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Ils ont porté l’uniforme! Deuxième partie.
Alain Delon dans « Les centurions/ Lost command » de Mark Robson (1966)

Alain Delon et Charles Bronson dans « Adieu l’ami » de Jean Herman (1969)

Christian Marquand discutant avec Philippe Kieffer qu’il incarnait dans « Le jour le plus long. The longest day » de Daryl Zanuck (1962) (Et d’autres réalisateus, mais j’ai la flemme de tous les citer, na!)

Et maintenant la trilogie légionnaire de Bébel! Il y avait en effet un amour du képi blanc chez Jean Paul Belmondo. Ici dans « Dragées au poivre » de Jacques Baratier (1963) « Merci pour le petit cadeau »

Avec David Niven dans « Casino royale » de John Huston, Ken Hugues, Joseph Mac Grath et Val Guest (1967) J’espère que je n’ai oublié personne. « Les français sont arrivés!/The french are here! » (Traduction simultanée)

Et enfin dans « Les morfalous » de Henri Verneuil (1984)

Et maintenant, un autre guerrier de l’écran: Maurice Ronet. Ici dans « Les vainqueurs/ The victors » de Carl Foreman (1963)

« Les centurions » Ronet jouait dans cette adaptation du roman homonyme de Jean Lartéguy (Ou figurait également Alain Delon, son frère ennemi.) un personnage fortement inspiré par le général Aussaresses. ( Voir mon article à ce sujet)

« Le dernier saut » de Edouard Luntz (1970) Adaptation de Antoine Blondin.

Et pour fermer la marche Robert Hossein dans « Maldone » de Sergio Gobbi (1969) Pouvez disposer!

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Ils ont porté l’uniforme! Les acteurs au garde à vous dans le cinéma français.
A tout seigneur, tout honneur, Jean Gabin ouvre ce billet, l’homme ne se contenta pas de jouer les soldats, défendant la France contre sa carrière et au péril de sa vie.
Jean Gabin et Annabella dans « La Bandera » de Julien Duviver (1935)

Jean Gabin dans « Gueule d’amour » de Jean Grémillon (1937), après la Légion espagnole, les Spahis.

Pierre Fresnay et Erich Von Stroheim dans « a grande illusion » de Jean Renoir (1938) « Pour un homme du peuple, c’est terrible de mourir à la guerre, mais pour nous les Boeldieu, les Rauffenstein, c’est la bonne solution. »

Robert Hossein et Marina Vlady dans « La nuit des espions » de Robert Hossein (1959). Yves Boisset en était l’assistant réalisateur.

Lino Ventura dans « Un taxi pour Tobrouk » de Henri Verneuil (1961)

Charles Aznavour dans « Le facteur s’en va-t-en guerre » de Claude Bernard Aubert (1966)

Francis Blanche en marin pour rire dans…je ne sais pas quoi!…

…et en Papa Schultz SS dans « Babette s’en va-t-en guerre » de Christian Jaque (1959)

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Littérature et histoire: la comtesse Bathory, Gilles de Rais, contes, légendes et vérités. Preuve par l’image et par l’écrit.
Les monstres fascinent. Inutile de nier. Fictifs, folkloriques, mythiques, légendaires ou bien réels. Ils fascinent. Aujourd’hui, il sera question d’authentiques monstres qui endeuillèrent l’histoire déjà violente du Moyen-âge, gagnant une renommée qui persista bien au-delà de leurs disparition respectives. Erzebeth Bathory, comtesse hongroise qui faisait enlever des jeunes filles afin de se baigner dans leur sang, Gilles de Rais, ancien compagnon de Jeanne D’arc qui ternit sa gloire guerrière en sacrifiant des enfants au cours de rituels sataniques.
Afin de vous épargner un inventaire fastidieux, je me concentrerais sur les oeuvres les plus marquantes inspirée par ces deux sinistres figures. Pour ce faire, j’introduirais cet article par le livre de Valentine Penrose « La comtesse sanglante » (1962) Valentine Penrose (1898-1978), née Boué et épouse du poète Roland Penrose, et d’ailleurs poète elle-même. « La comtesse sanglante » est un essai particulièrement intéressant dans sa démarche puisqu’il met en parallèle les deux personnages susmentionnés, soulignant ce qui les rapproche ainsi que ce qui les sépare. A travers ces portraits croisés, l’auteur dépeint deux époques. Les crimes sont toujours les reflets de leurs temps. Bathory perpétua ses méfaits à la Renaissance, méfaits si choquants qu’elle en fut punie d’une manière pour le moins proportionnée. On la laissa mourir de faim dans un cachot. Cela peut sembler aller de soi, mais il ne faut pas oublier qu’alors les victimes de la comtesse, filles du peuple ne comptaient guère. Fallait-il que les morts soient atroces et nombreuses pour que les autorité de l’époque prissent leur sort en considération. Le cas de Gilles de Rais est sensiblement différent, l’homme ayant joui au départ d’une grande admiration en raison de sa valeur de guerrier (A ce propos, la famille Bathory avait donné elle aussi des hommes de guerre vaillants mais n’avait pas les faveurs de la population, tant ils étaient cruels et dégénérés.) Sa chute n’en fut que plus brutale, car ses actes cumulaient l’atrocité et la blasphème induit par les cérémonies occultes auxquelles se livrait le chevalier. Toutefois, parce qu’il avait un passé glorieux et parce qu’il s’était repenti, l’opinion lui pardonna.

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Outre cette étude, la comtesse avait déjà fait l’objet des attentions de la littérature avec « La comtesse rouge » du célèbre Sacher-Masoch qui n’en finissait pas de se consacrer aux femmes cruelles dans son style assommant. Heureusement, la bande dessinée sut faire quelque chose de son pensum via le tandem J.M Lo Duca/ Georges Pichard en 1980.
Le cinéma s’en empara également avec les « Contes immoraux » de Walerian Borowcyck (1973), excellent film à sketchs, dont l’un des segments relate cette terrible histoire à la façon très esthétique du cinéaste.



Pour être franc, j’ignore si Gilles de Rais a intéressé le cinéma, mais la littérature lui porta un intérêt particulier et pas par le moindre de nos auteurs: Joris Karl Huysmans avec « Là -bas » (1891) qui décrit les peurs liées aux fins de siècle, ce qui était de circonstance en regard de la date du roman. En l’espèce, la crainte qui accompagne sinon toujours du moins souvent la clôture d’une époque est ici incarnée par l’essor de sectes à caractère satanique et lus largement d’un retour à l’irrationnel. Ce dernier est un contrecoup logique au positivisme et au culte de la raison et de l’industrie qui a caractérisé le XIXè siècle. Et cette résurrection ramène dans son sillage certaines figures obscures du passé, particulièrement Gilles de Rais qui par son parcours tend un miroir aux contradictions de l’époque de Huysmans. Homme de guerre et de raison converti à un mysticisme dévoyé. Les personnages de Huysmans, des érudits qui regardent ces ténèbres avec un mélange de terreur et de fascination.

La figure de Gilles de Rais habite également les romans de science fiction érotique de Philip Jose Farmer « Comme une bête/ The image of the beast » (1967) et « Gare à la bête/Blown » (1968) Il est question dans ces derniers de sectes de vampires extra-terrestres et de mannequins gonflables. Entre autres choses. Et Gilles de Rais dans tout ça? Il semble être l’objet d’un culte et connait une résurrection pour le moins étonnante. En fait, il ne s’agit que de sa tête qui se retrouve au bout d’une espèce de ver de chair interminable. Je vais être franc: je n’ai rien compris à ce diptyque, si toutefois il y a quelque chose à comprendre à ce fatras qui fleure bon la provocation outrancière et, il faut le dire, la bêtise.

Pour finir, le livre le plus surprenant de cette sélection: « Gilles de Rais ou la gueule du loup » de Gilbert Prouteau (1992) Ce dernier se présnete comme une enquête visant à réhabiliter le personnage qui, selon l’auteur, aurait été victime d’une machination. S’il est permis de douter de cette thèse, force est de reconnaître l’érudition de Prouteau (Sur lequel je me pencherais un de ces jours) et l’habileté de sa démonstration. A lire, ne serait-ce que par curiosité!

A bientôt!
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La photo précédente était un canular, façon pour moi de célébrer le 1er avril. Pourquoi, me demanderez vous, le faire dix jours après la date? Eh bien, si tel avait été le cas, vous ne m’auriez jamais cru! Quoiqu’il en soit, voici la vraie photo olé olé, la seule, l’unique!

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Les acteurs français dans le fantastique.
Si les monstres vous ont plu, vous adorerez les actrices et acteurs français dans les tenues improbables imposées par leurs rôles dans un genre si peu pratiqué chez nous: le fantastique!
Delphine Seyrig, égérie de « Miser Freedom » de William Klein (1969) ou l’histoire d’un shérif américain mandaté par son gouvernement pour coloniser, pardon protéger la France du communisme. Pour ce faire, il embrigade des locaux, lesquels endossent son uniforme qui n’est ni plus ni moins qu’une tenue de footballeur US. Rufus, Gainsbourg, Jean Claude Drouot s’y collent tandis que Sami Frey apparaît en Christ. Philippe Noiret joue les diables rouges rotonds en « Moujik man », en costume rembourré (Idéal contre les chocs!) et que Montand parade en para, béret rouge intégré pour finir pendu avec autour du cou « Valet fasciste de Mister Freedom » Cohn Bendit se fend également d’un coucou devant la caméra dans cette pochade soixante-huitarde!






Delphine Seyrig encore mais dans le plus sérieux « Les lèves rouges », film belge d’Harry Kumel (1971) ou en mode années 30 elle trouble un jeune couple en vacances dans un hôtel désert les pieds dans l’eau. Elle se révélera vite n’être ni plus ni moins que la comtesse Bathory en personne. Pour la petite histoire, l’actrice qui joue la jeune femme dévoyée par la vampiresse, Danielle Ouimet avait été élue quelques années plus tôt Miss Québec.


« Malpertuis » de Harry Kumel (1972) Kumel encore, qui s’attaque cette fois au roman homonyme de Jean Ray et déguise Mathieu Carrière, Michel Bouquet, Jean Pierre Cassel, ainsi que Sylvie Vartan et Johnny Hallyday pour l’occasion. Ah, la tenue de marin, à la perruque bouclée!


A bientôt!




