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Aujourd’hui: Les rockers d’Evreux par Gil Rigoulet, souvenirs de 1982.
Le Rêve Américain en pleine Normandie.

Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 

Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 
Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet 


Rockabilly. Evreux. 1982. © Gil Rigoulet -
Vous vous souvenez des Ninjas?

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Une ode à Dominique Troyes alias Marilyn Jess, déesse du X des années 80.


















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Aujourd’hui: Jesse Garon, le prince du Rock’n’Roll.
Tout homme naît trois fois. Bruno Fumard naquit à La Rochelle en 1962. Il naquit une deuxième fois en 1983 sous le nom de Jesse Garon (D’après celui du frère jumeau mort-né du King) auteur et interprète de « C’est lundi » qui évoquait les débuts du chômage de masse sur un rythme Rockabilly. Un sujet contemporain, une musique déjà vieille de trente ans en ce début d’années 80. Un pied dans le présent, un pied dans le passé.
Cette démarche mêlant actualité et hommage aux anciens ne fut pas propre au rochellais. Thierry Le Coz en était proche avec son deuxième groupe « Casanova ». Néanmoins elle était plus aboutie chez Garon qui soignait davantage la facture pour parvenir à des albums à la fois simples et sophistiqués, très français tout en s’appuyant sur un héritage américain.
Cette complexité qui surprendrait ceux qui voient chez les amateurs du Rock des origines des minus paléolithiques incultes. Mais Jesse Garon ne s’en tint pas là. Mettant en arrêt relatif sa carrière musicale, il étudia la Bible médiévale, devint naturopathe et prédicateur, écrivit des poèmes.
Comme on dit en anglais: « A man for all seasons »!






A bientôt!
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Nouvelle rubrique, histoire de donner un écho à l’article du jour!
Les Vagabonds, groupe de Néo-Rockabilly français de la fin des années 80 qui tirait son nom du film « The Wanderers »…Autrement dit vagabonds en anglais!

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Aujourd’hui: « Les seigneurs/The wanderers » de Philip Kaufman (1979)
New York, quartier du Bronx, 1963. Parmi les nombreuses bandes d’adolescents qui y grouillent, il y a les Wanderers. Le film suit leur quotidien entre lycée, drague, bagarres contre leurs rivaux, et danse, le tout sur la bande son de l’époque. Mais ce temps de l’insouciance va toucher à sa fin et les membres des Wanderers, comme ceux de leurs homologues, vont devoir entrer dans l’âge adulte, avec les choix et aussi les renoncements que ce passage implique.

Histoire de faire suite à l’article sur « American pie », voici une chronique sur « Les seigneurs », chronique sociale de Philip Kaufman sortie en 1979. A première vue, il s’agit d’un des succédanés de « American graffiti » dont le triomphe planétaire engendra de nombreuses imitations, au pire. Ou au mieux, comme c’est le cas ici, favorisa un intérêt pour la jeunesse pré-hippie. « Les seigneurs » s’inspirent du roman homonyme de Richard Price dont c’était le premier livre. Ce dernier, pareil à de nombre de premières oeuvres, est fortement autobiographique, sincère et…maladroit. Le film de Kaufman en reprend les grandes lignes ainsi que certains détails mais en évite les écueils, à savoir: manque de rythme, un excès de personnages pour un court roman, enjeux un peu flous- ce qui est dommage en regard de ses autres qualités, notamment une peinture vivante d’un monde coloré à jamais disparu.
Dans son adaptation, Kaufman a eu l’intelligence de rendre l’enjeu principal plus net en axant le récit sur deux personnages. D’abord Richie, le chef des Wanderers et ensuite Joey, son second. Mâle alpha, mâle beta, pour user du lexique à la mode (Je n’apprécie guère, mais passons!) Deux perspectives immédiates s’offrent à eux. D’une part l’affrontement contre la bande rivale des Ducky boys, d’autre part dans le cas particulier de Richie, le mariage avec la fille d’ un ponte local de la Mafia (Les garçons de la bande sont de souche italienne NDLR) qu’il a eu la mauvaise idée de mettre enceinte. Richie va d’autant plus souffrir de cette union forcée qu’il va tomber amoureux d’une jeune bourgeoise qui, bien entendu, ne voudra pas de lui. Pour Joey, voir son ami qu’il admirait se laisser contraindre de la sorte lui fera perdre toute estime pour lui et le poussera à prendre son destin en main en quittant New York pour la Californie après le combat final.

L’autre excellente idée de Kaufman fut d’avoir situé le récit dans un contexte historique précis. En l’occurrence 1963 (Soit un an plus tard que dans le roman) une date clé pour les américains puisque c’est celle de l’assassinat de Kennedy et celle ou ledit président soit disant pacifiste signait l’ordre d’envoi supplémentaire de troupes au Vietnam. « Les seigneurs » (Mon Dieu, ce titre français!) n’est certes ni le premier ni le seul à user de ce fait pour appuyer son propos, mais il s’en sert intelligemment. A la façon de Richard Fleischer dans « L’étrangleur de Boston » qui montrait Tony Curtis bouleversé par la mort du président après avoir tué une innocente, Kaufman introduit la mort tragique de JFK pendant une scène de bagarre. A l’annonce du meurtre de JFK, les protagonistes s’arrêtent, presque pétrifiés, conscients que la nouvelle qui vient de tomber concerne quelque chose de plus grand qu’eux. Et constitue l’entrée dans un changement d’époque qui va de pair avec le passage à l’âge adulte des héros. Deux autres scènes le confirment. Celle du recrutement forcé des « Baldies » (Les crânes rasés) dans les Marines et donc de leur départ prochain pour les rizières. Celle ou Richie poursuit son amour maudit jusque dans un bar enfumé de Greenwich Village ou se produit guitare en bandoulière un énergumène frisé. Un certain Zimmerman, je crois?

En bref, un portrait émouvant mais sans complaisance d’un milieu et d’une ère brossé avec talent, en même temps qu’une réflexion sur la fin de la jeunesse, l’histoire collective autant qu’individuelle (Et la façon dont les deux s’entremêlent) le destin et la capacité à prendre en main ce dernier.












En fait de post scriptum, un mot des acteurs qui n’eurent guère de chance. Entre Ken Wahl qui se cantonna très vite à la télévision (« Un flic dans la Mafia) Karen Allen qui s’enterra après « Les aventuriers de l’arche perdu » et enfin Erland Van Lidth De Jeude qui mourut prématurément de maladie. Le film leur aurait-il porté malheur?
A bientôt!



