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Spécial passoires!
Afin de prouver que je sais ou je pêche mes si belles images, voici les titres des films dont sont extraites les photos ci-dessous: « L’homme sans visage » « Wonder women » et « Les clones de Bruce Lee »



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L’espace, encore et toujours….
Il aurait été injuste d’omettre dans cette série les noms de deux musiciens véritablement fanatiques des étoiles, quitte à les rejoindre prématurément. Tout d’abord, l’anglais Joe Meek et ensuite l’américain Herman Sonny Blout, plus connu sous son nom de scène de Sun Ra.
Joe Meek…un producteur qui ne dit sans doute pus grand chose aujourd’hui mais qui fut le roi de la Pop avant l’arrivée des Beatles. Compositeur peu prolifique et musicien limité, Meek se rattrapait par la création d’un son qui ne ressemblait à aucun autre et lui était inspiré par ses rêveries ou se bousculaient les spectres (Il adorait visiter les cimétières) dont celui de Buddy Holly, son idole, et surtout les fusées et les planètes lointaines dont il était persuadé qu’elles étaient habitées. Il obtint d’ailleurs un succès gigantesque avec « Telstar »interprété par un groupe de son écurie Heinz and the tornadoes.
Il n’est donc pas étonnant qu’en 1960, Meek décida de créer de toutes pièces un groupe destiné à donner vie à ses fantasmes: »Rod Freeman and his blue men » pour jouer « I hear a new world » mélangeant électronique, ambiance spatiale avec une Pop plus traditionnelle.Hélas, trop audacieux pour son temps -la musique électroniqueétait alors confinée dans les marges de ‘avant-garde- l’album ne put sortir, la maison de disque limitant la sortie de l’enregistrement à un double 45 tours. La version complète ne parut qu’en 1991.



Venons en maintenant à Sun Ra, lequel débuta à mi-chemin de l’Exotica et du Be Bop avant d’évoluer vers une musique beaucoup plus expérimentale et, parfois, hermétique. Ce qui ne l’empêcha pas d’exercer une influence sur certains musiciens de Rock tel le MC5 ou encore les Stooges. Ceci étant, outre l’aspect purement musical, Sun Ra se distingua par un discours proche de Gilbert Bourdin et de Maître Gims mélangeant pyramides, extra-terrestres et Afrocentrisme. Le tout avec des tenues ad hoc de pharaon pour concert Mayol avec une pointe des frères Bogdanoff. Cela dit, il ne prétendait pas que l’or servait de conducteur électrique.
Cet homme était visionnaire.



A bientôt!
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De la science fiction et de Guy Béart. (Entre autres choses)

A priori, Guy Béart et la science fiction semblent ne pas aller ensemble, cependant, il existe un rapport entre ces deux univers à priori incompatibles. Mais outre ce rapprochement que d’aucuns qualifieront d’incongru, il sera ici plus largement question des rapports entre deux formes d’expression populaires, la musique de variétés ou relevant de la Pop au sens large et la littérature futuriste.
Avant d’en venir à ce qui est la grande attraction de cet article (Vous l’attendez en piaillant, ne niez pas!) il ne serait pas mauvais de rappeler que tout ce qui relève de l’imaginaire et la musique populaire sous ses diverses formes ont entretenu des rapports épisodiques mais souvent étroits. Les exemples ne manquent pas: des films d’épouvante américains des années 50 aux bandes originales truffées de Rock aux pochettes de groupes de Heavy Metal des années 80 se référant aux mondes de la science fiction, de l’horreur ou, plus encore de l’Heroic Fantasy (Sans compter le look de certains musiciens empruntés -et avec quels résultats!- à Conan le barbare)
Toutefois, il n’est pas ici question de recenser toutes ces collusions, ici ce n’est pas l’annuaire, oh, hé, hein, bon! Comme chantait Nino Ferrer. Non, il est question de s’attacher dans les limites de ce modeste billet à des cas particuliers, et donc plus intéressants que la moyenne.
Commençons par un genre de science fiction: l’Uchronie, ou le récit distordu d’événements réels sur le mode du « Et si… » Par exemple: « Si Hitler avait gagné a guerre? » « Si l’Amérique n’avait pas été découverte? » « Si Bilal Hassani n’avait pas existé? » Plus sérieusement, et pour revenir au sujet qui nous intéresse, il y eut une biographie imaginaire du King « Elvissey » (En France « L’Elvissée ») qui mélange allègrement Homère, épisodes véritables de la vie d’Elvis et futurisme. Un brin trop fouillis pour être vraiment réussi, le livre n’est néanmoins pas dénué d’intérêt. Mais pas indispensable non plus. Avant d’aller plus loin, il y a une réelle pertinence à avoir titré ce roman « L’Elvissée », les concerts du King s’ouvrant dans les années 70 par « Also sprach Zarathustra » de Johann Strauss, déjà utilisé par Stanley Kubrick pour son film…. « 2001, l’odyssée de l’espace »

C’est le moment de rebondir sur un nouvel épisode de notre série « Biographies imaginaires » ainsi que sur un des points centraux de cet article: « Un chanteur mort » de Michael Moorcock, ou Jimi Hendrix s’avère toujours vivant après l’annonce de sa mort (Non, il n’et pas mort, Elvis non plus, Jim Morrison non plus et Bilal Hassani est toujours vivant.) Il convien de s’attarder un peu sur Moorcock auteur britannique et très prolifique, lui même musicien (Leader du groupe de blues « The deep fix », voir image en haut de page) très proche de la Pop au point de devenir une figure du Swinging London, parolier des énergumènes progressifs à danseuse nue « Hawkwind » et même, plus tardivement, pour les métalleux américains de « Blue oyster cult » Tout cela confirme les liens les entre différentes cultures populaires au Royaume uni, lesquels existaient déjà entre Jazz et science fiction dans les années 50.



Maintenant venons en au dessert avec Guy Béart qui décida en 1977 de consacrer un album à des thèmes futuristes « L’avenir » Parmi les chansons figurant sur ce disque: « Etoiles garde à vous » qui servit de titre français au roman de Robert Heinlein ( Considéré comme le parrain de la science fiction aux USA) « Starship troopers » (Lequel donna lieu plus tard à un film, mais ce n’est pas le propos)



Voilà, c’était le fin mot de l’histoire. Et histoire de prouver que le hasard des traductions et des télescopages produit des résultats étonnants!
A bientôt!
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La musique de l’âge spatial….
Dans quelques mois sera célébré l’alunissage de la mission Appolo. En attendant cette commémoration, quelques exemples en pochettes richement illustrée de la musique qui a précédé l’événement. En effet, outre la littérature, la bande dessinée et le cinéma, l’espace a aussi inspiré les musiciens.
De toutes sortes. Jazz, Exotica ou Rock’n’Roll, nombre d’artistes ont été séduits par l’imagerie spatiale, en particulier ceux qui pratiquaient la « Bachelor pad music », sous genre de l’Exotica, qui pourrait se traduire par « musique de garçonnière » destinée aux cadres lecteurs de Playboy pour accompagner un moment d’intimité en tendre compagnie.
Florilège!











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Ode à Stacia Blake.
La gloire, c’est bien connu, a des sentiers, tantôt tragiques, tantôt incongrus. Tantôt…nus. Ce fut en effet dans le plus simple appareil qu’en 1970 l’artiste irlandaise Stacia Blake accéda à la célébrité. Et accessoirement à la scène ou se produisait le groupe de Rock progressif Hawkwind (Lequel comptait dans ses rangs le bassiste Lemmy Kilminster, qui connaîtrait à son tour la célébrité en fondant Motorhead, mais ce n’est pas le sujet) Les versions varient quant à cette montée des marches, mais en tout cas, la sympathique et bien pourvue native e l’île verte fit passer de bons moments et laissa d’excellents souvenirs!






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Allons à la campagne….
La campagne, ses paysages bucoliques, propice aux balades, au romantisme et à la rêverie offre un cadre idéal au fantastique. Outre son décor, l’histoire paysanne regorge de contes et légendes propres à inspirer les auteurs, cinéastes et écrivains confondus. De Claude Seignolle à Pierre Pelot, en passant par Lucio Fulci, les champs et les bois avec leurs merveilles comme avec leurs maléfices ont toujours fasciné.
Dans le cadre du cinéma français, il y eut quelques exemples de fantastique paysan. Parmi eux, il y eut « Morgane et ses nymphes » de Bruno Gantillon (1971) et « Les ardentes » de Henri Sala (1973) Lesquels tirent parti de l’environnement ainsi que de la vague érotique qui déferlait lors des années 70. Avec plus ou moins de bonheur.
« Morgane et ses nymphes » narre ‘aventure de deux jeunes citadines en vacances en Auvergne prise au piège le lendemain d’une nuit pluvieuse dans la château de Morgane en personne. Cette dernière leur laisse le choix entre le vie et la jeunesse éternelle au château ou la vieillesse, l’humiliation et la torture dans les caves de celui-ci. Acceptant l’offre, elles découvrent un gynécée de beautés en chemises de nuit de toutes les couleurs de l’arc en ciel et, bien entendu, les amours saphiques (Mais dans leur cas, est-ce une découverte?)

Esthétique, poétique et broque, « Morgane… » met avec brio en valeur les paysages d’Auvergne ainsi que le château de Bort-les-orgues. Mais à côté de ces qualités, le film souffre des défauts propres aux films d’atmosphère: la lenteur et un scénario un peu lâche. Il lui manque la force de « La rose écorchée » de Claude Mulot qui lui est contemporain, ou le délire qui s’empare des meilleurs Rollin, voire de Jess Franco. Toutefois, il a pour lui sa facture soignée et témoigne d’une audace méritoire à elle seule de faire une tentative dans le fantastique, genre si méprisé dans notre pays.

Alfred Baillou dans le rôle de Gurth, le gardien du château. Cet acteur nain connut une triste destinée, terminant ses jours en 1983 dans une maison de retraite pour gens de spectacle.

« Je t’n donnerais de plus doucereux…. »








Contrairement à ce que l’affiche ci-dessous pourrait laisser supposer, il s’agit bien d’un film français mis je n’ai pu trouver que celle-ci destinée au Royaume uni. Cette mise au point faite, que dire des « Ardentes »? Loin de l’esthétisme ésotérique de « Morgane… », la bande d’Henri Sala se situe sur un tout autre terrain, celui du récit post-apocalyptique ou des survivants s’affrontent pour leur survie. Réalisé entre « Terre brûlée » de Cornel Wilde et « Mad Max » de George Miller, il partage avec ceux-ci des grosses cylindrées et des tribus à l’allure extravagante. L’enjeu ici n’est pas l’essence mais l’eau (Idée qui sera reprise dans le sous Mad Max philippin « Stryker » de Cirio H. Santiago) mais aussi une guerre des sexes opposant des amazones aussi lesbiennes que farouches ( Et disons le sanguinaires) à des motards machos guère plus amènes.

Mal filmé, mal joué et mal écrit, « Les ardentes » n’a cependant pas de complexes. Ce qui lui permet de se passer d’explications, notamment quant à la nature de la catastrophe qui a ramené l’humanité au stade primitif. Comment dans ces conditions peut-on encore circuler à moto (Flat twin) qui plus est dans un paysage intact (A ce propos, ça donne vraiment envie de visiter la région Midi-Pyrénées ou les prises de vues ont eu lieu!) Il en va de même pour la haine entre hommes et femmes qui ne semble au demeurant pas empêcher les très nombreuses scènes érotiques qui émaillent l’histoire et, accessoirement, bouchent sans jeu de mots les trous du scénario.

Bon, vous l’aurez compris, « Les ardentes » est un nanar, défauts et qualités compris. Pour les qualités, il y a les moments de délire que tout nanar qui se respecte se doit d’offrir. Avec en prime la charmante Anne Libert, coutumière des productions de cette époque.
Voilà, je vous laisse avec ces deux extravagances sympathiques, témoins d’un temps ou le cinéma battait la campagne, au sens le meilleur!



