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Aujourd’hui: Bobby Darin
Bobby Darin. Bobby…un prénom qui résonne parfois sinistrement aux oreilles des amateurs de Rock’n’Roll tant il évoque les heurs sombre de notre musique préférée. Bobby en effet cessa d’être un prénom pour devenir un adjectif substantivé désignant les chanteurs fadasses poussant des romances sirupeuses, candidats idéaux au titre de gendre idéal à disqualifier Michel Drucker lui-même. Et cela parce que beaucoup d’entre eux se prénommaient Bobby. D’ou ce qualificatif peu flatteur de « Bobbies » (Sans rapport avec les policiers de sa Majesté)
Mais qu’en était-il de Bobby Darin, sujet de cet article? Il fut souvent considéré comme un Sinatra adolescent, voire un hybride entre Sinatra et le King, fondant Jazz, Rock’n’Roll et romances dans un tout qui l’élevait au-dessus du panier de crabes mollassons et gominés de l’époque. Excellent vocaliste, compositeur (Il offrit à Buddy Holly son fabuleux « Early in the morning » à mi-chemin entre Rock et Gospel) Merveilleux interprète de classiques tel « Mack the knife » ou encore « La mer » de Charles Trénet. Il fut également acteur, notamment dans le très curieux « Pressure point » (1962, Stanley Kramer) Il opéra un virage psychédélique en 1968 avec « Born Walden Robert Casotto » Devant le peu de succès de l’entreprise, il se dirigea ensuite vers la musique Country, ou il n’eut guère plus de chance. En conséquence, il revint à un répertoire de Crooner avant de nous quitter en 1973, mourant d’un arrêt cardiaque.
Un artiste aux talents multiples qui aurait mérité un meilleur sort. A (re) découvrir.








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Gloria Grahame
Elle fut parfois surnommée la « Sainte Blandine du Film Noir ». Il est vrai que les personnages qu’elle incarnait semblaient aller au devant du plus grand malheur. Amoureuse d’un homme instable – et sans doute meurtrier- dans « Le violent » (« In a lonely place », Nicholas Ray, 1950), au centre de la traque d’un gangster dans « Alibi meurtrier » (« Naked alibi », Jerry Hopper, 1954), « Gun moll » au grand coeur défigurée par un truand dans « Règlements de compte » (« The big heat », Fritz Lang, 1953) Elle enlaça en contrepartie les gloires du genre dont elle était elle-même une figure, passant successivement dans les bras de Sterling Hayden, Humphrey Bogart ou Lee Marvin. Elle était glamour, sensuelle et tragique.
Infiniment plus que Marilyn.
Elle jouait des tragédies antiques sur fond de jungle urbaine à l’écran. Et en vivait dans le monde réel. Obsédée par ses imperfections, elle fut l’une des pionnières du bistouri, lequel s’acharnait à sa demande sur sa lèvre supérieure qu’elle ne trouvait jamais à sa convenance. Elle multipliait les mariages malheureux et se consola avec son beau-fils alors que celui-ci n’avait que douze ans. Elle termina tristement sa carrière, panouillant dans des films d’horreur de Série Z. Une triste histoire. Des films qui demeurent. Une légende aussi.









Fin!







