Hommage à Roger Lafond (1913-2011) maître d’armes formé au bataillon de Joinville, inventeur Après-Guerre de sa propre méthode que certains nomment méthode Lafond et que lui-même nommait Panache. Cette dernière mélange la Savate et l’usage d’accessoires divers tels le bâton, la canne et le parapluie.
Il enseigna à diverses personnalités allant de Jean Marais à Annie Cordy en passant par le mime Marceau et participa grandement à la célèbre série britannique « Chapeau melon et bottes de cuir » Il continua à partager son savoir jusqu’en 2008, année ou il prit sa retraite.
Sa méthode lui a survécu et influence encore dans le monde entier de nombreux pratiquants d’arts martiaux, toutes disciplines confondues.
Aujourd’hui: « Une nuit à l’assemblée nationale » de Jean Pierre Mocky (1988)
« Mais c’est mon petit homme tout nu! »
L’espace d’une nuit, le Palais Bourbon est la cible des délires de trois marginaux politiques que tout oppose sinon leur rejet du système.
Le triste spectacle que nous ont récemment offert nos politiques m’a donné envie d’évoquer ce film de Jean Pierre Mocky qui traite des tares de nos élus sous l’angle de la satire.
Sorti peu avant la présidentielle de 1988, « Une nuit à l’assemblée nationale » présente trois clowns représentant selon Mocky « Arlette Laguiller, le Comte de Paris et le candidat écolo » Trois idéalistes un brin ridicules qui révèlent cependant les tares de l’institution qu’ils mettent à mal le temps d’une nuit.
L’intelligence du film est de n’épargner personne tant les représentants du système qui font passer leur intérêt avant celui de ceux qui les ont élu, que les contestataire. A voir le personnage de Jacqueline Maillan lesbienne communiste radicale (« Ce soir tu seras ma chose! ») qui se rêve bourgeoise et l’écolo-nudiste joué par Michel Blanc obsédé par la vérité jusqu’au fanatisme, il est clair qu’on ne leur confierait pas les clés. Le royaliste incarné par Jean Poiret est encore celui qui s’en tire le moins mal mais à l’image de ses camarades susmentionnés, il ne peut pas grand chose contre le système. Mais que peuvent-ils? Semer la pagaille et, malgré eux, le rire.
Jean Pierre Mocky faisait partie des rares réalisateurs français à prendre à bras le corps les questions politiques et sociales françaises. Sous l’angle de l’humour, à la différence du cinéma militant ou du, au demeurant très talentueux, Costa-Gavras. De la religion à la sexualité en passant par l’argent, bien des sujets auront été passées au crible dans sa filmographie. « Une nuit à l’assemblée nationale » ajoute une pierre à cet édifice même si cet opus n’est pas le meilleur de son auteur. L’humour est parfois un peu facile, et la dénonciation ne fait pas toujours mouche. Cependant, en dépit de ces réserves, il y a de nombreux moments de franche drôlerie et une réelle pertinence qui hisse la chose au-dessus de l’état de nanar ou certains avaient voulu l’enfermer.
La Pompadour impeccable, le t-shirt et une moue entre le Brando de « L’équipée sauvage » et Elvis. Le dénommé Stud Cole semble sorti tout droit des Fifties. Et pourtant…et pourtant. Son unique album date de 1968. Aussi a-t-il toute sa place dans cette rubrique « Les excentriques du Rock’n’Roll » car de par son allure et sa musique, l’homme se démarquait de tout. Y compris du revivalisme Fifties émergent en cette fin d’années 60. Loin de la parodie du « Cruisin’ with Ruben and the Jets » de Frank Zappa ou de l’hommage plus ou moins déguisé (Les clins d’oeil des Beatles à Chuck Berry du « White album » ou encore Fleetwood Mac se transformant en Rockers le temps d’un 45 tours sous le nom de « Earl Vince and the Valiants) Encore plus loin de Sha Na Na, respectueux mais guère sérieux. Cole pratiquait une fusion entre Rock’n’Roll classique et Garage saupoudré d’une dose de psychédélisme et de textes ésotériques, tel « Burn baby burn » et surtout « The Devil’s comin’ »
Un coup de maître qui tout en revendiquant ses racines Fifties échappait au piège du copié/collé qui demeura sans successeur. Cole, né à Buffalo et Patrick Anthony Tirone, s’évapora dans la nature, ne refaisant parler de lui qu’à sa mort en 1997 à l’âge de 54 ans.
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…