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Aujourd’hui: « Le dernier train du Katanga The mercenaries/Dark of the sun » de Jack Cardiff (1968)
Alors que la révolte des Simbas éclate au Congo devenu fraîchement indépendant, des mercenaires menés par un certain Curry doivent escorter une cargaison de diamants ainsi que des civils à travers le pays. Curry doit non seulement affronter les dangers inhérents à sa mission mais aussi manier une unité hétéroclite ou des tempéraments antagonistes sont propices aux conflits internes.


Là, il va être difficile de conclure, comme aurait dit Jean Claude Duce. Que n’a-t-on déjà écrit sur « Le dernier train d Katanga »? Evocation brutale de l’agonie du colonialisme qui la même année enfonçait les portes à peine ouvertes de la violence sur grand écran, la même année que « La horde sauvage » et « La nuit des morts vivants » On a beau savoir que la crise que traversait les grands studios amenaient ces derniers à tout tenter pour se refaire, y compris prendre le train (C’est le cas de le dire!) en marche des excès initiés notamment par le Western italien. Mais il n’empêche, en dépit de cette donnée, le film de Jack Cardiff se montre particulièrement raide pour un film à priori grand public et demeure choquant plus de cinquante ans après sa sortie. Meurtre d’un enfant soldat, viol homosexuel, suicide d’un couple, sans oublier le duel final à la tronçonneuse que j’ai déjà évoqué récemment.
Il s’agit bien de violence spectacle. Mais qui a le mérite de l’honnêteté, nombre de films de guerre se posent des limites, à tort ou à raison, tendant à faire oublier ce qu’implique un conflit. La mort, la férocité (L’enfant tué était en fait un soldat) les dernières extrémités quant on a plus que sa peau – ou sa dignité- à défendre.
Concernant la morale – et je n’ai pas été le seul à l’avoir remarqué- celle qui intervient à la fin du récit au travers des africains qui condamnent la mort sauvage de Heinlein, ancien soldat du Reich, par Curry est ridicule dans un tel contexte.
Bon, comme il faut conclure: un classique, un des meilleurs films traitant des mercenaires et une bonne préparation pour son acteur principal Rod Taylor qui aurait un autre duel spectaculaire deux ans plus tard dans » La loi du talion » ou lui et son adversaire, William Smith, se portèrent vraiment les coups jusqu’à écoper d’un séjour à l’hôpital. Mais ça c’est une autre histoire!






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Aujoud’hui: le siège de WC.
Ce n’est pas Salvador Dali qui me contredirait: il n’est en ce monde de plus grand plaisir que soulager ses intestins. De déféquer. De faire caca. De poser sa pêche. Je ne déclinerais pas davantage, au risque de verser dans la vulgarité. Vous riez, je le sais, vous riez mais vous savez que j’ai raison. Quiconque s’est trouvé dans un désert hygiénique ou les sanisettes ou autres vespasiennes brillaient par leur absence me comprendra.
Toujours est-il que le siège de WC, outre son utilité fondamentale, a parfois suscité un intérêt chez les artistes. Et pas des moindres. Loin de dresser un tableau exhaustif des célébrités qui l’ont utilisé, en voici au moins deux, accouplés avec d’anonymes sièges, deux artistes mythiques, délirants et moustachus! Allez au plaisir!




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Nouvelle rubrique consacrée aux objets du quotidien et leurs représentations ici, là ou ailleurs.
Aujourd’hui: La tronçonneuse.
Ah, la tronçonneuse! Indispensable à certains métiers, elle est devenue iconique grâce au cinéma mais aussi emblématique chez quelques personnalités publiques d’importance. Objet de mort dans « Le dernier train du Katanga » et, bien entendu dans « Massacre à la tronçonneuse » et ses (trop) nombreuses suites. Cela dit, dans ce dernier cas, le porteur de tronçonneuse n’est pas si négatif, le désormais mythique Leatherface est en fait bien dans l’esprit inclusif de notre temps. Maquillé, il abolit les frontières entre les genres et démontre que son engin est à la portée de tous. Preuve en est l’exemple récent de ce monsieur qui, après avoir été refoulé d’une boite de nuit, est revenu à la charge armé d’une tronçonneuse. Cette histoire est vraie. On n’oubliera pas Dennis Hopper vengeant les victimes du premier film avec non une mais deux tronçonneuses dans « Massacre à la tronçonneuse 2 » plaidoyer pour les personnes de petites tailles car son justicier est en effet un cucul rase mottes. On n’oubliera pas non plus le message féministe profond de « Hollywood chainsaw hookers » ou les putes de Hollywood avec des tronçonneuses. Oui très féministe.
Hélas, d’odieux machos dignes des Rod Taylor et Peter Carsten s’en emparèrent. (Les protagonistes du « Dernier train du Katanga » NDLR) Jean Lassalle, le gréviste de la faim à béret du Sud-Ouest ou, pire, le libertarien mystique et agité d’Argentine Javier Milei qui fit de la tronçonneuse l’emblème de sa campagne. Bon. J’espère que Mmes Rousseau et Coffin m’accorderont une turlutte des familles pour avoir écrit autant de conneries en si peu de temps.
Allez bon voyage!






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Georges Pichard, deuxième partie.











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Nouvelle rubrique consacrée aux maîtres de l’illustration, tout domaines confondus!
Aujourd’hui: Georges Pichard.
Voici quelques dessins qui témoignent des évolutions du futur créateur de Paulette!











