

Bristol, ou on écrit sur la peau…
Hommage à Les Skuse, figure du tatouage britannique qui établit son échoppe en 1953 à Bristol.















Flamin’ Mamie, ou l’art de courir sans être décoiffée.
Je ne vous apprends rien, l’heure sera bientôt aux Olympiades. Céline Dion, danseurs de patronage et Aya Nakamura se chargeront des distractions, ce qui laisse craindre le pire quant aux athlètes, si ces derniers sont au niveau des amuseurs recrutés pour l’occasion.
Mais le sport spectacle n’est pas nouveau. Il donna même parfois des résultats surprenants comme ce fut le cas avec le « Texas track club » dans les annnées 60 équipe sportive pédestre dirigée par Margaret Ellison que ses athlètes nommaient affectueusement mais dans son dos tout de même « Flamin’ Mamie » en raison de sa choucroute d’un roux flamboyant. Cette entraîneuse (Et par ailleurs secrétaire, elle n’était pas professionnelle) croyait à l’esthétique dans le sport imposant à ses coureuses ces hautes coiffures devenues mythiques. Si l’on peut discuter l’influence de l’art capillaire sur les performances sportives, il faut reconnaître que celui-ci à obtenu l’effet escompté par Flamin’ Mamie: il a permis aux athlètes de se faire remarquer et d’apporter leur pierre à l’édifice.





Avant la marche…
On nous a rebattu les oreilles avec la Marche des fiertés comme le veut l’usage de la saison. Oui, vous savez ce défilé d’emplumés qui se veut une ode à la tolérance et dont les participants n’ont rien de plus pressé que de houspiller (Voire pire!) quiconque dévie de leur ligne. Comme si la laideur et le ridicule de ce carnaval ne suffisait pas. Ah la marche! train aux wagons multiples faucille et gode-ceinture, marteau et digue dentaire, Hayek, Marcuse et Marx. Tout ça pour le même prix. Avec par dessus le marché une vulgarité qui me rappelle la phrase de Nietzsche: « Quand l’esprit descend dans la rue, il devient populace. » Sans compter les doléances.
« Défendons nos droits » « Ensemble on a moins peur » Mais peur de quoi? Depuis 1981, les carcans enserrant les homosexuels ont disparus. Entre l’abrogation du paragraphe 175 (Héritage de l’occupation nazie), le PACS et le mariage pour tous (D’ailleurs fort peu suivi) existe-y-il encore des raisons pour jouer ce rôle de pleureuse institutionnalisée? Soit, il reste bien des gens, pas toujours bien fins il faut le dire, pour y aller de leur rengaine contre ceux qui « en sont ». Et bien entendu les ordures qui tendent des pièges via Internet. Mais autrement? S’allier aux islamistes au nom de l’intersectionnalité et ainsi poser sa propre tête sur le billot. Oui, ça ce serait un risque.
Hélas, une génération inculte et fière de l’être ne s’en rend pas compte. Elle ne connait rien et s’en vante. Elle ne sait donc rien de cette époque ou la différence se portait avec d’autant plus d’élégance qu’elle était bien plus difficile à vivre. Et qu’on ne vienne pas me traiter d’homophobe, de transphobe ou que sais-je encore. Ce serait oublier l’objet de mon premier roman « Le charme secret de Vicky Lynn » Alors vos gueules les mouettes!
Bon, avant de commencer, j’entends déjà les récriminations, les noms d’oiseaux de ceux qui me considèrent comme un indécrottable passéiste en quoi ils ont pour une bonne part raison. Toutefois, afin de surprendre ces derniers, il y aura une personnalité à laquelle ils ne s’attendent sûrement pas.
Comme la transsexualité est dans l’air du temps (Et accessoirement le thème d’un de mes livres) la galerie de portraits qui suit sera centrée sur des personnes transgenres éminentes.
Coccinelle.
Née deux fois, homme d’abord en 1931, transgenre en 1958, Coccinelle resta presque jusqu’au bout sous les feux de la rampe. Depuis ses débuts sur scène à ses innombrables prestations télévisuelles en passant par son éphémère mariage avec le journaliste sportif Francis Paul Bonnet, sa vie fut non un roman mais un spectacle permanent. Protectrice de Bambi (Voir plus bas) et infatigable globe-trotteuse, une légende.

Bambi
Marie Pierre Pruvot, née en Algérie en 1935 sous le nom de Jean Pierre Pruvot. D’abord danseuse, puis professeur de français, détentrice d’une maîtrise sur l’oeuvre de Marcel Proust. Elle publia son autobiographie avant de se consacrer à l’écriture de romans relevant du registre de l’autofiction. Elle défendit également avec ardeur la langue Française dans une série d’articles parus dans « Le Monde » déplorant son déclin.

Maud Marin
Première personne transgenre nommée avocate, Maud Marin connut grandeurs et surtout misères. Contrainte à la prostitution pour raisons financières, elle parvint à s’extraire de ce milieu par sa volonté et grâce au soutien de Simone Veil avant d’entrer dans la lumière suite à la publication de son récit autobiographique « Le saut de l’ange » en 1987, lequel fut un très grand succès de librairie. Hélas, elle perdit ce capital de sympathie suite à la publication de son livre « Pitié pour les victimes ». Elle dénonçait dans cet ouvrage le rôle de l’Algérie dans l’attentat du RER Saint Michel en 1995., ce qui lui valut sa radiation du barreau de Paris. En mal d’appuis, Maud Marin se tourna vers Jean Marie Le Pen et Serge de Beketch qui l’invitait fréquemment sur Radio Courtoisie. Hélas, ces soutiens ne l’aidèrent pas à éviter la misère, l’obligeant à se retirer dans le Lot ou elle vit toujours.
C’est dégueulasse.

Samantha Boulogne
Finissons sur une note un peu plus gaie avec Samantha Boulogne, personnage hautement médiatisé et figure haute en couleurs, prostituée transsexuelle sans complexes et sans revendications sollicitée partout et parfois là ou ne l’attend pas (Comme dans la curieuse série Internet « Raoul, l’homme tranquille » disponible sur YouTube, allez y voir, ça vaut le détour!) Pas la peine d’en dire plus, le personnage est suffisamment connu pour devoir en rajouter! So long Sam!
Samantha Boulogne (Au centre de la photo)

La politique autrefois
Je ne vous apprend rien, le dimanche qui vient sera jour d’élections. Encore une fois, loin de moi l’idée d’étaler mes opinions, ce n’est pas le but de ce blog. Non. Non le but de ce blog est d’évoquer le passé. Et pourquoi pas le passé politique. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la politique apparaît ici. Pour la nostalgie. Pour la mémoire. Dites moi en commentaires ce que les images de ce dossier vous inspire, à titre personnel. Quels souvenirs vous reviennent par le biais de ces photos de presse, incongrues mais souvent connues. Alors, sans plu tarder, allons-y pour cette période qui s’étend de la fin de Pompidou à l’avènement de Mitterrand. D’un Pompidou avant la maladie, à Mitterrand faisant le zouave à Sombrero lors de son voyage au Mexique. El Tonton au Yucatan. Sans oublier Chirac premier ministre titillant Saddam Hussein et puis surtout Giscard, d’abord bien aimé puis hué, Giscard an maillot de bain, Giscard accordéoniste, Giscard hôte des éboueurs maliens, Giscard, Fregoli de L’ élysée.
C’est parti!









Les casquettes de moto. En guise de conclusion.
Puisqu’il faut bien conclure (Comme dirait Jean Claude Duce) je conclurai ce dossier sur quelques images des premiers clubs motocyclistes noirs, les Chosen few et surtout les East Bay Dragons de Oakland, Californie. Si à l’instar de leurs homologues blancs, certains de ces rassemblements revêtaient un caractère criminel, mais pas tous. Dans le cas des East Bay Dragons, leur créateur Tobie Gene Livingston avait d’ailleurs été clair dans ses intentions qui étaient d’occuper les adolescents et, partant, de les éloigner de la délinquance.D’autres tels les Chosen few étaient en revanche clairement versés dans des activités illégales. Il existe par ailleurs une école noire de la moto dont l’exemple le plus connu furent les célèbres engins de « Easy rider » création de Clifford Vaughs. Ce dernier ainsi que ses collaborateurs ne reçurent aucun crédit pour cela.




En bonus, une anecdote concernant le King, sa casquette et sa moto. Par une chaude journée d’été Jerry Lee Lewis, Johnny Cash et Carl Perkins se détendaient au studio Sun entre deux prises quant ils virent par la fenêtre un homme à casquette chevauchant une motocyclette. Ils le prirent d’abord pour un policier quand l’inconnu entre dans le studio. Ce dernier s’avéra être Elvis en personne.


Pour finir, le plus célèbre porteur du casquette du monde. (Je plaisante bien sûr!)

A bientôt!
Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…