Mais qui est Buddy Love? Un des plus grands mystères de l’histoire du Rock’n’Roll. Ni plus ni moins. Connu pour sa reprise déjantée du classique du King « Heartbreak hotel » parue en simple avec en face B « Highschool days » en 1964, son visage autant que son nom demeurent à ce jour inconnus. Son titre fut tiré de l’oubli par les Cramps dans les années 90 sur la série de compilations « Born bad » consacrée aux influences du groupe.
Il faut rappeler au passage que le nom de Buddy Love était celui du personnage joué par Jerry Lewis dans son film « Docteur Jerry and Mister Love/The nutty professor » (1963, comme par hasard!) autrement dit l’alter ego macho et séduisant du professeur laid, faible et complexé au centre du récit. A ce propos, les tenues voyantes portées par Buddy Love étaient un tacle adressé à l’ancien partenaire de Lewis, Dean Martin mais aussi à Elvis! Alors, vu le contexte et les dates, et si Jerry Lewis n’était autre que Buddy Love?
Un hommage au mannequin Eva Lynd, modèle suédoise de tant de couvertures de livres de poche et de magazines d’aventures pour hommes dans les années 50/60. Ode à la Jeanne D’arc de la presse bon marché et de l’esthétique milieu de siècle!
Toujours en 1968, une autre figure française taquina le guidon, en l’occurrence Alain Delon qui se commit au Royaume Uni dans « La motocyclette/ The girl on the motorcycle » de Jack Cardiff, ou il partageait
Bon, de quoi ça cause? Une jeune femme qui s’ennuie avec son mari trouve de l’évasion et du réconfort grâce à la moto et surtout à Alain Delon, lequel incarne ici un prof de philo et coureur moto. C’est tout.
Inspiré du roman « La motocyclette » de André Pierre de Mandiargues, auteur de nombreux romans et nouvelles au caractère poétique souvent teintés de fantastique, le film de Jack Cardiff montre avant tout les limites de l’adaptation à l’écran d’un oeuvre littéraire. Dans le livre de Mandiargues, il ne se passe pas grand chose mais cette platitude est compensée par les images, les métaphores, e style. Mais si cette liberté est permise à un écrivain (Proust en est le meilleur exemple) il en va tout autrement pour un cinéaste qui a besoin d’un minimum d’action pour susciter l’intérêt du spectateur. Cardiff tente bien de maintenir un peu l’attention en jouant avec le fétichisme inhérent au sujet (L’érotisme du cuir et de la monture mécanique, déjà exloré par Kenneth Anger dans « Scorpio rising » quelques années plus tôt) et en cédant au psychédélisme alors en vogue (Ouh, la belle bleue! Ou plutôt la violette quand l’écran se teinte de cette couleur chère aux évêques.) Mais rien n’y fait « La motocyclette » reste terriblement ennuyeux. Un ennui semble-t-il partagé par les acteurs, en particulier Delon qui a parfois l’air de se demander ce qu’il fait là. Néanmoins, il faut reconnaître à celui qui constitue un des derniers monuments de notre cinéma que dans ce cas, il prouve son aptitude à s’impliquer dans des projets originaux bien que pas forcément aboutis. Cet aspect de sa carrière fera peut être d’ailleurs l’objet d’un billet sur ce blog. Je n’ai pas beaucoup parlé de Marianne Faithfull qui est pourtant la grande attraction du film mais j’avoue l’avoir un peu effacée en raison de son attitude envers Alain Delon dont elle trouvait qu’il ressemblait à « une plaisanterie qu’on pourrait faire sur un français » Chère Marianne Faithfull, nous ne nous connaissons pas mais sachez qu’Alain Delon en dépit de ses défauts réels ou supposés a au moins eu le mérite de se hisser par lui-même là ou il est. Vous, vous êtes née avec une cuillère d’argent dans la bouche ou elle aurait du rester, cela vous aurait empêchée de dire des sottises.
Bikers made in France, quand Johnny Hallyday et Alain Delon enfourchent le guidon! Première partie.
Quand à la fin des années 60, de l’autre côté de l’Atlantique pullulaient les motards crasseux, mal sapés et brutaux, la France ou tout au moins certains français s’adonnaient au plaisir coupable des aventures mécaniques. Et pas des moindres!
A commencer par Johnny Hallyday, lequel, au cours de son étonnante filmographie, apparut en 1968 dans « A tout casser » de John Berry (Réalisateur américain exilé en France suite à la « Chasse aux sorcières » anticommuniste du sénateur McCarthy dans les années 50. Il devint chez nous un homme à tout faire, dirigeant entre autres Fernandel)
Pas la peine de pondre un pensum quant au scénario, mélange de polar et de film d’aventures anémié qui sert surtout de prétexte à mettre en valeur Johnny et permettre à Eddie Constantine de tenter de séduire un nouveau public et de gagner des points de retraite. Sinon, Annabella Incontrera joue l’atout charme, Catherine Allégret fait déjà de la figuration et Michel Serrault le kéké en kimono jaune. Malgré ou à cause de cela, il y a moyen de passer un moment de détente.
C’est dimanche, alors, voici une sélection de la grande, la seule, l’unique Bettie Page, la Queen of curves, la Queen of pin ups en personne! De dos et surtout de face, voilà un régal pour les yeux! Aussi, n’oubliez pas de cliquer!
American glamour model and pin-up girl Bettie Page poses in a red negligee and stockings, circa 1955. (Photo by Archive Photos/Getty Images)
Aujourd’hui,, un « Tout l’univers » un peu particulier puisqu’il sera entièrement consacrée aux photos insolites dites également « Photos décalées ». Comme souvent dans ces pages, vous y verrez des tignasses (enfin plus ou moins!) mais aussi bien d’autres choses!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…