Aujourd’hui: Norev ou les reines des petites voitures!
En 1945, les frères Paul, Joseph et Emile Véron qui fabriquaient des montres se lancèrent à l’initiative d’Emile en réponse aux devanciers anglais de Dinky Toys dans la fabrication de voitures miniatures. Novev était l’anagramme du nom des frères « Véron » et signifiait aussi « Nos rêves »
Il fut un étudiant brillant autant qu’agité à l’université de Louvain, un copain d’Hergé auquel il inspira semble-t-il le célèbre Tintin ou le capitaine Haddock, c’est selon. Il fut un politique dans un pays à jamais déchiré, il créa le parti Rex d’abord catholique puis clairement fasciste. Contrairement à d’autres, il ne se paya pas que de mots. Emprisonné en 1940 en vertu de la sécurité intérieure. Il prit ensuite les armes sous uniforme allemand. Wehrmacht puis Waffen SS, persuadé qu’il ressusciterait le royaume de Bourgogne, se rêvant nouveau Charles le téméraire. Tonton Adolf le décora lourdement. Léon se persuada pour cela que le fuhrer l’aurait voulu pour fils.
Il combattit à Tcherkassy, puis quant le feldgrau cessa d’être à la mode, il prit la fuite en Espagne ou il s’installa jusqu’à sa mort. Entre temps, il fit fortune en tant qu’entrepreneur de je ne sais pas bien quoi, écrivit de nombreux livres ou il dressait sa propre statue « La cohue de 40 » ou « Hitler pour mille ans ». Il copina avec Otto (Skorzeny, bien sûr!) et même avec Alain Delon.
De nombreux documents audiovisuels lui furent consacré de son vivant, en particulier « Léon Degrelle: autoportrait d’un fasciste » de Jean Michel Charlier en 1976. Devenu introuvable.
Aujourd’hui: « A couteau tiré/Copkiller/ Corrupt/The order of death » de Roberto Faenza (1983)
Un policier new-yorkais corrompu est suivi par un étrange jeune homme qu’il décide de séquestrer. Parallèlement, un assassin revêtu d’un uniforme de policier et d’une cagoule s’en prend à des représentants de l’ordre.
Voila un film bien singulier. Ne serait-ce que par sa distribution pour le moins internationale: Harvey Keitel, Nicole Garcia et l’ex chanteur des Sex pistols en personne John Lydon alias Johnny Rotten. A cela s’ajoute un réalisateur italien peu connu pour un film de nationalité italienne tourné à New York. Et puis, et surtout, il y a le sujet: jeu du chat et de la souris ou se mêlent séquestration, corruption policière et secrets de famille.
A priori, autant d’éléments disparates ainsi mélangés semblent une mixture improbable et probablement indigeste. En fait, il n’en n’est rien. Original et riche en rebondissements jusqu’à une conclusion inattendue, « Copkiller » est un OVNI au meilleur sens du terme puisqu’il surprend et sort franchement du lot du cinéma italien d’alors perdu dans les imitations de succès du moment (Mad Max, Conan etc). Le metteur en scène tire par ailleurs très bien parti de ses interprètes, dont les origines diverses renforcent le cachet très particulier du métrage. Le charisme de Harvey Keitel (Qui semble répéter son rôle du « Bad lieutenant » qu’il jouera quelques années plus tard) , l’intelligence et la sensibilité de Nicole Garcia, le métier de Leonard Mann, enfin John Lydon qui se révèle un excellent comédien et donne à regretter qu’il n’ait pas poursuivi dans cette voie. Il se met parfaitement dans la peau de ce personnage d’héritier énigmatique à la fois pervers et candide…ou pas!
« Copkiller » ne manque donc pas de qualités. Il a cependant aussi ses défauts. Une mise en scène un peu trop fonctionnelle et parfois, hélas maladroite lors de certaines d’action. Mais le plus grave reste le manque de sens esthétique qui nuisent au film qui aurait mérité plus d’audace. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que John Lydon se rendait compte des limites du metteur en scène, allant jusqu’à le tancer sur le plateau.
En dépit de ses faiblesses, un très bon film qui mérite largement une redécouverte!
Aujourd’hui: Edition spéciale truands qui déraillent, troisième partie. « Scarface » de Brian de Palma (Etats-unis, 1983) « Je suis…comment vous dites?…. Paranoiaque… » L’histoire de Tony Montana, immigré passé des prisons cubaines à l’épluchage d’oignons avant de se retrouver sur le trône de la cocaine dont il ne tardera pas à chuter. Que n’a-t-on écrit et dit sur…