Aujourd’hui: « Live at the Star Club » de Jerry Lee Lewis.
Que n’a-t-on dit sur le concert du Killer au Star Club? La rage mêlée à la dextérité, l’autorité menaçante de l’artiste sur son public, l’un des premiers concerts Rock correctement enregistré qui sonne comme le modèle de tout ceux qui l’ont suivi. Bon. Assez de clichés. Fussent-ils vrais.
Oui, que dire de plus? Que rarement, peut être même jamais, le terme d’énergie n’aura été à ce point gravé sur vinyl. Le Rock c’est d’abord l’énergie. L’énergie, ce n’est pas régler son ampli à 11 ou pondre un cri et lui donner le nom de chanson (Napalm Death, sors de ce corps!) L’énergie, c’est quelque chose que l’on a ou pas. Et dont il faut savoir se servir. Alors, sans effet particulier, avec son piano et son groupe, Jerry Lee la traduisait. Et plus que jamais lors de cette soirée en pleine Prusse, alors que le rocker n’en finissait pas d’encaisser les affres du scandale et de l’insuccès.
Sun records! Une des firmes mythiques de Memphis, son logo doré et sa pléthore d’artistes entrés dans la légende, Elvis, Jerry Lee, the big « O » ou l’homme en noir. Autant de raisons qui valurent au label de Sam Phillips d’être surnommé « L’empire du soleil ». Mais si pour quelques uns la firme fut un tremplin, il en alla tout autrement de beaucoup d’autres qui ne sombrèrent même pas dans l’oubli: ils n’eurent droit qu’à l’indifférence, avec comme lot de consolation une reconnaissance tardive due au Rockabilly revival des années 70/80.
Jimmy Wages fut un de ces malchanceux, et sans doute l’un des plus mal lotis, ses chansons n’ayant été publiées que bien après leur enregistrement….en 1957.
Mais qu’en est-il des titres en question? Une ballade « Heartbreakin’ love » et surtout, surtout deux déflagrations sauvages « Miss Pearl » et plus encore « Take me » (Egalement intitulée « Garden of evil ») ou le chanteur à la fois implorant et furieux supplie une belle de le sorti du « Jardin du mal » autrement dit L’Enfer dont il est prisonnier. Primitif, un brin maladroit mais plein d’un génie instinctif, « Take me » est un classique à ranger aux côtés de « Love me » du Phantom ou de « Please give me something » de Bill Allen. Ce n’était pas le Punk avant le Punk, ni le Métal avant le Métal. C’était déjà le Punk et le Métal!
Jimmy Wages accepta cependant avec sagesse son obscurité, tournant dans les clubs jusqu’en Californie. Il s’éteignit en 1999.
Pour ce qui concerne le thème de cet article, le terme de Rock’n’Roll n’est peut-être pas approprié en cela que le titre dont il est question relève plutôt de la musique Country, en l’occurrence « Big bad John » de Jimmy Dean qui relève bel et bien du Country and Western. Toutefois, il n’est pas complètement déplacé, le Rock’n’Roll et plus spécialement son prédécesseur le Rockabilly, sont issus de la musique traditionnelle américaine. A laquelle certains artistes dans les années 50 ajoutèrent une bonne dose de rythme.
Le titre qui nous occupe aujourd’hui appartient de surcroît à un sous-genre de son genre: le chant parlé (Talk over, en anglais) vecteur idéal pour raconter une histoire comme c’est le cas ici. En l’espèce, celle de Big bad John mineur taciturne au physique de colosse au passé obscur et sans doute violent. Si le mystère demeure quant au héros, ce dernier s’en révèle vraiment un en sauvant ses camarades lors d’un accident dans le puits. Au prix de sa vie. Pour lui rendre hommage, les mineurs survivants laissent une plaque à l’endroit de son décès.
« Big bad John » remporta un grand succès dépassant les frontières des Etats unis jusqu’à connaître une traduction en..Hébreu! Mais avant d’en venir là, le titre fit l’objet d’un détournement par un artiste partagé entre Rock’n’Roll et Country Marvin Rainwater qui transforma « Big bad John » en « Tough top cat » histoire allégorique d’un dur redouté de tous mais succombe finalement aux coups de plus fort que lui. Comme dans le récit tragique du mineur colossal, un dernier hommage est rendu au défunt sous la forme d’un mot laissé dans une poubelle (On dirait une scène des « Affranchis ») ce qui est logique, le « Tough top » du titre désignant en anglais américain le couvercle des poubelles. Si le texte et l’arrangement diffèrent, la mélodie et le rythme sont identiques.
Il n’est pas possible de parler de plagiat ici, mais plutôt d’adaptation, aussi intéressante que le morceau d’origine. Par ailleurs, l’un autant que l’autre rappellent que le chant parlé est aussi vieux que la musique elle-même. Y compris Classique ainsi que le prouvent les oeuvres d’Alban Berg. Un principe auquel d’autres se frotteront plus tard tel Frank Zappa avec son inénarrable « Thing fish » et malheureusement le Rap.
L’homme araignée, Santo et Captain America….mais turcs!
L’homme araignée version turque et….super vilain!
Rick Rojatt, cascadeur canadien et homme de tout les défis, il se tint debout sur un avion en plein vol. Il eut même droit à sa bande dessinée chez Marvel.
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…