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Aujourd’hui: « La valse des pantins/King of comedy » de Martin Scorsese (1982)
Rupert Pupkin, comique raté, harcèle Jerry Langford présentateur vedette afin qu’il puisse passer dans son émission et y jouer ses sketchs. Essuyant refus sur refus, Pupkin décide d’enlever Langford pour parvenir à ses fins.

La gloire. Poursuivie par beaucoup de tout temps, rarement attrapée, toujours désirée. Mais depuis l’apparition du tube cathodique, elle semble bizarrement plus accessible. Plus besoin d’être un conquérant, un gladiateur, un politique ou un artiste. Il suffit de paraître devant l’objectif, et hop!
C’est ce qui arrive à Rupert Pupkin, le « héros » de « La valse des pantins » qui de Charybde en Scylla parvient au sommet de la renommée dont chacun sait grâce à Georges Brassens que les trompettes sont mal embouchées. Sorti en 1982, le film prédisait presque la Téléréalité que nous ne connaissons que trop bien. Presque, car Jerry Lewis avait prédit la chose dans « Le zinzin d’Hollywood » ou un grouillot de studio devenait célèbre malgré lui en semant la panique sur un plateau de tournage. « Il se communique! » affirmait un des producteurs du film devant ce beau désastre. Ce qui prouve qu’avec un peu de chance et un peu de candeur, une série de bourdes peut sembler une oeuvre d’art. Aussi n’est-il peut-être pas un hasard si Scorsese a confié le rôle de Langford, l’idole de Pupkin, à Lewis? Il est permis de le penser.
Quoiqu’il en soit, le film expose son propos avec pertinence, très bien servi en cela par ses acteurs. De Niro en tête, d’ailleurs à l’origine du projet (Ce qui fut également le cas pour « Raging bull ») et qui résonne aujourd’hui de manière particulière dans la carrière du comédien. Le personnage de Pupkin n’est pas sans annoncer celui du comique raté et criminel en devenir de « Joker »…dans lequel joue De Niro, dans un rôle proche de celui de Lewis dans « La valse des pantins », qui plus est!

Désir de célébrité poussé jusqu’à la violence, mépris pour « Ceux qui ne sont rien » (Merci monsieur le président), médiocrité érigée en religion dès lors qu’elle apparaît sous les projecteurs….un grand film, riche à l’esthétique très travaillée des éclairages criards parodiant ceux de la télévision aux costumes – comme toujours chez Scorsese- en particulier les complets acidulés de De Niro qui se placent idéalement dans sa filmographie avec Scorsese entre « New York, New York » et « Casino » Point de superficialité ici, le costume d’un personnage, c’est son armure (Dixit Jean Pierre Melville) et l’expression de ce qu’il est.
On n’oubliera pas la performance de Sandra Bernhard, complice de Pupkin, comique peu connue en France mais révérée aux Etats Unis. Déjantée, atteinte de diarrhée verbale et pleine d’une sensualité inquiétante.

Au final, un grand film méconnu. A redécouvrir!


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Mois d’août, mois anniversaire de la mort du King. Un hommage en images, rien d’original mais du respect.

Qui est cette femme auprèsdu Million dollar quartet?






Elvis détestait ce costume en lamé or conçu par Nudie Cohn.


http://www.rarehistoricalphotos.com A bientôt!
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Suite du dossier consacré à Alain Delon, axée cette fois sur les affiches japonaises des films de l’acteur. Avec une surprise à la fin!







La surprise pour finir. L’affiche des « Aventuriers » de Robert Enrico (1967) et celle de….

…son remake japonais « Yadonashi » (Titre intenational: « The homeless/ Homeless vagabond » de Koichi Saito (1974) avec ken Takakura, Shintaro Katsu et Meiko Kaji. Preuve supplémentaire de l’intérêt de nos amis japonais pour notre pays.

A bientôt!
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Nouvelle rubrique concernant les souvenirs liés à des célébrités.
Aujourd’hui: Alain Delon. Hommage oblige!
Le disque d’Alain Delon, pas le seul. Un des moins connus, publié en 1977.

Les parfums Alain Delon.




Disque des Smiths empruntant une image de « L’insoumis » J’avoue ne pas bien comprendre le lien entre la mort de la reine d’Angleterre et cette photo d’un personnage mourant. A part la mort, bien sûr…

Cette photo d’un jeune Alain Delon fut choisie par Dior pour défendre l’un de ses parfums phares, faute de visages contemporains satisfaisants.

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Une page de publicité un peu particulière puisqu’elle concerne les publicités japonaises d’Alain Delon. Hommage oblige!
A noter: la publicité ci-dessous à la gloire des voitures nippones Mazda a été tournée à…Laon!





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Aujourd’hui: »Simone Barbès ou la vertu » de Marie Claude Treilhou (1979)
La nuit de Simone, ouvreuse dans un cinéma porno, depuis ses dernières heures de service jusqu’à sa rencontre avec un étrange moustachu en passant par son rendez-vous manqué avec sa petite amie dans une boite de nuit pour lesbiennes.
« Simone Barbès ou la vertu », réalisé par une ancienne collaboratrice de Paul Vecchiali (Qui a participé au montage) au sein de l’éphémère collectif « La diagonale » (Par ailleurs impliqué dans la production de « West Indies; les nègres marrons de la liberté » de Med Hondo déjà évoqué ici) relève d’une de ces tentatives de cinéma expérimental comme il y en avait tant au cours des années 70. Pour le meilleur et pour le pire. Ici, il s’agit plutôt du meilleur avec cette tranche de vie d’une marginale dans son environnement quotidien avec ses pittoresque, son tragique et, surtout, ses solitudes. On y trouve des marqueurs d’époque, le cinéma porno, le Punk Rock (Avec l’apparition du groupe 12 degrés 5 dont la chanteuse devint institutrice) et des vestiges d’un temps révolu qui s’accrochent cependant via la chanteuse lesbienne décatie. Il y a les clients tous plus ou moins excentriques du cinéma, la boite de nuit avec son cadre kitsch et l’accoutrement des serveuses. Le tragique, avec le meurtre qui survient au milieu du récit. La solitude, enfin, qui concerne tout le monde. Des clients, des femmes de la boite de nuit et, bien sûr, celle de Simone. Et du moustachu qui la prend en stop. Pour cela, cette troisième partie est la plus importante, car c’est celle qui expose comme un point culminant le propos de la réalisatrice. La solitude (Evidemment!) mais plus encore l’impossibilité d’en sortir. En effet, la complicité entre ces deux inconnus ne durera que le temps d’un trajet en voiture.
Un grand film sur l’isolement en milieu urbain.



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Façade du « Cinévog », temple du porno aujourd’hui disparu. A noter parmi les films programmés « Entrez vite, vite, je mouille » réalisé par Jean Pierre Bouyxou.

A bientôt!



