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Coup de gueule, oui contre l’antisémitisme grandissant qui sévit ces derniers temps. Aussi, j’ai décidé en réaction de publier cette sélection d’artistes juifs, américains, parfois britanniques et surtout français. Et ce afin de rappeler ce que la France doit à ces derniers. Comme l’écrivait Maurice Barrès, les juifs sont l’un des piliers spirituels de la France. Y compris dans le domaine du divertissement. Alors….assez parlé, regardez!
Jean Pierre Mocky, réalisateur et comédien.

Jean Pierre Melville, réalisateur.

Romain Gary, écrivain. « Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. »

Georges Pérec, écrivain.

Jerry Leiber & Mike Stoller, compositeurs, notamment pour le King.

John Milius, scénariste et réalisateur.

Peter Sellers, acteur.

Serge Gainsbourg, auteur, compositeur, interprète.

g1 002 Phil Spector, producteur musical.

Roger Hanin, réalisateur et comédien.

Film de Claude DE GIVRAY Roger HANIN Tanya Roberts, actrice.

Robert Hossein, comédien et réalisateur.

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Aujourd’hui: « L’Eté rouge de Pékin » de Jean Mabire (1977)
Le récit jour après jour du siège des légations européennes par les Boxeurs et L’armée régulière chinoise en 1900, suite à l’assassinat du consul d’Allemagne.

Auteur de nombreux ouvrages (En particulier sur L’armée allemande et la Deuxième guerre mondiale) ardent défenseur de la Normandie, Jean Mabire s’intéresse ici à un événement depuis longtemps désigné comme étant « Les 55 jours de Pékin » Déjà maints fois abordé, magnifié par le cinéma, ce siège qui opposa plusieurs nations européennes et le Japon aux forces chinoises, avant la délivrance par leurs compatriotes.
Il faut saluer la minutie avec laquelle Mabire rend compte des combats, des angoisses, des souffrances, des morts et – parfois- de la cocasserie de ces journées tragiques telles que les ont vécu ces hommes et ces femmes, soldats, diplomates, ecclésiastiques, infirmières ou médecins. Et cela avec son style coutumier, précis et vivant. De surcroît, il rétablit la vérité quant à la participation des uns et des autres dans ce qui fut ce qu’il faut bien appeler une bataille. Force en l’occurrence aux marins français qui donnèrent beaucoup de sang lors de cette tragédie. Il convient bien sûr de na pas oublier les italiens, les allemands, les austro-hongrois les japonais qui montrèrent également de la vaillance. Sans oublier les britanniques et les américains mais qui étaient moins nombreux.
En bref, un livre instructif et jamais ennuyeux qui pourrait presque se lire comme un roman d’aventures si ce n’était le caractère tragique et surtout véridique des faits relatés.

A lire!
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Erreur sur la personne.
Des Olivensteins. Vrais ou faux.
La confusion des noms entraîne parfois des malentendus tragiques. En voici une et pas des moindres entre un brillant psychiatre et de jeunes freluquets normands, les seconds ayant emprunté son nom au premier. Pour les plus jeunes et pour les amnésiques, il convient de remettre les choses en contexte et se replonger par là même au coeur des années Giscard.
C’était en 1977, et le docteur Olivenstein était alors une personnalité fort médiatique. Pionnier des soins destinés aux toxicomanes, auteur de nombreux livres parmi lesquels « La drogue et la vie » ou encore « Il n’y a pas de drogués heureux » (Voir photo) Souvent invité sur les plateaux télé, il était une sorte d’Abbé Pierre des drogués. Un personnage respectable donc. Dont nul n’aurait imaginé qu’il put devenir un objet de dérision. Et pourtant ce fut le cas.




Parallèlement, à Rouen, un certain Gilles Tandy forme avec trois copains un groupe dans la mouvance Punk qui connaissait son apogée. Il trouve malin de nommer son collectif « Les Olivensteins » avant d’enregistre un 45 tours autoproduit contenant des chansons aux titres annonçant la couleur « Fier de ne rien faire » ou « Pétain Darlan, c’était le bon temps » voire « Patrick Henry est innocent ». Lancés par Patrice Blanc-Francart via son émission « Loup garou » sur France Inter (Ah, le bon de temps de France Inter sans Guillaume Meurice) les joyeux drilles remportent un certain succès, se traduisant par de nombreux concerts et la promesse d’un contrat chez Barclay. Hélas, l’histoire qui commençait si bien fut interrompue par le docteur homonyme qui ne goûtait pas la plaisanterie. Sans compter les pressions des Renseignements généraux. Si on peut plus rigoler. Il en résulta la dissolution du groupe qui eut une reconnaissance tardive à la fin des années 80 en figurant sur la compilation Skydog « Les 30 plus grands succès du Punk »
Pour une fois, je ne dirai pas « A bientôt » mais….


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Le cinéma français.
Aujourd’hui: « Maigret tend un piège » de Jean Delannoy (1958)
Le commissaire Maigret traque un tueur de jeunes femmes qui terrorise Paris. Son enquête le mène sur la piste d’un jeune homme dont la façade cache un lourd secret.

Jean Gabin endosse ici pour la première fois le feutre et le pardessus du célèbre commissaire et comme à son habitude s’empare du rôle avec son talent et son professionnalisme coutumier. Mais qu’en est-il du film lui-même? Un mystère qui n’en n’est pas vraiment un tant la culpabilité du jeune homme interprété par Jean Dessailly est évidente sitôt que Maigret débarque dans son appartement. Mais il en va toujours ainsi chez Simenon, l’important n’est pas tant l’identité du coupable que ses motivations.
Quelles sont-elles? Je ne vous le dirai évidemment pas afin de ne pas gâcher le plaisir de votre découverte éventuelle. Toutefois, et ce pour vous appâter un peu, sachez que si le schéma enquête/ Solution/ Révélation de la psyché de l’assassin ,n’était déjà pas si neuf alors, il est fort bien utilisé par le réalisateur Jean Delannoy, un de ces artisans solides du cinéma français sur lesquels la Nouvelle vague cracherait un peu plus tard. Par ailleurs, il est permis de supposer que Henri Verneuil s’en inspirera pour son chef d’oeuvre « Peur sur la ville »
Le film est très bien servi par son interprétation. Gabin, bien sûr, mais aussi Jean Dessailly dans un rôle ingrat, Annie Girardot débutante prometteuse, quelques bons seconds couteaux, dont, le temps d’une brève scène, l’excellent Daniel Emilfork. Le film offre de surcroît un portrait de la France de l’époque en pleine transformation, se dirigeant vers une civilisation des loisirs.
En bref, à voir!








