Pour ce dimanche de Pâques, un tour parmi les belles de Russ Meyer!
Commençons par la première d’entre elles: Eve meyer.


Erica Gavin

Edy Williams



Uschi Digard

Christy Hartburg

Raven de La Croix



Kitten Natividad


Pour ce dimanche de Pâques, un tour parmi les belles de Russ Meyer!
Commençons par la première d’entre elles: Eve meyer.


Erica Gavin

Edy Williams



Uschi Digard

Christy Hartburg

Raven de La Croix



Kitten Natividad


Comme vous n’avez pas manqué de le remarquer, mon précédent article ne comportait pas de texte. C’est le résultat d’une négligence de ma part. Aussi, afin de réparer cette erreur, voici un second article avec photos et TEXTE sur cette légende de l’underground américain: Liz Renay.
Liz Renay, née Pearl Elizabeth Dobbins (1936-2007) fit dans la vie une entrée fracassante en remportant le premier prix d’un concours de sosies de Marilyn Monroe. Elle fut ensuite danseuse burlesque, actrice chez John Waters et dans nombre de nanars et films oubliables, chanteuse sans doute, et même artiste peintre. Au passage, elle entretint une liaison avec le parrain de Los Angeles Mickey Cohen, puis refusa de témoigner contre lui, ce qui lui valut presque deux ans de forteresse. Dont elle ressortit pas plus fatiguée que ça. Elle posa pour le peintre Joe Coleman, et inspira une chanson le sosie mexicain d’Elvis El Vez.Elle écrivit aussi des livres ou elle se racontait: « My face is for the world to see » et surtout « My first 2000 men ». Ses deux milles premiers amants? Bon, c’est elle qui le dit. En tous cas, elle fut une femme d’intérêt!





Photos extraites de « Blackenstein »

Tableau de Liz Renay.












De Jayne Mansfield et du confort au fond du lit.
Les artistes, les vedettes, appelez les comme vous voulez, parviennent parfois aux cimes du succès. Alors, les marchands du temple ne peuvent s’empêcher de se saisir de la manne générée par le triomphe des nouveaux dieux. Concrètement, cela s’appelle le merchandising ou, si l’on veut respecter notre langue française, les produits dérivés. Et si l’on sait cet état de chose inévitable, il fait parfois mal aux yeux. Cartes postales, affiches, statuettes pour le meilleur, casquettes, verres à moutarde pour le meilleur. Mais au milieu de ce bric à brac, il existe une exception, un cas sans doute unique: la bouillotte. Oui, j’emploie l’article défini à dessein, car un tel objet le mérite. Et ce d’autant plus qu’il est à l’effigie de Jayne Mansfield. J’ignore dans quelles conditions naquit ce projet pour le moins extravagant, mais au rayon des curiosités, il mérite une place d’honneur.
Alors, si vous aimez les bouillottes, les piscines baignées par le soleil californien, les roploplos et les blondes peroxydées, cet article est pour vous!








Figures françaises.
Aujourd’hui Bollardière, Aussaresses, l’ange, le démon et la question.
Jacques Pâris de Bollardière (1907-1986), Paul Aussaresses (1918-2013). Deux généraux, deux hommes qui eurent le même point de départ, la branche armée de la France Libre qui les forgea. Bollardière forma au terme de la Seconde guerre mondiale le futur RPIMA (Régiment parachutiste d’infanterie de marine) unité d’élite équivalente du SAS britannique. Aussaresss quant à lui se retrouva à la tête de la onzième demi-brigade parachutiste (BPC) bras armé du SDECE, services secrets français de l’époque. Largement décorés l’un et l’autre, figures de la résistance et sauveurs de l’honneur national, ils connurent après le second conflit mondial des trajectoires pour le moins dissemblables.
Pour la même raison: les guerres coloniales. Aussaresses pratiqua le renseignement de manière musclée en Algérie, déjà par ce que d’aucuns appellent le massacre et d’autres l’opération de Philippeville en 1955, ensuite et surtout lors de La Bataille d’Alger, ou il fut responsable des interrogatoires. Il s’en ouvrit au début des années 2000 dans un livre, ou il justifiait ses actions au nom de la protection des civils, il est vrai souvent victimes des attentats du FLN. Ses passages à la télévision ou il évoquait ses actions sans complexes et même avec fierté suscitèrent l’émoi et lui accolèrent l’image d’un vieux soudard borgne et dénué de scrupules.

Général Jacques Pâris de Bollardière.

Bollardière au Larzac. Non, en dépit des apparences, il n’est pas à la mosquée!
Bollardière en revanche suivit le chemin inverse. Outre ses années en Indochine qui contribuèrent à le dégoûter du colonialisme, il avait au départ une certaine aversion pour la violence. Cette dernière avait d’une part pour source sa foi chrétienne et d’autre part les horreurs pratiquées dans les deux camps auxquelles il avait assisté lors de ses années dans la résistance. Sachant cela, il était logique que cet homme se révoltât contre la torture, allant jusqu’ à la dénoncer publiquement par voie de presse. En l’occurrence le magazine « L’Express » de l’inénarrable Jean Jacques Servan-Schreiber. A ce propos, je me permet une anecdote personnelle quant aux réactions provoquées par ces révélations. Mon grand père lui-même ancien militaire et partisan de l’Algérie française avait son avis sur le sujet: »Bollardière se rend ridicule à faire le con avec JJSS!!! » Preuve qu’un peu partout en France à l’époque, chacun y allait de son opinion, ce qui permet de jauger l’importance de l’événement.

Il y eut le temps des guerres, des révélations précoces ou tardives puis le temps de la paix que forcément les deux hommes occupèrent différemment. Bollardière tourna au vert, s’engageant au service de nombreuses causes sociales, la plus connue étant celle du Larzac. Aussaresses quant à lui se fit militaire globe-trotter, cumulant les brevets de parachutisme dans tout les pays ou il passait. Vous vous douterez qu’il n’y allait pas seulement pour les joies du saut et le tourisme mais aussi et d’abord pour faire profiter les armées étrangères de ses compétences en matière de renseignement. Ainsi, il se retrouva aux USA instructeur à Fort Benning et Fort Bragg (L’Armée américaine reprit au Vietnam à la lettre les techniques utilisées en Indochine et lors de la Bataille d’Alger) avant d’aller plus au sud, au Brésil au moment de la dictature militaire.



Général Paul Aussaresses.
Soit, mais tout cela pour en venir ou? La réponse est dans le titre de cet article. L’ange, c’est Bollardière. Le militaire antimilitariste, le héros des causes justes, l’homme qui s’est dressé pour dire non à toutes les horreurs, nazies ou coloniales, bref le personnage rêvé pour qui veut élever des statues et Le démon c’est Aussaressses, le bourreau, la massacreur, le monstre au service des tyrannies et de l’impérialisme américain. Et la question quelle est-elle ? En l’espèce, il ne s’agit pas de la torture -quoiqu’il eut été tentant de lui donner ce sens dans ce contexte- mais bien d’une vraie question: Comment ces deux hommes partant de bases identiques ont-ils pu suivre des voies à ce point antagonistes?
Chacun aura bien entendu sa réponse. Voici la mienne que je m’autorise peut être indûment, n’ayant pas vécu de guerre. La différence entre Bollardière et Aussaresses est – qu’on me pardonne ce mot pompeux- philosophique. Bollardière, chrétien et, il faut le dire, universaliste, se battait pour « …une humanité qui cherche douloureusement sa voie. » Aussaresses avait une vision plus nationale, patriote, certains diront bornée. Une différence de tempérament les séparait également. La discipline. Sacrée chez Aussaresses, contestée chez Bollardière et ce dès l’académie militaire, dont il sortit seulement sergent, ce qui était une punition, les élèves quittant en principe leur formation sous-lieutenant. On pourra ajouter que pour ce qui concernait Aussaresses, quelque chose clochait et citer pour l’occasion la phrase d’Héie de Saint Marc: « Certains hommes portent une part mauvaise en eux et deviennent de salauds. »
Drôle de réponse hein? Mais que dire d’autre? Que la forme ultime de violence, la « Folie organisée » comme disait Samuel Fuller, autrement dit la guerre, suscite chez les hommes des réactions souvent diverses, toujours intenses. Aussi m’a-t-il paru opportun de rapprocher ces figures militaires opposées et pourtant issues du même creuset qui incarnent ce cas de figure. Je m’interdis tout jugement, étant mal placé pour le faire.
Une dernière chose, je tenais à dédier cet article à nos soldats, dont j’espère que notre président dans son inconséquence proverbiale ne les enverra pas en Ukraine. Je tenais à dédier également à tous ceux qui ont combattu en Algérie, appelés, engagés, simples soldats ou officiers. Et plus particulièrement à mon père qui se retrouva dans les djebels, avec tant d’autres jeunes hommes de sa génération. Il y aura connu peu de combat mais assista à la torture. Il dut ce triste privilège en raison de sa compétence en arabe. Il parlait en effet fort bien cette langue pour avoir passé sa jeunesse au Maroc. Ce fut par ma mère que j’appris cet épisode de la vie de mon père, qui n’en parla presque certainement qu’à sa femme.
A bientôt.
Le cinéma français.
Aujourd’hui: « Y’a-t-il un français dans la salle? » de Jean Pierre Mocky (1982)
Un homme politique en vue(Victor Lanoux) fait deux découvertes qui le mettent au tapis. D’abord un homme que son oncle séquestrait et qui non content d’être encore en vie, le fait chanter. En effet, notre politicien n’a pas la conscience claire. Ensuite, il découvre l’amour sous les traits d’une très jeune fille. Ce dernier événement l’amène à se remettre en question, au grand dam de son entourage.

Sorti en 1982, entre « Litan » (Incursion dans le fantastique.) et « A mort l’arbitre » ( Une nouvelle satire sociale.) « Y’a-t-il un français dans la salle » relève de la veine satirique grinçante de Mocky. Il y rencontre pour l’occasion son double littéraire, en l’occurrence Frédéric Dard, auteur du roman dont le film est adapté. Les deux hommes, apparemment amis dans la vie, ne pouvaient que s’entendre, partageant le goût de la langue verte, des minables pathétiques ou dangereux et de l’irrévérence.

Toutefois, si le film ne manque pas d’insolence (Notamment concernant les fantômes de l’Occupation) il est également tendre et -presque- romantique. L’histoire entre le politicien véreux et cette fille à peine sortie de l’adolescence n’est jamais tournée en ridicule, apparaissant ainsi comme une fleur poussant au milieu d’un tas de fumier. Il en va de même quant à la relation perverse nouée entre une femme d’âge mûr et une homme de plusieurs années son cadet qui se termine tragiquement lorsque ladite femme est abandonnée par son amant. Les contrastes sont nombreux, donc, et pas seulement lorsqu’il s’agit pour Mocky d’aborder les relations amoureuses. Le lien entre Victor Lanoux et « l’otage » de son oncle (Jacques Dufilho) n’est pas loin s’en faut lui non plus dépourvu d’ambiguités. Car, pour être dictés par la contrainte, leurs rapports n’excluent pas la connivence, allant parfois…jusqu’au conseil! Ah la scène ou Dufilho incite Lanoux à se teindre les cheveux.
Un très bon Mocky, un de ses meilleurs des années 80, qui prouve que le gros trait peut se mêler à la finesse. Recommandé!
Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…