Quand les chanteurs composent pour le cinéma, le retour!

« Les coeurs tendres » Chanson du film « Un idiot à Paris » de Serge Korber.





Ci-essous, film porno illustré par une musique de…Laurent Voulzy!




Quand les chanteurs composent pour le cinéma, le retour!

« Les coeurs tendres » Chanson du film « Un idiot à Paris » de Serge Korber.





Ci-essous, film porno illustré par une musique de…Laurent Voulzy!




Littérature française.
Aujourd’hui: « La montagne morte de la vie » de Michel Bernanos. (1967)
Un jeune homme embarqué presque de force sur un galion subit la brutalité de l’équipage mais trouve un allié dans la personne du cuistot, Toine. Ces derniers survivent au naufrage du navire qui conclue une traversée cauchemardesque. Après une longue dérive qui les mène ua bout de leurs forces, les deux hommes parviennent sur ce qui semble être une île ou le ciel est est rouge et ou la seule vie présente est végétale. Et ce n’est que le début de leurs surprises.
Je vais assumer le cliché qui va suivre mais il s’impose. Il est des patronymes lourds à porter, surtout pour le fils d’un écrivain qui ambitionne de suivre les traces de son père. Oui, Michel Bernanos était le fils de Georges, était-ce pour cela qu’il décida de fausser compagnie à ce monde à l’âge de quarante ans par suicide en 1964? Nul ne le sait mais tout le monde a son idée sur la triste question. Je ne vous donnerais pas la mienne, et ce n’est d’ailleurs pas la question. Outre sa fin prématurée, Bernanos cumula les déveines, ses oeuvres n’ayant pour la plupart été publiées qu’à titre posthume. A l’énoncé d’un tel palmarès, il serait le candidat idéal au titre de « Poète maudit » Il écrivait également de la poésie, à ce propos) et susciterait cette sympathie qu’on aime accrocher aux perdants. Parfois à tort.
Aussi, assez parlé de l’homme, qu’en est-il de l’auteur? A en juger par cette « Montagne morte de la vie », l’écrivain s’avère à la hauteur de sa légende car il parvient à passionner avec presque rien. Deux hommes sur un bateau entourés de brutes, puis perdus en un lieu déserté par la vie humaine mais qui n’en est pas moins dangereux. Un style classique, nerveux et envoûtant tout à la fois nous entraîne dans le sillage de ces héros dépassés mais qui ne cèdent jamais à la veulerie tout en ne mentant pas sur leurs faiblesses et leur désarroi face aux dangers constants qui les entourent.
Bien que baigné dans le fantastique (Lequel? Je vous laisse le découvrir!) le récit se révèle très réaliste et crédible, en particulier dans la description des souffrances endurées par les personnages, au point que le lecteur croit les ressentir. C’est la marque d’un talent certain mais également d’un vécu, Bernanos avait en effet mené une vie aventureuse dès l’enfance, suivant son père dans ses différents exils, de Majorque au Brésil avant de prendre son envol en exerçant divers métiers pénibles, notamment dans les plantations d’hévéas du…Brésil.

Michel Bernanos et son père au Brésil dans les années 30.


En bref, un livre et un auteur à découvrir.
A bientôt!
Ciné rock et bandes dessinées, suite et fin. Je ne pouvais conclure cette série sans évoquer Guy Peellaert et son merveilleux « Rock dreams » récapitulatif poétique, parfois ironique de notre musique préférée. Ce sera donc tout pour cette fois, avec quand même un invité surprise en fin d’article!






Maxime Leforestier chantant Buddy Holly? Vraiment?!!

Le plus Rock’n’Roll d’entre tous!

Ciné, Rock et bandes dessinées, suite! Avec Baru et ses copains artistes qui ont choisi d’illustrer chacun un titre Rockabilly (De préférence obscur), le tout accompagné d’un cd contenant les titres en question.














A suivre!
Ciné, Rock et bandes dessinées. Quand les arts populaires s’entrecroisent!
Compilation parue en 1974. L’année du revival Rock’n’Roll.


33 tours paru en 1969, illustré par Jean Giraud, créateur de Blueberry.



Illustration de Margerin pour e mythique label français Rockabilly Big Beat!


Pastiche de Lucky Luke par plusieurs dessinateurs.


Pastiche de Gaston Lagaffe, même chose que pour le Lucky Luke cité plus haut.

Illustration pour un groupe mi-Garage, mi-Bubble gum.

Célèbre pochette de Robert Crumb pour Janis Joplin.

Albums en public pirates des Who, quand d’anciens Mods rencontrent Batman et les EC comics.


Faut-il présenter ces pitres?

A suivre!
Littérature anglaise.
Aujourd’hui: « The damned united/ 44 jours » de David Peace (2006)
Aimez-vous le Football? La question se pose et même s’impose en regard du livre dont il sera question dans cet article qui se situe précisément dans le milieu du ballon rond et a pour personnage principal une figure centrale pour ne pas dire légendaire de ce sport au Royaume uni: Brian Clough. Le roman décrit le passage éclair de Clough en tant que manager sportif du club de Leeds united en 1974, les « 44 jours » du titre français. « 44 jours » désastreux pour cet homme a qui tout avait réussi depuis ses débuts comme joueur jusqu’à sa reconversion en manager. « 44 jours » qui furent une triste parenthèse dans une des carrières les plus brillantes de l’histoire du Football britannique.
Ici, tout est vrai mais tout est passé par le regard de l’auteur David Peace qui met à nu les travers de son héros sans jamais l’humilier, tente d’en cerner les motivations et recrée l’ambiance des années 1970. David Peace est d’ailleurs familier de la relation de faits réels, ainsi que le prouva sa tétralogie du « Red riding quartet » qui le révéla. Vaste chronique criminelle ancrée dans la région natale de Peace, le Yorkshire. Mais si les quatre romans composant cette saga mêlaient fiction et réalité, Peace prit un virage quasi-journalistique avec « GB 84 » compte-rendu de la grève des mineurs qui secoua le Royaume uni en 1984. Il revint a des ouvrages plus fictionnel peu après son installation au Japon, avant de revenir au genre reportage littéraire tendance footballistique avec « Red or dead » ou le récit du président du club des Reds de Liverpool.
Mais revenons à « The damned united » et à la question en introduction de cet article: « Aimez-vous le Football? » A vrai dire, peu importe la réponse. Le doute, l’envie, les regrets voire l’incompréhension devant ses propres choix, bref les thèmes abordés par le roman et appliqués au monde du sport auraient pu l’être dans un tout autre environnement. Dans une toute autre vie. La votre. La mienne. Réussir à le transmettre dans un livre n’est pas rien et est la marque sinon d’un écrivain qui compte puisqu’il parvient à intéresser jusqu’à des lecteurs qui se fichent des crampons.
A lire.



Comme d’habitude, cliquez pour voir la surprise! Le petit oiseau va sortir!


Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…