurs un érudit en bien des domaines, et le reflétait dans ses livres. De l’attentat de la rue des Rosiers au conflit Nord-irlandais en passant par la boxe, nombre de sujets lui était familier. Ceci étant, son oeuvre la plus marquante reste son étude fort intéressante sur le Judaisme « Le génie du Judaisme » qui semble-t-il fut pour partie plagié par un certain BHL… Bizarre, bizarre.
DCL- Loin des canards de bain, les jouets d’autrefois, mais pour les grands!
Godemichets, vibreurs, et autres amusettes font depuis longtemps partie de notre quotidien. ( Un peu comme « Chaussée aux moines », mais c’est un autre sujet) Des alcôves antiques aux sauteries dignes d’une réunion tupperware, les accessoires du plaisir plus ou moins solitaire sont un sujet non seulement d’utilisation ou de plaisanterie mais aussi de fascination. Récapitulatif!
Vibreurs, masseurs (Pour perdre du poids?, ben voyons!)
« Le doigt qui vibre » Pour se curer les dents, vraiment?
Relaxez vous avec cet étonnant appareil. Admettons. Il faut noter que les publicitaires n’ont pas eu à camoufler l’usage réel de ce machin. D’ailleurs, il est permis de se demander à quoi il sert au juste!
2) Aphrodisiaques et autres remèdes contre l’impuissance et la frigidité, éléments indispensables de toute boutique spécialisée qui se respecte. En l’occurrence, il convient de signaler qui se cache derrière les produits ci-dessous: Beate Uhse, pionnière et reine teutonne de l’industrie du sexe
Notez le mot « Spezial-pralinen », comme une odeur de confiserie. Il manque quand même les berlingots!
Plutôt que de proposer des catalogues, Beate Uhse assurait sa publicité au moyen de prospectus.
Beate Uhse diversifia ses activités allant de l’édition de romans ou de photos érotiques.
Un petit cocktail pour finir?
3) Le plug anal.
Non, ce ne sont pas des toupies!
Voila, c’en est fini de ce petit voyage au coeur des jouets sexuels d’autrefois. J’espère qu’il vous aura plu!
Aujourd’hui: Philippe D’Orléans dit Monsieur, frère de Louis XIV.
Monsieur (1640-1701) égaya le règne de son frère Louis le Grand par ses tenues extravagantes et ses moeurs antiques. J’en ai déjà touché mot lors de mon billet sur l’Abbé de Choisy, qui était son compagnon de jeux à l’âge tendre. Comme il devait être émouvant de voir s’ébattre ces garçonnets en robe! D’ailleurs, comme le futur homme d’église, Monsieur dut porter des effets féminins bien au-delà de ce que la société d’alors autorisait. Mais pour des raisons bien différentes. Il ne s’agissait pas pour lui de s’élever socialement au moyen d’un déguisement digne de la gay pride – il était le frère du Roi- mais au contraire d’être féminisé et dont rendu plus faible afin de ne pas faire d’ombre au roi. Le procédé semble cruel, mais les cadets étaient ainsi traités afin de ne faire d’ombre aux aînés. Autre différence majeure avec Choisy, il avait des préférences masculines très marquées. Pour le moins.
Il dut tout de même se marier (Avec une femme, le mariage pour tous c’était pas pour demain!) avec une grosse dame allemande, plus virile que lui (Oon disait à la cour « Monsieur est très Madame et Madame est très Monsieur ») la princesse Palatine en l’occurrence, à laquelle il fit tout de même trois enfants. Pour l’époque c’était peu, mais il faut malgré tout saluer cet effort( La GPA, c’était encore à venir, courage Phillipe!) Et en dépit de son éducation et de la méfiance de son frère, il gagna une bataille contre les hollandais, se révélant un fin stratège et un militaire courageux.
Philippe D’Orléans enfant. A la gauche du tableau.
La princesse Palatine.
Le Chevalier de Lorraine, grand amour de Philippe D’Orléans.
C’est la saison pour en parler, le film de Noel. Certes, il ne s’agit pas d’un genre – les films en rapport avec ce thème n’ont jamais été regroupés sous cette appellation- mais la fête de la Nativité a souvent servi de toile de fond au cinéma, voire de ressort dramatique. De fables familiales en récits horrifiques, le folklore des fêtes de fin d’année a eu de nombreux rapports avec le grand écran, pas toujours excellents, parfois faciles, en tous cas fréquents. La France n’a pas été en reste, voici quelques oeuvres en rapport avec les boules, la crèche et le sapin!
Florilège!
« L’assassinat du Père Noel » (1941) de Christian Jaque.
Adapté fidèlement du roman de Pierre Véry par Christian Jaque (Lequel avait déjà porté à l’écran « Les disparus de Saint Agil » du même auteur.) « L’assassinat du Père Noel » restitue l’atmosphère à la fois familière et poétique, tendre et inquiétante du romancier à travers cette histoire mêlant enquête policière et histoire d’amour dans le cadre d’un petit village de Savoie. Rempli de personnages attachants (La jeune rêveuse qu’on qualifierait aujourd’hui d’anorexique, son père qui s’habille en Père Noel joué par un Harry Baur, toujours excellent, entre autres) servi par des comédiens excellents, tels, outre Harry Baur, Robert Le Vigan, Fernand Ledoux, Raymond Rouleau, Renée Faure.
Ici, on a affaire à une synthèse des films de Noel en cela qu’l mélange le merveilleux et l’angoisse, rappelant que le mal ne connait pas de trêve. Signalons enfin que le film fut produit par la société Continental films, contrôlée par l’occupant allemand qui tenait fort curieusement que la France continue à produire un cinéma de qualité. Fort curieusement, car dans les autres pays occupés, les nazis avaient à coeur de crétiniser les populations. Allez y comprendre quelque chose…
« L’arbre de Noel » (1969) de Terence Young.
Parce que son fils va mourir d’une leucémie suite à une irradiation, un homme d’affaires franco-américain décide que les derniers mois de son enfant devront être les plus heureux de sa vie. Aussi, il lui passe toutes ses fantaisies, allant d’un tracteur au vol d’un loup, aidé par un vieux copain de ses années dans la résistance.
Ici, on est dans le registre « Mon enfant va mourir », sujet plus souvent traité par les italiens que par nous (« L’incompris » de Comencini, « Mourir à douze ans » de Mario Gariazzo) mais le film étant une coproduction avec l’Italie, ceci explique sans doute cela. Il s’agit évidemment d’un thème rempli d’écueils pour qui ne sait pas l’aborder, heureusement Terence Young- réalisateur décidément éclectique autant qu’international- les évite, optant pour une mise en scène sobre, évitant le pathos, le larmoyant et sachant ménager l’émotion, en particulier lors de la scène finale. Les comédiens servent avec talent l’ensemble, William Holden, Bourvil (Qui, très malade, montra un vrai courage lors du tournage) Virna Lisi et le jeune Brook Fuller dans le rôle du garçon. A noter la très belle idée de se référer à la légende du « Meneur de loups » déjà abordé dans le roman homonyme de Alexandre Dumas.
« 3615 code Père Noel » (1989) de René Manzor.
Un jeune garçon fou de jeux vidéos et de films d’action croit encore au Père Noel, au point de vouloir le rencontrer. Par chance, ou plutôt par malchance, son voeu se réalise via un serveur minitel (Ah, le bon vieux temps!) qui le met en contact avec un inconnu ( En fait un barbu repoussant) qui prétend être Papa Noel en personne. Les choses évidemment n’en restent pas là, le dingo accro à la houppelande en vient à pénétrer dans la maison de campagne des parents du gamin. Ces derniers étant absents, le gosse est seul avec son papi (En fait il est seul, papi étant à moitié aveugle et aux trois quarts gâteux) mai comme le chiard n’a pas les méninges en jachère, il a truffé la baraque de pièges (Dignes des amusettes des vietcongs pendant la guerre du Vietnam, fort, le gosse!) et suite à quelques épreuves, et après s’être déguisé en Rambo, il viendra à bout du Père Noel de mes deux. Bien fait! Bon, je ne veux pas être méchant, le film regorge de bonnes idées ( Il a même inspiré « Mamn j’ai raté l’avion », ce que la société américaine productrice du machin de John Hugues a reconnu. Pas chiens, les Yankees ont donné à Manzor un poste à responsabilités dans leur boite!) et assume sa candeur. Hélas, le mauvais goût qui n’est pas celui de l’époque comme disent les grincheux mais du réalisateur -pourtant pas dénué de talent!- gâche un peu les choses. Dommage. On est pas passé loin d’un « Black Christmas » à la française! La faute à des images trop chargées et à pas assez de noirceur. C’eut été nécessaire pour mettre en scène un Père Noel qui cache un Père fouettard!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…