DCXXI- Un air anglais….le retour, quatrième et dernière partie.
En guise de conclusion, le Royaume uni insolite en images, pour bien terminer l’année!
Concours de la plus belle ( et plus…euh, grande!) pipe, vedettes du Casino de Pari ( curieusement situé à Londres), danseuse burlesque héroine de guerre , Photographe libidineux déguisé traîtreusement en Toulouse Lautrec ou encore, la future actrice du « Voyeur » de Michael Powell, Pamela Green quant elle était encore brune! Amis des puzzles bonjour!
Ainsi qu’il a été dit dans l’article précédent, les illustrations de la série « St Trinians » connut un succès tel qu’elle appela (Forcément?) une version sur grand écran. Il était à priori peu évident de constituer un récit à partir de dessins épars quoique centrés sur un même thème. Cela advint finalement en 1954 avec « Les belles de St Trinians/ The belles of Saint Trinians » ou d’accortes demoiselles donnaent un aspect sexy (Quoiqu’assez sage, époque oblige)à ce sympathique petit film. L’aspect comique revenait à Alistair Sil et George Cole, incarnant qui Miss Fritton, la directrice (Une façon comme une autre d’honorer la tradition du travelo rigolo propre aux carnaval et au théâtre comique anglais) qui Flash Harry, jeune débrouillard mi-spiv mi-teddy boy.
Ci-dessous,dessin hommage à Ronald Searle rendu peu après sa mort.
Le succès rencontré par le film engendra trois suites « Blue murder at St Trinians » (1956) « The pure hell of St Trinians » (1960) « The great St Trinians train robbery » (1966). Il faut enfin signaler – hélas- l’existence de deux nouvelles suites dans les années 2000 à fuir absolument. Vulgaire, idiot et surtout pas drôle, après des films pareils, il faut s’essuyer les pieds!
DCXVII- Un air anglais….le retour. Troisième partie.
Ronald Searle et les collégiennes.
Peu connu en France, Ronald Searle (1920-2011) fut un dessinateur prolifique dont le travail le plus célébré fut et demeure la série « St Trinians » dépeignant les joyeuses cruautés au sein d’un collège pour jeunes filles pas très sages. Tortures et peines de morts, vexations et harcèlement en tout genre sont le lot de cette institution que personne ne saurait qualifier de vénérable. Quoiqu’il en soit, ce monument de l’humour noir très ancré dans la culture locale (Références au goût pour les paris sportifs, satire du système scolaire, tendance à un esprit égrillard) connut un immense et durable succès au point de faire partie des meubles encore aujourd’hui. Je n’oublierais pas de parler des films, ainsi que le montre à la fin de ce billet l’affiche de « The Belles of t Trinians » Mais, ça c’est pour la suite!
Quand les anglais se brident les yeux, ou les acteurs britanniques jouent aux asiates!
Le sujet qui suit va en énerver certains – ou seraient de nature à en énerver- Les acteurs qui se sont livrés à ce vilain péché: l’appropriation culturelle. En effet, quoi de plus laid de se grimer, de se faire passer pour ce qu’on est pas, de dire ce qu’on ne pense pas, de feindre, de mimer, bref de jouer la comédie?Parce que ce n’est rien d’autre que cela que d’aucuns reprocheraient à Christopher Lee, Peter Sellers ou Peter Ustinov. Avoir incarné des personnages qui n’étaient pas de leur « race » est désormais un crime, la caricature, les stéréotypes (Et je ne parle pas des fameux stéréotypes de genre!) sont bannis. Certes, ces derniers ne respirent pas la légèreté, mais n’est-ce pas là le propre de la caricature ou de la parodie? Ou encore du cinéma de genre (!) qui par essence véhicule des clichés. S’agissant du premier film exposé dans le présent article « Dans les griffes du dragon rouge/ Terror of the tongs » (1961) de Anthony Bushell, les rôles d’asiatiques sont tous tenus par des occidentaux, pour autant cela relève-t-il du racisme? Soit, le procédé interroge en regard des critères contemporains mais en l’espèce, il n’est pas insultant. Seulement un brin comique, considérant le maquillage pas toujours convaincant des acteurs. Il n’en n’est rien pour ce qui concerne la vedette du film Christopher Lee, crédible en chef d’un gang bigarré.
C’est justement sous le patronage de celui qui fut une des meilleures incarnations de Dracula que je mènerais cet article, Sir Christopher Lee!
Après le redoutable maître des triades de « Terror of the tongs », Lee incarna un autre chinois patibulaire dans le film allemand « Le narcisse jaune intrigue Scotland Yard/Das geheimnis der gelben narzissen » (1961) de Akos von Râthony, lequel appartient à la série de films « Krimis » inspirée des romans de l’écrivain britannique Edgar Wallace, très populaire dans les années 60.
Christopher Lee interpréta de manière presque logique le célèbre docteur Fu Manchu dans une série de films de 1965 à 1968.
Peter Sellers, roi du déguisement et de la transformation vocale, ajouta à sa collection de défroques un assortiment d’asiatiques parmi lesquels l’officier japonais de « En voiture Simone/ Soft beds and hard battles »(1973) de John Boulting (Voir photo ci-dessous) le faux Charlie Chan de « Un cadavre au dessert/Murder by death » (1976) de Robert Moore, le déguisement de chinois de l’inspecteur Clouseau dans « La malédiction de la panthère rose/ Revenge of the pink panther » (1978) de Blake Edwards, enfin… le docteur Fu Manchu dans « Le complot diabolique du docteur Fu Manchu/ The fiendish plot of doctor Fu Manchu » (1980) de Piers Haggard.
Pour finir, le bon Peter Ustinov reprenant le feutre et le costume blanc du détective Charlie Chan ( Il la jour Hercule Poirot asiatique?) dans le parodique « Charlie Chan and the curse of the dragon queen/ Charlie Chan et la malédiction de la reine dragon » (1980) de Clive Donner. Parait-il très mauvais, il ne resta dans les mémoires qu’en raison de l’ire qu’il suscita chez les chinois d’Amérique qui manifestèrent devant les cinémas qui projetaient le film. Cela en valait-il la peine?
DCXIII- Un air anglais….le retour. Première partie.
Après les spivs, les teds, et la Hammer horror, voici quelques autres joyeusetés d’Outre-Manche pour égayer votre fin d’année! Cette fois, il sera question des friponneries de George Harrison Marks, des trois grâces de l’Empire automobile britannique, de la cruauté rigolote des collégiennes de Ronald Searle, des polissonneries de Sir Paul Raymond, et des triades chinoises par delà le pont aérien Manchester/ Hong Kong!
Ford, Consul Zephyr, Zodiac, les trois grâces de l’automobile britannique!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…