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Pimp! Le proxénète noir à coupe afro et costume rutilant, à véhicule customisé et à l’écurie plus ou moins fournie. Le cinéma en donna une image idéalisée via la Blaxploitation, de nombreux musiciens en adoptèrent l’uniforme, les photographes avides d’images vraies s’en régalèrent, l’un d’entre eux devint même écrivain: Robert Beck, plus connu sous le nom de plume (De guerre?) de Iceberg Slim.
Mais trêve de discours, embarquons pour un voyage dans les années 1970 pour y découvrir une réalité sordide, magnifiée par l’écran ou prise sur le vif qui n’en finit pas de fasciner. L’attrait du mal…
« Sliky » proxénète rendu célèbre par le livre « Gentleman of leisure » de Bob Adelman et Susan Hall. Les auteurs ont suivi pendant un an leur sujet d’observation lors de ses activités….commerciales. Beau chapeau. Vous l’avez acheté ou?

Max Julien et Carol Speed, le proxénète et sa protégée dans « The mack » de Michael Campus.

Ron O’Neal et Sheila Frazier dans « Superfly » de Gordon Parks Jr. Faux ami ici, car O’Neal ne joue pas un marlou mais un dealer. Il y en a un autre dans cette liste.


Isaac Hayes en bonne compagnie dans « Truck Turner » de Jonathan Kaplan. Contrairement aux apparences, Hayes (Le « Black Moses » de la musique noire, il ne faut pas l »oublier!) ne joue pas un frère de « Messieurs les hommes » ainsi qu’on nommait les soutenuers autrefois mais un chasseur de primes, détective privé..euh, enfin un mec qui en a dans le falzar. La tenue était contagieuse.

Robert Beck alias Iceberg Slim, souteneur devenu auteur qui devait on sobriquet à sa contenance qui confinait à la froideur.

Et revoilà Rudy Ray Moore incarnant son personnage fétiche « Dolemite »

Max Julien dans « The mack »

Dick Anthony Williams en Joe Creole dans « L’exécuteur noir/ Slaughter’s big rip off » de Gordon Douglas (1973)

Photo Leland Bobbé.

Catalogue.

Photo Leland Bobbé.


Photo Leland Bobbé.


Photo Leland Bobbé.

Le guitariste Johnny Guitar Watson, en grande tenue.

Je laisserais le dernier mot aux dames et plus précisément leur porte-parole Nichelle Nichols qui secoue apparemment les puces à ses filles dans « Truck Turner »

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Le chapitre des chapeaux. Troisième partie.
Et maintenant, comme prévu, honneur aux dames et à l’érotisme du chapeau. Casque militaire en clin d’oeil à Patton et capeline pour Linda Lovelace, star de « Gorge profonde », turban pudique ou indécent pour Sylvia Bourdon, capeline pour la mystérieuse Caruska,Fedora pour un modèle anonyme qui prend son pied au propre comme au figuré pour Elmer Batters, photographe révéré par les amoureux du pied féminin, chapeau texan à grande couronne pour l’étoile filante du porno US, Bambi Woods. Enfin, couvre-chef indéterminé pour un autre modèle de Batters, laquelle avait un nom, Caruska et qui clôt cette série. Celle-là avait un nom et mais aussi une histoire. Elle fut remarquée en 1996 par l’artiste lors d’une compétition dont elle avait été excue en raison de son poids. Elle n’était pourtant pas si lourde, et bien loin des horreurs de la body positivité qui empoisonne notre époque.Allez y, petits fripons, n’en perdez surtout pas une miette, sans fausse honte!







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Le chapitre des chapeaux, deuxième partie.
Et les années 80, alors? Suite à mon opus sur les galurins, j’ai décidé d’y ajouter deux compléments. Le premier sur l’esthétique chapelière dans les années 80, via le cinéma. Le second, et honneur aux dames, sera consacré à l’érotisme du chapeau!
Les années 80…qu’en dire? Première décennie post-moderne, gavée de références et perfusées par les revivalismes les plus divers. Cela se ressentit dans la mode, la musique et, bien entendu, le cinéma. Voici un échantillon des films, reconstitutions ou contemporains dont les héros arborent cet accessoire.
Fredric Forrest prêtant ses traits au célèbre romancier Dashiell Hammet dans le fort justement titré « Hammet » de Wim Wenders (1981) Ce fut son seul premier rôle.

Michel Serrault, honnête commerçant et tueur implacable dans « Les fantômes du chapelier » de Claude Chabrol (1982) Un film de circonstance en regard du thème de l’article.




Noodles, à trois âges de sa vie, triste héros de « Il était une fois en Amérique/ Once upon a time in America/ C’era una volta in america » de Sergio Leone (1984) qui donna à Robert de Niro l’un de ses plus beaux rôles.



James Woods, ami et Judas de Robert de Niro dans « Il était une fois en Amérique »

Mickey Rourke dans les ombres de « L’année du dragon/Year of the dragon » de Michael Cimino (1985)

Jean Pierre Mocky, armé, dangereux et fou dans « La machine à découdre » de….Jean Pierre Mocky (1986)

Et maintenant, un bonus: Hector Elizondo dans la sombre histoire de camés « Born to win/ Né pour vaincre » (1971) de Ivan Passer!

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Le chapitre des chapeaux.
Les couvre-chefs (Dont votre serviteur est un adepte fervent!) passèrent de mode lors de la seconde moitié du XXè siècle. Sans pour autant disparaître. Durant les années 70, quelques inconditionnels se révélèrent. Le cinéma s’en fit le reflet. Florilège.
Jean Pierre Mocky dans « Solo » de…Jean Pierre Mocky (1970)

Montand Bourvil, Volonte du « Cercle rouge » de Melville (1970) Tous au galurin!




Michel Bouquet, Bernard Fresson dans « Un condé » de Yves Boisset (1970)


Robert Hossein dans « Le casse » de Henri Verneuil (1971)

Ron O’Neal dans « Superfy » de Gordon Parks jr (1972) et Fred Williamson dans « Black Caesar/ Le parrain de Harlem » de Larry Cohen (1973) Les héros de la Baxploitation ne dédaignaient pas non plus le chapeau, imitant leurs modèles dans la vie réelle, macs ou dealers.


« Serpico » de Sidney Lumet (1973) Pacino en flic intègres face à ses collègues corrompus qui copinent avec le camp opposé.

F.Murray Abraham, un des « ripou » de « Serpico »


Alain Delon dans « Monsieur Klein » de Joseph Losey (1976) Une des nombreuses évocations de l’occupation. Les années noires et celles des têtes couvertes!

Peter Falk dans « Un cadavre au dessert/ Murder by death » (1976) de Robert Moore.

Francisco Rabal dans « Le convoi de la peur/ Sorcerer » de William Friedkin.

Roy Scheider et des complices dans « Le convoi de la peur »

Peter Falk en bonne compagnie dans « Le privé de ces dames » de Robert Moore (1978) parodie des films noirs de la grande époque.

Robert Sacchi, sosie de Humphrey Bogart dans « Détective comme Bogart/ The man with Bogart’s face » de Robert Day (1980) Parodie là encore mais qui mérite qu’on s’y attarde. A la différence du « Privé de ces dames », le film ne reconstitue pas les années 1940, à l’exception des costumes et des moeurs des personnages. En dehors de cela, les voitures et l’environnement demeure celui de 1980, année de production du film. L’histoire est elle aussi singulière, avec son privé devenu sosie du célèbre acteur et qui incarne un de ces détectives que Bogart joua si souvent, mène une enquête dans le style de Raymond Chandler et laisse au spectateur un doute: s’agit-il de la réalité ou du rêve d’un mythomane? Une curiosité à redécouvrir. Pour l’anecdote, Sacchi ne capitalisa pas tant que cela sur sa ressemblance (Il apparut en effet ailleurs sans mettre en avant son physique, notamment dans le curieux polar érotique franco-italien « Maison de rendez-vous ») et s’en amusait, déclarant que comme la plupart des garçons de sa génération, il aurait préféré ressembler à Gregory Peck.

Tout cela pour dire que le passé habite tout ces films évoqués. Contemporains qui usent d’un accessoire d’un temps révolu, ou d’époque qui marquent l’intérêt des artistes comme du public pour un âge d’or.
A bientôt!
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C’est dimanche, c’est Rock’n’Roll.
Aujourd’hui: les chanteurs à turbans.
Le Rock’n’Roll, c’est évident, a favorisé l’excentricité (Et cela ne s’est pas arrangé quand le Rock s’est privé du Roll, mais passons!) L’excentricité, ar définition, ne concernant qu’une minorité, le turban n’a pas été largement adopté dans les fifties. Toutefois, comme il est souvent intéressant de voir du côté des raretés, en voici quelques porteurs, sous le patronage du grand Screamin’ Jay Hawkins!

Del Saint, lequel cachait une abondante toison sous son couvre-chef. Signé avec son groupe the devils par le label de Blues Chess quand celui-ci décida de verser dans le Rock’n’Roll.

Louis Jordan, pionnier de notre musique préférée. Let the good times roll!, Louis!

Rudy Ray Moore, chanteur à turban avant qu’il ne trouve la voie du succès dans le comique de scène obscène et la Blaxploitation. Cela ne l’aida guère dans sa carrière de chanteur.


Lynn Hope, saxophoniste de Rhythm and Blues.

Les bien nommés Turbans, une façon de se distinguer dans la masse des groupes de Doo wop?

Chuck Willis, créateur de « It’s too late »

Barrence Whitfield, l’un des rares chanteur noir à s’être référé à période fifties de la musique afro-américaine dans les années 80.

Et notre invité d’honneur:

Sam the Sham and the Pharahos.
D’accord, ce ne sont pas les fifties mais, cela reste du Rock’n’Roll en dépit de l’époque. Preuve en est la reprise de « Wooly bully » par Au bonheur des dames et celle de « Little red riding hood » par the Meteors!
Un tel turban ne se refuse pas!
A bientôt!




