Aujourd’hui: La Volvo dans tout ses états.
Pas de modèle en particulier dans le présent billet, mais un passage en revue des diverses voitures de la firme suédoise, sportive, familiale ou autre. Bon voyage dans le temps.







Aujourd’hui: La Volvo dans tout ses états.
Pas de modèle en particulier dans le présent billet, mais un passage en revue des diverses voitures de la firme suédoise, sportive, familiale ou autre. Bon voyage dans le temps.







Aujourd’hui: « L’ombre du grand mur » de Léo Malet (1944)
Crawford, chirurgien new yorkais injustement condamné retrouve la liberté. Seul et désargenté, il est contraint pour subsister de se mettre au service d’un truand. De fil en aiguille, il trouvera le moyen de se venger. Ce qui le ramènera en prison.

« L’ombre du grand mur » appartient à ce que l’on pourrait appeler le Léo Malet première période. Celle des pseudonymes américains, de son premier détective privé Johnny Metal, des romans de cape et d’épée alimentaires. Il fallait bien vivre avant que la lumière fut, autrement Nestor Burma. Mais au milieu de cette production pléthorique et diversement intéressante, il y a quelques textes qui se distinguent par leur qualité démontrant déjà un sens très sûr de l’intrigue et surtout la vraie personnalité de l’auteur, en dépit des camouflages plus ou moins imposés. C’est le cas de « L’ombre du grand mur » à la fois émouvant et d’une grande noirceur qui le rapproche des oeuvres les plus sombres de Malet, la fameuse trilogie noire entamée par « La vie est dégueulasse ». Le grand mur du titre borne la vie du héros puisqu’il l’histoire s’ouvre et ferme sur lui, image de la fatalité. Certes, cela se passe aux Etats unis ou Malet ne posa jamais un orteil, et cela sent la volonté d’appâter le lecteur privé d’Amérique par la censure germano-pétainiste. Qu’importe. En dépit de ses airs de pastiche opportuniste, « L’ombre du grand mur » a un ton très personnel qui fait oublier ces concessions.
A lire? Absolument!
Les années 80 et le Paradis inconnu des moustachus inaudibles, suite.
Après les suisses de Yello, les slovènes de Laibach. Apparus au milieu des années 80 et sortis de Ljubjana dans ce qui était alors la Yougoslavie. (Laibach est d’ailleurs le nom germaique de cette ville, adopté en référence à l’empire Austro-hogrois) Pratiquant une musique mêlant néo-classique, industriel et autres horreurs, ces rejetons du Rideau de fer n’auraient été qu’un énième sous-produit de l’affreuse New wave qui sévissait alors s’ils n’avaient eu ce petit truc en plus qui change tout. Leurs tenues qui n’étaient pas sans évoquer le bruit des heures et les bottes les plus sombres. Non, contrairement aux apparences, ils n’étaient pas adeptes du vote à main levée ni des adhérents de « Nazisme et dialogue » (Merci à Basile de Koch) mais des provocateurs certes fascinés par les totalitarismes. Cela leur valut d’être incompris et le boycott imbécile de Manu Chao. Mais surtout, le groupe se fit remarquer par leur reprise du tube Disco »Life is life » , emmenant la chanson du monde des boites de nuit et des ballons de plage vers un univers écolo-martial fort bien illustré par le clip tourné dans une ambiance champêtre, naturelle, voire naturiste. Et, pour ce qui est de se faire remarquer, je ne parle pas du chapeau indéfinissable du chanteur entre le torchon de Yasser Arafat et la coiffe squipétare.
Par la suite, le groupe continua son chemin alternant reprises croquignolesques de classiques de la Pop (eatles, Rolling stoes) suivant l’exemple des affreux Residents américains (Eux qui osèrent se moquer du Rock’n’Roll, peine de mort immédiate!) et compositions originales. Guère audibles.
Mais au moins nous auront-ils franchement amusé avec leur détournement de « Life is life ». Et des gens qui e…….t Manu Chao ne sauraient être entièrement mauvais!




A bientôt!
Coup de chapeau à Florence Guérin! Ce que les années 80 nous auront donné de mieux!

Les années 80 et le Paradis inconnu des moustachus inaudibles.

C’est à vous les vieux qui constituez une bonne part de mes lecteurs que je m’adresse en particulier. Ceux qui ont connu les années 80 en particulier, qu’ils aient ou non été adolescents alors. Que vous évoque cette décennie? La question fera immanquablement défiler des images marquant cette époque. La coupe Mullet, Mitterrand, Jack « formidable » Lang, Nanard Moquette (Bernard Tapie, pour qui n’aurait pas compris) la New Wave, les synthés, la Mode qui bégayait les années 30, le postmodernisme, etc. Liste non exhaustive.
Ou est-ce que je veux en venir? Au fait que cette période annonçait sous de nombreux aspects la décrépitude que nous connaissons aujourd’hui. La panne de création favorisait le retour de genres oubliés. Surf, Ska, Garage, Rockabilly furent ainsi ressuscités avec plus ou moins de bonheur. Le Punk, déjà cadavre mais qui remuait encore comme l’artilleur de la chanson, enfantait des rejetons pas toujours recommandables, tels les groupes alternatifs français, maternelle ou classe pour neuneus incarnés par les affligeants Bérurier noir ou Ludwig von 88. Il y avait bien par ailleurs le Heavy Metal, bien meilleur que ne le disaient les snobs mais desservi par ses excès capillaires et ses collants que d’aucuns appelaient des pantalons et qui vous donnaient l’air d’un Serge Lifar peinturluré. Il y avait bien l’hybride Psychobilly qui mêlait Punk et Fifties mais qui fut pareil au supplice du pal qui commence si mais qui finit si mal. Il y avait bien Michael Jackson, le dernier à faire de belles mélodies, mais qui s’égara trop vite, ne serait-ce que physiquement. Et puis, il y avait les romances pleurnichardes teintées de moeurs antiques des Smiths au public composé d’étudiantes d’Hypokhâgne, de gays et de sosies de Denis Podalydès.
Par patriotisme, je me tairais quant à la variété française.
Mais ce qui dominait, c’étaient les tchick tchick boums de la New Wave de pâlichons tirant la gueule dont les titres finissaient parfois par illustrer la publicité pour un célèbre établissement bancaire (Non pas de nom, pas de publicité, ah ah!) N’est-ce pas O.M.D? Et The Cure, à qui la décennie dut de voir fleurir dans nos rues des têtes coiffées comme des bananiers anarchiques. « Le n’importe quoi de la pochette évoque souvent le n’importe quoi de la musique. » écrivait François Gorin. Il aurait pu en dire autant du n’importe quoi de la coiffure.
Mais au coeur de cette jungle aux allures de marasme se cachaient dans leurs niches les représentants du fin du fin ou du pire du pire. C’est selon. Les moustachus inaudibles.
En effet, des adeptes de cet ornement pileux (Dont je suis, vous le savez, mais moi je ne fais pas de musique de merde) se crurent forcés de produire des foutages de gueules permis par le développement pour ne pas dire l’invasion des machines. Plus besoin de mélodies ou de compositions, ou d’énergie. seulement la boutique à messieurs Casio et I.B.M. Ce fut le début d’un conte de fées cybernétique qui aurait pu être narré en ces termes: « Il était une fois en Suisse, Dieter Maier, fils de banquier qui fabriquait du chocolat (Est-il permis d’être suisse à ce point?) et Boris Blank qui se rencontrèrent, se plurent tout de suite, se reconnurent, tombant d’accord sur le fait que les bruits n’en n’étaient pas moins de la musique. Ils enquillèrent quelques titre remarqués sans obtenir de réel succès commercial mais réunissant une secte fidèles glandus bien persuadés d’avoir découvert la pierre philosophale de la modernité sonore.
En 1987 cependant, l’improbable arriva. Un tube. Sobrement intitulé « Oh yeah », assemblage de bruitages dont la seule cohérence se résumait à l’interjection du titre, digne pour certains d’un quinquagénaire exprimant son enthousiasme du slip devant le passage d’une mineure. Le titre ne rencontra au départ qu’une audience modeste jusqu’à ce que John Hugues, le roi américain du films pour boutonneux s’en empare pour sa comédie à la gloire de l’école buisssonnière : » La folle journée de Ferris Bueller/ Ferris Bueller’s day off ». Il semblerait par ailleurs que les Simpsons s’en servirent à leur tour.
Toutefois, cette chanson demeura la plus célèbre, notamment parce qu’elle ponctuait les aventures d’un artiste du séchage de cours tête à claques. Certains films ont la musique qu’ils méritent!

Oh yeah, et à suivre!
La Touraine, suite.
Pour conclure ce sujet consacré à la Touraine, voici un produit phare de cette région: les biscottes Bougard!
Crées dans les années 1920 par le boulanger Roger Bougard (C’est pour cela que les paquets portaient la mention « Vente exclusive en boulangerie ») lesdites biscottes connurent rapidement un grand succès et ce au-delà des frontières. Comme pour le chocolat Poulain, on leur adjoignit des buvards ou plutôt des images à collectionner consacrées à des thèmes divers et variés allant des merveilles du monde aux grands hommes. Roger Bougard décéda en 1958, mais la marque lui survécut….jusqu’en 2013. Date de la fermeture définitive de l’usine qui était entre temps devenue la propriété de l’entreprise Pasquier. C’était la fin d’une institution non seulement régionale mais nationale.
Afin de terminer sur une note de gaieté, une anecdote personnelle à l’origine de ma passion pour ce fleuron de la boulangerie française. Cela a un rapport avec mon grand père. Mon grand père était en effet un client régulier de la marque depuis que cette dernière avait lancé une version sans sel de son produit. Une question en entraînant une autre, pourquoi cette passion? Mon grand père ancien capitaine de la Coloniale (« Moi monsieur, j’ai fait la Colo, etc ») se remettait mal de la cure de minceur gratuite que lui avait offert l’Allemagne lors de sa captivité de cinq ans. Le malheureux officier passa ainsi de 120 à 60 kilos, au prix du ravage de ses boyaux. Rendu à la vie civile, il fut pour ainsi dire condamné aux légumes bouillis. Il complétait ses tristes repas par les biscottes susmentionnées. Certes, il s’offrait parfois des extras, allant au restaurant invité ma mère et son fils – mon père- chaque fois que ceux-ci lui rendaient visite. Il s’autorisait alors un gueuleton….qu’il concluait toujours en s’adressant au serveur comme s’il s’était agi de son sous-fifre: » Garçon! Des biscottes Bougard sans sel et des yaourts maigres! »






Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…