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Aujourd’hui: « Les bérets verts/The green Berets » de John Wayne et Ray Kellogg.
Une unité de parachutistes d’élite américains est chargée de ravir un haut gradé vietcong. Un journaliste pacifiste les suit.
Souvent présenté comme le seul film « Pro-guerre du Vietnam », « Les bérets verts » souffre de cette profession de foi, d’ailleurs revendiquée par on maître d’oeuvre, John Wayne en personne. Soit, les intentions de cette histoire guerrière sont claires et la définissent pour une bonne part. Réalisé donc pour exprimer le point de vue des partisans de la guerre, le film de John Wayne et Ray Kellogg remporta un vif succès mais fut éreinté par la critique qui, aux Etats-unis comme dans de nombreux pays, se situe à gauche, sinon plus. Cette dichotomie entre triomphe public et désastre critique représente bien l’état de l’opinion américaine d’alors: profondément divisé.
D’une part, une jeunesse horrifiée par la guerre qui fait partie d’un monde ancien qu’elle souhaite détruire, au nom d’une nouvelle morale « éclairée ». D’autre part les gens d’âge mûr qui soutiennent la guerre au nom de la liberté menacée selon eux par le communisme et aussi parce qu’ils placent leur pays au-dessus de tout. « My country right or wrong ». Il ne s’agit évidemment pas ici de refaire l’histoire ou même seulement de l’expliquer. Toutefois, il est intéressant de rappeler que si les rues débordaient de manifestants anti-guerre, les salles qui projetaient « Les bérets vert » étaient pleines également de spectateurs sans doute issus de la « Majorité silencieuse » ainsi désignée par Nixon. Si le pays était divisé jusque dans les cinémas, cela tenait à la nature incertaine du conflit. En effet, et ce problème fut pointé du doigt alors que le conflit en était à ses débuts, le pourquoi de tout demeurait incertain. On le sait depuis Clausewitz: pour faire la guerre, il faut savoir la faire, certes, mais aussi savoir pourquoi.
Pour John Wayne, la question ne se posait pas et cela en hérissait plus d’un. Brisons là pour l’aspect politique. Qu’en est-il du film lui-même? Les attaques le concernant ne portaient-elles pas trop souvent sur l’idéologie et pas assez sur les qualités propres de l’opus martial du Duke?
Avant d’être une oeuvre de propagande, « Les bérets verts » sont un film d’action qui respecte le contrat avec son public. Et de ce point de vue c’est une réussite qui de surcroît n’a rien de suranné, se permettant une cruauté inédite dans un John Wayne (Et une dose de cynisme, que l’on retrouvera l’année suivante dans le western « Cent dollars pour un shèriff ») Et puis il y a un plaisir. Un plaisir de cinéphile avec ce festival de « gueules » du cinéma hollywoodien, Raymond St Jacques, Luke Askew, George Takei (Débauché de « Star Trek ») Jack Soo et Aldo Ray. John Wayne savait choisir ses partenaires, dan ce film là peut-être plus que dans d’autres. D’accord, le revirement du journaliste de gauche faux cul joué par David Janssen passe mal et le soleil qui se lève à l’ouest, ça passe mal, mais bon…Et puis il y cette dernière scène ou John Wayne prend sous son aile un jeune vietnamien et s’interroge sur le sens de cette guerre qu’il mène. Après tout, ce n’était peut-être pas si simpliste….

John Wayne et David Janssen

Luke Askew

George Takei

Raymond St Jacques

Aldo Ray

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Le camouflage « tigre » ou « Tiger camo », emblème de la guerre du Vietnam d’abord adopté par les parachutistes, il s’étendit à l’ensemble des troupes américaines lors du conflit.
Navy Seals (Histoire de faire le lien avec l’article précédent)




Le cinéma célébra lui aussi (Forcément!) le motif comme ici par John Wayne dans « Les bérets verts »

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Le jean militaire, emblème des Navy Seals américains lors de la guerre du Vietnam. Pourquoi ce choix? Parce que le jean résistait mieux que la toile des treillis classique!




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Aujourd’hui: Jeff de Wulf.
Le roi du poche des années 1950!





















