Ce n’est pas Bobby Darin, ni Bobby Rydell, mais Bobby Louis. A la vérité, on ne sait pas grand chose de ce chanteur qui laissa deux 45 tours en 1959: « Cell of love/ I’m a coaward » et surtout »Love at first sight/ Adult western » En l’occurrence, c’est le deuxième qui nous intéresse et plus particulièrement sa face B (Comme quoi, il ne faut pas négliger les face B, certaines ont dépassé les face A), un Rock’n’Roll au titre singulier « Adult western » aux paroles à double sens qui démarre doucement et tourne frénétique.
Toujours est-il que si Louis tomba dans l’oubli, « Adult estern » connut une résurrection par la série de compilations « Desperate Rock’n’Roll » puis dans l’album – au sens plein du terme « R’n’R primitif », au sens plein du terme car il s’agissait d’un disque compilant plusieurs rocks obscurs illustré par un livret qui bénéficiait du talent de divers dessinateurs, le tout dirigé par Baru, lui-même dessinateur.
Pour la chanson qui nous intéresse, ce fut Loustal qui y alla de ses petits Mickeys. Voir ci-dessous!
DCXLIX- Ode à Métal Hurlant, aux Humanoides Associés et autres bandes dessinées de la jeune garde française,Margerin, Clerc, Benoit et quelques autres, nostalgie des années 70/80!
Friedrich Whilelm Von Steuben (1730-1794) était un aristocrate prussien, un jeune et brillant militaire qui dut quitter son pays suite à de vilaines affaires de dettes de jeux impayées et de comportements pas très « sehr correct » envers des jeunes hommes. Néanmoins, notre vaillant prussien trouva sa fortune dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord, autrement dit les USA en devenir. Car, en cette fin d’années 1770, il y avait chez ceux qui étaient alors des sujets du roi d’Angleterre une volonté d’indépendance, parmi lesquels George Washington. Von Steuben gagna les faveurs de ce dernier par ses compétences militaires, notamment en imposant aux révolutionnaires une discipline qui leur manquait. Cette dernière comprenait des exercices réguliers dans le cadre d’une formation progressive ainsi que des ordres clairs et précis lors des batailles. Von Steuben laissa à ce propos un manuel d’infanterie qui fait encore autorité aujourd’hui ainsi qu’un traité du maniement de la baionnette. Pour toutes ces raisons, il est considéré comme l’un des pères fondateurs de l’Amérique et surtout comme le créateur de l’armée de ce pays.
On notera par ailleurs qu’il est également resté dans l’histoire pour avoir inventé la « Soirée slip ». C’est digne du Lycée Papillon!
A la différence de nombreux artistes présents dans cette rubrique, Red West a un nom. Et bien connu même, notamment d’Elvis qu’il sauva d’une coupe de cheveux intempestive au lycée avant de devenir son ami, son chauffeur et son partenaire au Karaté. Mais Red West ne fut pas que cela. Ancien joueur de Football américain, ancien Marine, cascadeur (Dans « Spartacus ») acteur au cinéma et à la télévision (Les plus âgés d’entre vous se souviennent du mécanicien fort en gueule des « Têtes brûlées ») mais aussi musicien. Il composa pour son ami le King « If everyday could be like Christmas » et pour d’autres chanteurs dont Pat Boone et Johnny Rivers. Il enregistra en 1960 pour son propre compte un Rock’n’Roll bien senti aux paroles hilarantes: »Ain’t nobody gonna take my place. » trouvable sur l’album « The godfathers of Psychobilly »
Aujourd’hui: Serge Gainsbourg; album « Confidentiel » (1963)
Serge Gainsbourg, tout a été dit sur son compte. Raconté, analysé, admiré, disséqué, détesté, évalué puis réévalué, à tort ou à raison. Il existe d’ailleurs à ce propos de multiples confusions entre le personnage public, l’homme, sa musique, ses tricheries et son talent réel, tant et si bien qu’il est bien difficile de s’y retrouver et d’émettre un point de vue raisonnable à son sujet. Je ne m’y risquerais pas ici, tant la littérature sur Gainsbourg abonde. Je me contenterais de chroniquer cet unique album paru en 1963: « Confidentiel » Car, rappelons le, Gainsbourg était d’abord et avant tout un musicien, qui ne manquait ni de flair ni de goût, et encore moins de talent! Toutes choses que ne sauraient effacer les manigances auquel le beau Serge se livrait parfois!
Pour certains, l’album le plus dépouillé de l’histoire serait « Plastic Ono Band » de John Lennon sorti en 1970, « John Wesley Harding » de Bob Dylan antérieur à ce dernier de deux ans. Pourtant, s’il est un modèle de dépouillement: une basse, une guitare, une voix. Le climat est donc intimiste, influencé par le Jazz Latin, genre qu’affectionnait Gainsbourg, mais si la part belle est faite aux ballades, il reste de la place pour des titres plus rythmés (« Scenic Railway ») Les textes sont empreints de la mélancolie propre à l’auteur (« La saison des pluies » magnifique chanson sur une rupture amoureuse qui évite tout larmoiements, « No no thanks no », histoire de la fin d’un drogué qui évite le pathos.) ou d’un humour très fin quant aux modes qui passent forcément (« Le temps des Yé-yés »)
Le plus frappant ici est qu’en dépit de cet apparent dénuement, jamais le disque ne donne une impression de vide, les deux instruments qui accompagnent le chanteur remplissent l’espace et ne sont jamais pris en défaut.
« Confidentiel » n’est pas le plus célèbre opus de Gainsbourg, ni le plus célébré, y compris dans cette période 1960/1963 dans laquelle beaucoup préfèrent « Percussions » Néanmoins, « Confidentiel » égale et même surpasse en un sens son prédécesseur. Il est certes moins original, mais il est plus émouvant, teinté d’une poésie élégante dans les mélodies comme dans les textes. Un grand disque, à redécouvrir. Pour la petite histoire, le guitariste présent sur l’album Elek Bacsik co-écrivit l’un des titres et dut le rappeler à Gainsbourg qui avait oublié de le payer. (?????) Sacré Serge!
Et maintenant comme il fait beau, c’est le moment de jardiner. Bien entendu je plaisante. Il paraît de nos jours qu’il n’est pas écologique d’avoir un jardin. En attendant le jour ou nous serons interdits de pelouse, voici une sélection d’images portant sur un sujet essentiel: la tondeuse à gazon, symbole ultime de l’ingéniosité humaine!
Pour ceux que cela intéresse et qui souhaitent se rendre au Royaume uni, une image du musée britannique de la tondeuse à gazon. Sis à Southport aux alentours semble-t-il de Liverpool recommandé par le magazine « The beautiful North ». Si vous ne mourez pas d’ennui pendant la visite, c’est que vous êtes solide. Mais comme disait un anglais « Si ce n’est pas ennuyeux à regarder, ce n’est pas anglais » L’humour, toujours l’humour!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…