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« Bons baisers de Hong Kong » de Yvan Chiffre (1975)
Les services secrets britanniques sont au bord de la crise de nerfs, pensez donc: la Queen en personne ( Elizabeth II, pas Freddy Mercury, il faut rester correct!) a été enlevée! Afin de ne pas ébruiter l’affaire, nos amis d’Outre-Manche font appel à notre SDECE national qui, plus perfides que nature, envoient sur le coup leurs pires agents: les Charlots. Je vous laisse imaginer la suite.

Kung fu, cascades, sosies de Nixon, de la reine d’Angleterre, des Marx brothers et du « Alex » de « Orange mécanique ». Présence d’acteurs familiers de la série des James Bond (Bernard Lee et Lois Maxwell) et même de Clifton James, le shérif redneck de « Vivre et laisser mourir » et « L’homme au pistolet d’or ». Il y a aussi une vraie star du Hollywood classique (Sur le déclin mais quand même!) Mickey Rooney en ravisseur peu ravissant mais fou amoureux de la reine des Angles. Sans compter Léon Zitrone et Louis Seigner. Avec pardessus le marché la mort de 007 en personne. Un fantasme de la célèbre série réalisé par nous, les français. Il y a enfin les Charlots. Cela se passe de commentaires.
Plus qu’un film « Bons baisers de Hong Kong » est un inventaire de références de son époque (Mais pas seulement!) sur le mode de la dérision. C’est plus ou moins drôle mais quand ça l’est, ça l’est! C’est en tout cas généreux et rappelle des temps plus aimables. On peut ajouter que le film fut en un sens prophétique en prédisant la mort de James Bond et son remplacement par le grand n’importe quoi. Ce n’est pas une blague. On a bien parlé d’un James Bond joué par une femme noire. Alors, en matière de connerie, la réalité dépasse souvent la fiction.












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Un double-programme aujourd’hui consacré aux rencontres (Intersectionnalité, quant tu nous tiens!) entre Europe et Asie, et plus précisément dans les cas présentés dans l’article ci-dessous entre l’Allemagne, la France et Hong Kong. Suite à l’intérêt pour l’Asie suscité au début des années 70 par la vogue des Arts Martiaux, nombre de producteurs occidentaux lorgnèrent vers les studios asiatiques afin de leur proposer des tambouilles mêlant des éléments des deux continents.
Première partie.
« Les vierges des mers chaudes/ Karate, Kusse Blonde Katzen » de Ernst Hofbauer et Kuei Ching Hung (1974)
Un groupe de jeunes femmes occidentales enlevées par une bande de pirates chinois sont livrées à un maître qui envisagent de les vendre. Prises en amitié par une deux habitants opposés à la sinistre bande dirigée par le maître, elles reçoivent de ces derniers l’enseignement du Kung Fu, dont elles se serviront de leurs compétences pour se libérer.

« Les vierges des mers chaudes » est un des quelques exemples de collaborations entre l’Allemagne (La R.F.A, à l’époque, il ne faut pas l’oublier, « Y’avait un mur à Berlin, professeur Muller, dixit Jean-Pax Meffret) et Hong Kong, les autres, un peu plus connues et nombreuses étant les films de la série de pseudo-documentaire crapoteux « Shocking Asia ». Ici, le registre est toute autre, un exemple de fortune du pot ou s’ajoutent l’aventure maritime, le Kung Fu, la comédie burlesque et l’érotisme. Si l’humour n’et pas des plus légers (« Kolossal finesse! ») et les anachronismes se ramassent à la pelle au même rythme que chez Prévert. Ah, les bikinis du plus bel effet dans cette histoire censée se passer à l’ère Victorienne!
Je n’en dis pas plus afin de ne pas gâcher le plaisir de votre éventuelle découverte, toutefois j’ajouterais afin de finir de vous mettre en appétit, il y a là une jolie collection de chicots.


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Aujourd’hui, le retour des catcheuses!

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Pour saluer Yan Morvan, immense photographe de presse qui nous a quitté le 20 septembre dernier.
Des photos de l’année 1981, année de l’élection de l’affreux Mitterrand, scène de liesse et d’ivresse avant la gueule de bois.





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Une image de Fanny Bastien, histoire de rester dans le ton années 80 des articles précédents!

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Nouvelle rubrique consacrée à des lieux qui, s’ils n’étaient pas forcément mauvais, présentaient un caractère insolite. D’une manière ou d’une autre. Par honnêteté, je citerais mes sources, en l’occurrence Ange Bastiani, auteur d’un livre portant ce titre.
Aujourd’hui: le Tropicana.
Entre Sunset boulevard et Santa Monica boulevard, il y avait ce club ou d’accortes demoiselles se donnaient la pâtée dans la gadoue pour le plus grand plaisir des spectateurs. Certains parmi ces derniers étaient des célébrités. Pas n’importe lesquelles. Des musiciens de Hair Metal, qu’on appelait encore Heavy Metal, et qui doit ce sobriquet tardif en raison des coiffures bouclées aussi longue qu’une feuille d’impôts et bien souvent trafiquées. Ce que beaucoup de fans, notamment en France, ignoraient, tentant cependant d’imiter leurs idoles avec des résultats parfois étranges. Mais ce n’est pas le sujet. Ici, il ne s’agit pas de grands cheveux mais de torgnoles et de nibards, de bains de boues énergétiques, bref du summum de la culture beauf assumée et pourtant hilarante. Le Tropicana en fut le temple et, tel un improbable club de rencontres, permit le mariage de Vince Neil – musicien de Motley Crue- avec l’une des lutteuses de l’endroit. Belle histoire non?





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Nouvelle rubrique consacrée aux divers arts du spectacle vivant. Attention, pas d’intermittents à bonnet péruvien!
Aujourd’hui: le Catch d’appartement. Parallèlement au Catch classique, se développa une étrange discipline au tournant des années 60: le Catch d’appartement. Ce dernier n’avait en fait que peu avoir avec le sport mais beaucoup avec la photo de charme. Le principe en était simple: photographier des modèles dans des poses de combats suggestives au milieu d’un décor arrangé de manières diverses et variées par le maître des lieux, c’est à dire le photographe. Ces clichés remplissaient les pages des magazines de Catch. Pourquoi? Parce que les catcheuses véritables refusant de paraître nues ou n’étant pas jugées assez photogéniques, ces modèles d’un jour (Bien souvent des hippies prêtes à se déshabiller devant l’objectif pour quelques dollars) faisaient office de produit de remplacement. Pour en savoir pluq, jetez un coup d’oeil au livre de Theo Erhet « Exquisite mayhem »











