
-
Aujourd’hui: « Les dès pipés ou les aventures de Miss Fanny Hill » de Pierre Mac Orlan (1929)
L’ascension d’une jeune paysanne normande dans le monde de la prostitution britannique au début du XIXè siècle.

Avatar littéraire… »Les dès pipés ou les aventures de Miss Fanny Hill » est une variation sur un classique mineur de la littérature érotique anglaise « Fanny Hill » datant du XVIIIè siècle. Ce court roman paru en 1929 sous le titre « Les vrais mémoires de Miss Fanny Hill » puis réédité sous le présent titre en 1952, le terme d’avatar convient à ce petit livre en regard de ses tribulations éditoriales et de son caractère même.
Il est aussi pour son auteur une sorte de retour aux sources pour Mac Orlan qui écrivit lors des années de vache enragée quelques érotiques relevant du roman de flagellation. Ici, il n’en n’est guère question, la veine est plus légère en dépit du sordide du milieu pris pour cadre et le ton est assez picaresque. A ce propos, pour être un décalque « Les dés pipés » s’avèrent meilleurs que l’original de Cleland. Le récit y est plus drôle, plus riche et, j’ose le mot, plus coquin! Il est d’ailleurs intéressant de voir à quel point cet opus plutôt fade a inspiré les autres, non seulement Mac Orlan mais aussi la romancière américaine Erica Jong (Avec « Fanny » paru dans les années 70) sans compter les nombreuses adaptations dessinées ou filmiques. Comme quoi, une oeuvre à la limite de l’insignifiance peut devenir une source pour d’autres souvent meilleures….
-
Les perruques, fin.
» A 150, ça décoiffe! »
En guise de conclusion, une pensée pour Bernard Darniche, coureur automobile, futur défenseur des automobilistes (Logique!) et surtout prescripteur des compléments capillaires!



A bientôt!
-
Les perruques, suite.
Si la perruque est le recours des mal pourvus (ou des dépourvus) elle peut être aussi celui des timides qui n’osent pas laisser pousser leurs toisons capillaires ou des impatients pour qui tourner à Absalon prendra toujours trop de temps. Dans des temps reculés peu tolérants quant aux excentricités, il fallait un certain courage pour sortir du lot. Quant les flibustiers de Liverpool aux airs de clercs de notaire partirent à l’abordage des côtes de l’Oncle Sam, les collégiens en mal d’identité trouvèrent là un modèle enviable mais difficile à assumer. Il suffit pour s’en convaincre de voir le film de Robert Zemeckis « I want to hold your hand » (1978) chronique des déboires de jeunes américains décidés à rencontrer leurs idoles les Beatles alors que ceux-ci se produisent aux Etats-unis. Le benjamin de ces joyeux pèlerins souffre d’un père tyrannique qui ne supporte pas que son fils se coiffe en bol à pudding. Le malheureux garçon ne se rend pas compte que dans le film, les marchands de perruque abondent. Même Ed Sullivan le savait, se couvrant la tête d’un peu seyant postiche imitant la coiffure des quatre guignols lors de leur passage dans son émission.

Sans plus tarder, voici un florilège des effets dévastateurs de la Beatlemania.
Alfred Hitchcock

Ed Sullivan

Des amateurs?


-
Nouvelle rubrique consacrée aux curiosités. Pour l’inaugurer, un coup de projecteur sur les perruques!
Ah, la perruque! La fierté retrouvée des démunis, et souvent le paradoxe ultime du camouflage: l’objet qui révèle ce qu’il devrait cacher. Il est vrai que l’accessoire s’il est mal choisi peut s’apparenter à un déguisement, une farce, un gag en soi. Dans la vie ou dans la fiction, il est toujours amusant quoique puéril (Tendance mat’sup, maternelle supérieure) de se rendre compte de la supercherie, voire de l’éventer en public pour maltraiter l’orgueil d’un malheureux qui n’en demandait pas tant. Accorder moi une anecdote personnelle qui concerne une surveillante générale (Je me refuse à employer le terme CPE qui ne veut rien dire) qui m’aimait beaucoup (C’est de l’ironie, j’étais toujours rendu dans son bureau et bien souvent pour rien) portait un postiche. Et pas des plus seyant. Une pièce poivre et sel lustrée qui évoquait davantage l’étal d’un poissonnier qu’une devanture de coiffeur. Tout le monde finit par s’en rendre compte, au point que la dame qui ne brillait pourtant pas par la finesse s’en rendit compte a son tour. Chère Léone (Elle portait ce prénom) ou que vous soyez, je vous souhaite d’y rôtir.
Bon. Revenons au sujet du jour. La moumoute. En voici quelques exemples. A tout seigneur, tout honneur, par admiration et par patriotisme, commençons par celui qui utilisa le postiche avec maestria: Louis de Funès!






On n’oubliera pas ce génie d’Outre-Manche, Peter Sellers!







