Une page de publicité un peu spéciale car elle tire son chapeau aux pompons rouges dans la réclame. C’est nous les gars de la Mariiiiine! (Je peux me permettre, j’ai porté l’uniforme de notre Marine nationale!)





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Aujourd’hui: Helmut Von Panwitz.
Né en Silésie, terre des allemands située en Pologne, il s’engagea très jeune dans l’armée de Prusse lors de la Première guerre mondiale. Il mit après l’Armistice sa carrière militaire entre parenthèses, exerçant la profession de régisseur à la frontièe de l’Ukraine. Puis il revint en Allemagne à la fin de la république de Weimar. Il adhéra au parti nazi, avant de revenir au métier des armes. Un parcours classique qui n’aurait rien pour retenir l’attention si la Première guerre n’avait été suivie d’une seconde. Laquelle permit à Panwitz de se distinguer en enrôlant dans la Wehrmacht des cosaques. Contre l’idéologie du père Adolf tenant les slaves pour » des chiens indignes du plus humble des travailleurs allemands’ Mais ça chauffait pour les tudesques, le sang coulait, les hommes tombaient, il en fallait d’autres pour les remplacer. En pareil cas, on devient moins regardant et on prend tout le monde – ou presque- Enfin, quiconque susceptible de se servir d’un fusil. D’ou le cosmopolitisme des armées du IIIème Reich lors des dernières années du conflit, suscitant les commentaires goguenards de certains, notamment Alphonse Boudard.

Si les troupes étrangères au service de l’Allemagne furent diversement valeureuses, les gardes frontières autrefois alliés à la monarchie russe ne déméritèrent pas. Combattant les Titistes, partisans communistes, en Yougoslavie, les américains en Normandie aux côtés d’autres russes (Ceux de la R.O.A, ou Armée Vlassov, cela fera bientôt l’objet d’un article) présents semble-t-il en Bourgogne et un peu en Bretagne.
Panwitz se montra à la hauteur de ses recrues, les défendant contre Hitler en personne et contre les officiers trop sourcilleux. « Pendant la journée, ça va encore, la troupe manoeuvre assez bien. Mais la nuit ,c’est le campement de Wallenstein! Ils se saoulent, font des exercices de djigitovka (1)fument leurs journaux d’instruction et leur livret militaire! » Dit un jour à Panwitz l’un de ses officiers. A quoi Panwitz répondit « Ce sont des cosaques, voila tout! »
Dans les temps précédant la défaite, les unités cosaques commandées par Panwitz tombèrent sous le contrôle de la SS qui les réorganisa en une seule formation le XVème corps de cavalerie cosaque. Puis ce fut l’effondrement. Si quelques hommes purent s’échapper tel le général Kononov, beaucoup finirent dans les geôles de Staline. Ou pendus. Comme Panwitz qui partagea le sort de ses officiers en 1947.

Aujourd’hui: La voiture du Bled, ou quand Georges Irat, Emile Petit et Panhard créaient la Jeep Française.
Crée dans le sillage de l’immédiat Après-guerre, la voiture du Bled était une concurrente française de la Jeep, dont les semblables pullulaient en Afrique du nord suite au départ des américains. Le spécialiste des voitures de sport et surtout de courses, Georges Irat (Qui avait déjà fait beaucoup pour la firme Panhard) se pencha sur la question -un peu contraint et forcé par le plan Pons qui limitait la construction de véhicules de courses- Aidé par l’ingénieur Emile Petit, il conçut ce véhicule très laid entre le frigo et le caddie de supermarché qui, pour être performant, n’atteignait pas les qualités du modèle américain. Présenté en 1950 au salon automobile chérifien, pourvu d’un modèle amphibie il ne parvint pas à convaincre. Sa production cessa en 1953. Carmba, encore raté!








Aujourd’hui: « Un singe en hiver » de Antoine Blondin (1959)
Pour faire écho à l’article sur le film, voici celui sur…le livre! Eh oui, il le fallait. Je rappelle l’argument du livre à l’attention de ceux qui débarqueraient: Gabriel, un jeune homme se rend dans une station balnéaire normande hors saison (Je n’ai pas dit en hiver!…Ah zut, je l’ai dit!) afin d’y récupérer sa fille qui se trouve dans un pensionnat voisin. Ce qui ne va pas sans poser de problèmes à Gabriel, alcoolique et enclin à semer la pagaille en public, il a le mal commun à tous ses semblables: la honte. C’est justement lors d’un de ses moments d’excitation que Gabriel rencontre Quentin, un homme d’âge mûr, ancien colonial et…ancien alcoolique. Une relation quasi-filiale se noue alors entre eux…

L’alcool est au centre de ce récit, dont la dépendance repose moins sur l’ivresse que sur le rêve. Rêve de Chine, rêve d’Espagne et de corridas, peu importe pourvu qu’on s’échappe de la banalité, symbolisée ici par le décor provincial un peu morne qui sert de cadre au roman. L’autre thème est celui des âges et leurs obligations. Accepter le retrait de la vie pour le vieil homme, accepter la paternité et les responsabilités pour le jeune homme.
Il y a cela et bien d’autres choses dans « Un singe en hiver » qu’il était bien difficile à priori de rendre à l’écran. Aussi faut-il saluer le tour de force de Henri Verneuil quant il s’est agi de donner une vie cinématographique au livre d’Antoine Blondin. Voila. Rien à ajouter sinon que je recommande le livre- si vous ne l’avez pas déjà lu. Et je vous offre en prime l’affiche de l’adaptation théâtrale (Dont j’ai découvert l’existence au gré de mes recherches) avec Fred Testot et Eddy Mitchell!

Célébrons aujourd’hui Sainte Claire D’Assise!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…